UNITE NATIONALE, ARRANGEMENT PARTICULIER, ELECTIONS, BUDGET 2017…
L’Appel d’Aubin Minaku
vendredi 17 mars 2017

En cinq ans de présence au perchoir, Aubin Minaku a, naturellement, prononcé quantité de discours. Mais, lorsque la moulinette de l’Histoire passera, il est des speechs qui résisteront au temps et à l’espace. Tels des chefs d’œuvre. L’allocution d’ouverture de la session de mars 2017 ressemble bien à ce verbatim d’anthologie. Anatomie d’un discours dont la résonnance a traversé les travées de l’Hémicycle.

Lorsqu’il a pris la parole du haut du perchoir le mercredi 15 décembre 2017, Aubin Minaku n’ignorait pas que la session dont il donnait le go avait une saveur toute particulière. Elle charrie même dans son contenu un côté iconoclaste. D’abord parce qu’elle survient au terme du mandat constitutionnel stricto sensu de la législature. Ensuite, en raison de l’Accord du 31 décembre qui induit une nouvelle donne politique dont le point d’orgue sera les élections démocratiques dans un climat apaisé. Enfin, par le fait que cette session devra faire des infidélités à sa devancière en se penchant sur le projet de budget 2017.

L’UNITE ET NON LA DIVISION
Autant de paramètres qui appelaient du speaker de la Chambre bien plus qu’un discours protocolaire. 48 heures après le grand oral du Président de l’Assemblée national, les échos au-delà dans les travées de l’Hémicycle et bien au-delà sont ceux d’un discours à la hauteur de la gravité, de la solennité et de la délicatesse de la situation.
De fait, tout au long du discours d’Aubin Minaku ; l’Hémicycle, la Ville et le Pays ont vu alternativement défiler l’élu, le speaker de la Chambre et l’homme d’Etat. Lorsque d’entrée de jeu le Président de l’Assemblée nationale salue la mémoire d’Etienne Tshisekedi, en relevant sa qualité de « grand combattant de la démocratie et ses anciennes fonctions de parlementaire et de Premier ministre, l’assistance et l’opinion saluent l’homme d’Etat Minaku. Pas seulement, cet hommage du second personnage de l’Etat participe aussi de l’exhortation qu’il a adressée à ses pairs députés et par-delà à toute la classe politique. A savoir que tout le monde s’érige en bâtisseur de la paix, de la concorde nationale et non en fossoyeur de l’unité nationale. « Maintenant, plus que jamais auparavant, notre pays a besoin d’unité. Face aux discours divisionnistes portés par certains hommes politiques, nos compatriotes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ont déjà eu à plusieurs reprises à opposer un non catégorique et ferme », rappelle le premier d’entre les députés.

UNE MOISSON SANS PRECEDENT
Alors, Assemblée nationale fin mandat ? Comme tout parlementaire pour qui la Constitution et le règlement intérieur constituent des bréviaires, Aubin Minaku renvoie utilement à l’alinéa 2 de l’article 103 qui dispose : « Le mandat de député national commence à la validation des pouvoirs par l’Assemblée nationale et expire à l’installation de la nouvelle Assemblée ».
Pour autant, sans dresser le bilan de la mandature, le speaker de la Chambre brandit opportunément la moisson en terme de production législative et de contrôle parlementaire. Lorsque l’on aura percé sa modestie, on en arrive à ce constat : Avec 140 lois adoptées et 351 initiatives de contrôle clôturées contre une soixantaine de 2006 à 2011, l’Assemblée nationale de la deuxième législature bat tous les records.

LA VILLE ET LE PAYS SALUENT L’HOMME D’ETAT
Et lorsque Aubin Minaku place l’acte II du mandat sous le signe de la sanction qui n’épargnerait ni chef du Gouvernement, ni ministre, ni gestionnaire d’entreprise…Cela sonne comme ce bon vin que l’on sert à la fin.
On n’est pas pour autant au bout de la découverte du cru 2017. Sans doute un millésime à nul autre pareil. Parce que le même Minaku changeant de registre exhorte les Evêques de la CENCO à faire diligence pour la conclusion de l’Arrangement particulier.
Inutile de relever que l’appel du speaker résonne dans tout le pays. Tant l’épilogue des négociations directes du Centre interdiocésain conditionne la suite du processus électoral.
Lorsqu’il aborde le volet « budget », c’est un Aubin Minaku au fait de l’étiolement du pouvoir d’achat des populations qui interpelle le Gouvernement appelé à stabiliser le cadre macro-économique et à relancer la croissance. Pour autant, le speaker de la Chambre souligne que le redressement du pays est une affaire de tous. L’Assemblée nationale s’engageant à accompagner le Gouvernement dans cette tâche.
Quand on sait que – contexte politique oblige !- le Gouvernement dont question est ou sera piloté par un opposant pur jus, on ne peut que saluer l’esprit républicain et, par-dessus-tout, la fibre patriotique du speaker de la Chambre.
Pas de doute possible. L’opinion ne finira pas de sitôt de parler et de parlementer autour du discours du 15 mars 2017. Un débriefing grandeur nature. José NAWEJ

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