POUR UN PROCESSUS ELECTORAL APAISE
La RDC et les USA impliquent la population à travers un projet
jeudi 16 mars 2017

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Alexis Thambwe Mwamba, a procédé, hier mercredi 15 mars au CEPAS, au lancement du projet « Initiative citoyenne de gestion alternative des conflits électoraux ». Financé par l’USAID, ce projet vise à contribuer à la consolidation de la paix et de la démocratie en s’appuyant sur les comités électoraux de paix, une émanation de la base avec comme but l’organisation d’un processus électoral participatif et pacifique.

Le projet « Initiative citoyenne de gestion alternative des conflits électoraux » rentre dans le cadre du programme triennal de l’Agence américaine pour le développement International (USAID) intitulé « Améliorer les droits humains et promouvoir la justice électorale en RDC ». Il est financé par cette agence américaine à hauteur de 120 mille USD et piloté par Freedom House pour la période 2016-2019 dans 6 provinces. Il s’agit du Haut-Katanga, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Kasaï Central, Kasaï Oriental et Kinshasa.
Dans la Capitale, le projet cible 19 sites correspondant à 19 communes. Les membres de chaque site ont mis en place un comité électoral de paix composé de 10 médiateurs. Ce qui porte le nombre de médiateurs électoraux du projet à 190 dans la capitale.
Le ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux a salué le démarrage de ce projet qui va contribuer à la bonne gouvernance de la RDC. « Les contentieux électoraux qui se règlent au sein des communautés constitue une avancée pour la RDC », s’est félicité le patron de la Justice. Les élections ont toujours été source des conflits. « On sent les germes des conflits. Pour éviter ces conflits, nous avons besoin de la société civile », s’est adressé le ministre Alexis Thambwe Mwamba aux membres des organisations présentent à la cérémonie.
Il n’a pas manqué de louer la coopération entre la RDC et les USA, une coopération qu’il a qualifiée de « responsable et positive » qui permet au pays, pour des enjeux aussi importants, de compter sur les USA ».

