TRIBUNE LIBRE
"L’embryon a le droit de jouir de tous les droits humains"
jeudi 12 janvier 2017

L’embryon est-il une personne ? Mérite-t-il tout le respect et tous les droits inhérents à cette qualité ? A ces questions qui taraudent aujourd’hui l’opinion, le neurochirurgien congolais, Dr Evariste Likinda répond avec clarté. En scientifique avéré, le président du Comité national de bioéthique, doublé de Vice-doyen de la Faculté de Médecine de Mbandaka, tâche d’éclairer l’opinion sur le statut qui doit être reconnu à l’embryon humain. Ci-dessous, le condensé de son intervention à la formation sur les droits humains au Centre Oloma.

L’embryon humain n’est autre que l’être humain au stade élémentaire de son développement. C’est le produit de la fécondation sexuée, résultant de la fusion des gamètes male (spermatozoïde) venant du père, et femelle (ovule) venant de la mère. Au début, c’est un œuf, une cellule unique qui, par la suite, va se développer par division et différentiation successives pour devenir un enfant, puis un adulte.
Si, de manière quasi unanime, tout le monde s’accorde qu’il faut respecter la personne humaine, car investie d’une dignité intrinsèque, les points de vue ne semblent pas univoques sur le statut de l’embryon humain, c’est-à-dire l’attitude que l’on devrait afficher à son égard. L’embryon est-il une personne ? Mérite-t-il tout le respect et tous les droits inhérents à cette qualité ? La définition de ce statut moral représente le grand enjeu éthique concernant notamment l’avortement.
On est là devant une question qui touche à la signification de la vie pour les êtres humains et au cœur de la notion même des droits de l’homme. En effet, la notion de personne, de laquelle on part, conditionne la conduite à l’égard de la vie humaine.

UNE ENTITE HUMAINE A PART ENTIERE
La personne est pourvue d’une dimension essentielle qui la distingue radicalement des êtres non personnels, à savoir les facultés d’autoconscience et d’autonomie morale. En fait, elle dispose des capacités psychiques, liées au fonctionnement du cerveau humain dont on ne percevra l’expression chez l’embryon que plus tard.
On sait toutefois avec certitude que, dès le moment où il vient à l’existence, l’embryon est une entité humaine qui contient en elle toutes les potentialités intrinsèques de l’être humain. Toutes les potentialités liées au fonctionnement cérébral, et même de tout l’organisme. Potentialités qui sont déjà contenues dans l’embryon.
Autrement dit, toutes ses facultés de conscience et d’autoconscience sont déjà potentiellement présentes. Elles n’attendent que le temps de se développer pour s’exprimer au moment opportun, pourvu qu’il soit maintenu dans des conditions adéquates, protégé et sa vie sauvegardée.

QUID DES CAPACITES CEREBRALES ?
Lorsque l’on considère les choses à partir de la naissance par exemple, on constate que les capacités de la personne, qu’elles soient cérébrales ou autres, évoluent et même fluctuent avec le temps, tout le long de sa vie, sans que cela ne change le statut moral de la personne.
Si, un nouveau-né, qui n’a pas les capacités cérébrales de l’adulte et ne sait pas encore parler, est considéré comme méritant autant de respect que toutes les autres personnes, pourquoi confinerait-on l’embryon dans des limites spatiotemporelles arbitraires concernant son statut moral ?
Bien plus, même chez l’adulte, ces capacités cérébrales sont inégalement dispensées aux hommes. Devrait-on alors fixer une échelle de valeur où certains humains, plus ou moins performants, seraient plus ou moins personnes que d’autres ?

L’EMBRYON DOIT JOUIR DE TOUS LES DROITS HUMAINS
Comment serait-il possible de parler des droits humains si l’être humain devait être respecté de manière sélective en fonction de certaines limites temporelles ou d’une échelle de valeur, en lieu et place du seul repère consistant en l’appartenance à l’espèce humaine ?
Comment pourrait-on parler de justice si le droit ne peut être garanti à tout le monde de manière équitable, et surtout s’il ne peut protéger, de la tyrannie des plus puissants ou des plus intelligents, les plus faibles et les plus fragiles dont l’embryon est le prototype ?
L’attitude la plus éthiquement cohérente est de considérer que le statut de l’embryon humain n’est autre que celui de l’être humain, avec tout ce que cela implique.
Dr Evariste Likinda

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