MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD
Les pistes des réponses aux préoccupations de l’ONU, l’UE, l’UA et l’OIFsur le blocage du processus !
vendredi 17 février 2017

L’ONU, l’UE, l’UA et l’OIF ont exprimé hier leur très vive préoccupation dans un communiqué lu sur la « BBC » sur le blocage constaté à ce jour dans la mise en œuvre de l‘Accord du centre-interdiocésain signé par les protagonistes le 31 décembre 2016. Pour ces organisations, c’est l’application de ce compromis qui devrait mettre un terme à la crise qui mine la RDC suite à la non-tenue des élections dans les délais constitutionnels.

Elles s’inquiètent des conséquences et demandent aux parties prenantes de se retrouver en toute urgence afin de lever les dernières divergences à la base de l’impasse actuelle. Ces organisations internationales louent le travail abattu par la médiation de l’Eglise catholique et ne comprennent pas l’origine du blocage actuel.
L’ONU, l’UE, l’UA et l’OIF ont pleinement raison. Le blocage est d’ordre irrationnel. Il s’agit d’un problème de mauvaise foi des acteurs politiques qui sont parties prenantes. S’ils étaient de bonne foi, l’Arrangement particulier qui est l’annexe de l’Accord et qui fixe les conditions de son application serait signé dans la même semaine de la signature de l’Accord lui-même.
On se rappelle comment les Evêques ont plusieurs fois fixé des ultimatums aux politiciens négociateurs au-delà desquels ils ne pourraient aller sans cette signature. Ils les ont même menacés d’appliquer leur plan « B » dont ils gardent encore le secret en cas de non-compromis. Le premier compromis a été signé. Le deuxième l’a été au forceps mais adopté par toutes les prenantes à quelque chose comme 95-98%, à les en croire eux mêmes.
Ces 98% de la forme du Protocole additionnel étaient engrangés bien avant la mort d’Etienne Tshisekedi, le chef du « Rassemblement », pièce maîtresse de tout ce processus des négociations avec le camp Kabila. Tshisekedi était même déjà désigné comme Président du Conseil national de suivi de l’Accord et notifié par la médiation.
Il devrait prendre possession du siège de cette Institution d’appui à la démocratie le jeudi qui a précédé le mercredi 1er février, date de son décès en Belgique. Ce qui fait que la base de l’UDPS et plus généralement les sympathisants de l’Opposition exige avant toutes obsèques, la signature de l’Arrangement particulier avec la mise en place du nouveau gouvernement dirigé par le « Rassemblement » comme prévu dans l’Accord du centre-interdiocésain.
C’est aussi le souhait de l’ONU, l’UE et l’UA qui continuent à redouter la survenue des tensions politiques aiguës alors que la signature de l’Accord a créé un climat d’apaisement. Les points qui divisent encore les parties prenantes font penser aux observateurs que les Congolais sont nuls dans l’interprétation des textes qu’eux-mêmes ont élaborés. L’Accord est bien écrit en français.
Les Congolais savent bien lire le français. Dans ce cas, pourquoi, s’insurgent certains observateurs, la MP exige que le « Rassemblement » lui présente un panel de candidats Premiers ministres là où l’Accord dit explicitement que le « Premier ministre est présenté par l’Opposition/ Rassemblement » ? Nulle part, ajoutent-ils, il n’est dit que le « Rassemblement » présente plusieurs candidats Premier ministres comme l’exige la MP qui est à ce jour au chiffre de trois.
En ce qui concerne la répartition de 4 ministères de souveraineté que la MP tient à garder dans son quota, la RDC est entrée dans un régime de transition par la prorogation de fait de la mandature de Joseph Kabila même s’il n’y a aucun acte constitutionnel de la transition.
Dans ce cas, il s’agit d’une gestion commune des affaires de l’Etat entre l’Opposition représentée par le « Rassemblement » et tous ceux qui n’ont pas signé l’accord de la cité de l’UA et la MP avec les signataires de ce compromis politique du 18 octobre. Il s’agit bien d’une querelle inutile, l’ONU et l’UE ont raison de taper du poing sur la table.
Ce qu’avaient déjà fait les Evêques de la médiation mis à rude épreuve, à bout de nerfs par des incompréhensions entre les deux camps en présence. Aujourd’hui, c’est au tour de l’ONU et surtout l’UE, cette dernière qui vient de monter au créneau pour la deuxième fois depuis la semaine dernière. KANDOLO M.

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