GARE AUX POLITICIENS A DOUBLE NATIONALITE
Le ministre d’Etat a promis qu’il sera regardant parce qu’il n’y a pas que des contentieux post- électoraux. Il y a bien aussi des contentieux sur des candidatures. « Les officiers du ministère public recevront des injonctions de la part du ministère de la Justice pour s’opposer à toute candidature de tous ceux qui ont perdu la nationalité congolaise. Ils sont nombreux aujourd’hui au sein de nos Institutions. Nous allons appliquer la Constitution dans toutes ses dispositions notamment son article 10 qui dit que quiconque a opté pour une nationalité étrangère n’est plus congolais ».
Le président de la CENI, Corneille Nangaa, a fait une démonstration du caractère très dur que sera la compétition électorale et le contentieux qui en découlera. A ce sujet, il a donné des éléments qui justifient l’importance du projet en termes d’indicateurs ou d’agrégats électoraux en lien avec les contentieux électoraux. « Le projet vient renforcer l’approche juridictionnelle dans le but d’avoir un processus électoral crédible et apaisé », s’est-il exprimé en se frottant les mains.
En termes d’agrégats juridictionnels, la République Démocratique du Congo a 26 provinces, divisées en villes et territoires. Il ya 33 villes (y compris Kinshasa), 145 territoires, 310 communes dont 137 urbaines, 470 secteurs, 264 chefferies, 6095 groupements, 3372 quartiers et 88710 villages.
Pour ce qui est d’agrégats électoraux, le patron de la Centrale électorale a relevé que la RDC est un pays particulier : très riche en culture aussi bien en partis politiques. La RDC compte 537 formations politiques agréées. Au moins une soixantaine en attente d’agrément.
Il a présenté le nombre élevé de candidats enregistrés aux précédentes élections et du nombre encore plus élevé des potentiels candidats aux différents scrutins qui présagent des conflits. C’est ce qui justifie l’importance du projet qui va aider à apaiser les esprits. « Toute élection est un conflit. Sauf que c’est un conflit organisé », a-t-il indiqué.
Le numéro 1 de la CENI a également remercié le Gouvernement de la RDC pour avoir accepté de parrainer ce projet et les USA pour avoir pris l’initiative. Il a indiqué que les menaces pèsent partout dans toutes les provinces. C’est ainsi qu’il a émis le vœu de voir le projet s’étendre dans toutes les provinces du Pays.
C’est dans cette optique que le Directeur de l’USAID/RDC Christophe Tocco a soutenu que le projet va concourir à l’instauration d’une vraie culture de la non-violence et d’un engagement fort des citoyens et dirigeants congolais en faveur de la justice. Le recours à la résolution pacifique des conflits relève des traditions africaines. « Nous connaissons bien tous « l’arbre à palabre », cette référence symbolique renvoie à l’idée de la discussion, du dialogue pour résoudre les différends. L’histoire récente de la RDC démontre à suffisance comment le dialogue permet d’éviter des crises et de trouver des solutions », a déclaré le Directeur de l’USAID/RDC.
Le recours à la résolution alternative de conflits a l’avantage de faire impliquer la communauté afin d’atténuer les tensions et contribuer ainsi à un processus électoral plus apaisé.
Selon l’USAID, une expérience similaire a été expérimentée au Togo lors des élections de 2010. Cela avait permis d’éviter des violences autour des élections.
Les organisations concernées par cette initiative sont d’avis que « le succès d’un tel projet à Kinshasa reste un baromètre indéniable de l’impact du projet sur l’ensemble du pays ». C’est de la sorte qu’elles plaident pour le renforcement du budget et la prolongation dudit projet. Elles sollicitent également l’appui du gouvernement de la RDC, de la CENI et d’autres partenaires techniques et financiers. Et enfin, elles demandent la reconnaissance officielle des experts, à la fois, par le Gouvernement et par la CENI des médiateurs des conflits ainsi l’assurance de garantie de sécurité et des moyens de travail. Dina BUHAKE

La culture de la Pentecôte est le socle du développement socioéconomique
jeudi 21 juin 2018

(Par l’Ev. Colin NZOLANTIMA) « » INTRODUCTION La culture est souvent définie comme la façon de penser, de parler et d’agir d’un peuple. C’est ce (...)
lire la suite
La RDC compte 534.108 réfugiés, fait savoir le HCR
jeudi 21 juin 2018

Le Haut commissariat des Nations-unies pour le réfugié a annoncé, hier mercredi 20 juin, que la RDC compte actuellement 534.108 réfugiés, soit 62.000 (...)
lire la suite
80% de l’exportation du café échappe au contrôle de l’Etat
mardi 19 juin 2018

La mise en place d’un cadre adéquat est essentielle pour booster la filière du café au Sud-Kivu.« La province a produit plus de 5000 tonnes de café. (...)
lire la suite
La Fondation Friedrich Ebert peut désormais fonctionner en RDC
mardi 19 juin 2018

La Fondation Friedrich Ebert (FFE) peut désormais euvrer en RDC. Ce, après la signature de l’Accord-cadre de coopération intervenue hier lundi 18 (...)
lire la suite
La relance du commerce du café et du cacao au coeur d’un Forum à Kinshasa
mardi 19 juin 2018

Le ministre congolais de l’Economie nationale, Joseph Kapika, a lancé les travaux du tout premier forum national sur le café et le cacao. Ces (...)
lire la suite
80% de l’exportation du café échappe au contrôle de l’Etat
lundi 18 juin 2018

La mise en place d’un cadre adéquat est essentielle pour booster la filière du café au Sud-Kivu.« La province a produit plus de 5000 tonnes de café. (...)
lire la suite
FORUM DES AS
editorial

Des limites au régime de faveur

Autant le confesser tout de go. Personne d’équilibré ne trouverait à redire sur le principe d’une prise en charge d’anciens Présidents de la république élus par le Trésor public. Cette pratique existe (...)

lire la suite

Annonces
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting