MALGRE SA RESTRUCTURATION
"Rassop" : toujours sans textes !
mardi 21 mars 2017

* L’acte de désignation de Félix Tshisekedi et de Pierre Lumbi se résume à un communiqué de presse signé d’ailleurs par le premier…
* Pourtant, tous les membres le savent : doter une structure de statuts et de règlement intérieur ne nécessite pas une journée…

On sait qu’elle ne le fera pas par souci de préserver les acquis du Dialogue de la Cité de l’Union africaine et ceux de bons offices de la Cenco. Mais la MP - dotée de textes officiels de gestion - est en droit de réclamer de "Rassemblement" les siens, cela au nom de l’Etat de droit dont cette plateforme s’autoproclame le chantre depuis sa création à Genval en juin 2016. Elle pourrait même en faire la condition sine qua non de reprise des négociations pour l’arrangement particulier. Aucun protagoniste interne ou externe sérieux ne soulèvera la moindre protestation. Au contraire, chacun l’aura constaté : une vingtaine de jours après la restructuration à la va-vite opérée le 3 mars 2017, personne ne semble se préoccuper de combler le vide. Reste à savoir si c’est par défi ou par gêne…

Pour l’instant, force est de constater que le nouveau leadership que se veut le tandem "Félix Tshisekedi-Pierre Lumbi" ne semble pas pressé d’ordonner la confection des statuts et du règlement intérieur pour ce regroupement.
Si on peut lui trouver l’excuse de s’être contenté de la forte personnalité d’Etienne Tshisekedi, l’excuse ne peut nullement se justifier plus d’un mois et demi après le décès de ce dernier. Surtout avec les effets collatéraux actuels.
En toute logique, la priorité n’était ni la restructuration, ni la non-restructuration. C’était l’adoption des textes de gestion déterminant les attributions de chacun des organes statutaires retenus, de façon que l’on sache qui fait quoi.
C’est à cette occasion que les attributions du président et du président du Conseil des Sages devaient être fixées et portées à la connaissance du public, notamment aux Institutions de la République (Président de la République, Assemblée nationale, Sénat, Gouvernement et Cours et Tribunaux), aux Organisations politiques (Mp, Front pour le respect de la Constitution, Dynamique, G7, Ar etc.), la Cenco, le corps diplomatique accrédité à Kinshasa et les partenaires extérieurs bilatéraux et multilatéraux).
Or, ce n’est pas ce qui a été fait, si bien qu’à ce jour, le poste de président a tout d’une coquille vide, celui de président du Conseil des Sages d’une coquille pleine. L’image indiquée est celle de l’Exécutif prôné lors de la Conférence nationale souveraine : un Président de la République qui règne et un Premier ministre qui gouverne. Ainsi, Félix Tshisekedi règne, Pierre Lumbi gouverne…

LA PLATEFORME N’A PAS ATTEINT SES OBJECTIFS
La crise surgie au sein de " Rassemblement " a délié les langues. Des interventions enregistrées, la plus édifiante est celle ayant révélé les vrais buts de cette plateforme. Primo, faire respecter la Constitution, secundo obtenir l’alternance politique le 19 décembre 2016 à minuit avec le départ à tout prix de Joseph Kabila.
Lorsque "Rassemblement" soutient maintenant la thèse selon laquelle l’Accord du 31 décembre 2016 est la source de légitimité et de légalité des Institutions animant la période préélectorale et la période électorale, c’est qu’il disqualifie la Constitution. Résultat : échec du premier but. Et lorsqu’il reconnaît dans l’Accord les dispositions prorogatives fixées aux articles 70, 103, 105 et 197 pour les Institutions à mandat électif, c’est qu’il confirme le Pouvoir exercé par Joseph Kabila. Résultat : échec du second but.
S’étant donc disqualifié, " Rassop " a aujourd’hui le choix entre l’autodissolution et la renaissance. Avec la première, elle disparaît à l’instar de l’Union sacrée, de l’Usor, de l’Usoral, de l’Usoras, des Fdu, des Fpc etc.
Avec la renaissance, il doit se fixer des nouveaux objectifs et des nouvelles règles. D’où nécessité d’un nouveau conclave. Le rendez-vous du 3 mars 2017 aurait pu en être un si Félix Tshisekedi - " primaturable " voulu ministre rassembleur - s’était montré réellement rassembleur lui-même !
L’occasion faisant le larron, il aurait pu profiter du large consensus réuni autour de sa personne pour ordonner la mise sur pied d’une commission de rédaction des statuts et du règlement intérieur.
Hélas ! Le premier acte officiel posé est la signature, sous son nom et son nouveau titre, d’un communiqué de presse dont le point 1 est ainsi libellé : "Consécutivement à la restructuration de ces organes et à la désignation de leurs animateurs, les composantes du Rassemblement se sont réunies ce jeudi 09 mars 2017, sous la présidence de Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président du Rassemblement, en la résidence du feu le Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba, d’heureuse mémoire ", le 2ème le vibrant hommage rendu à Etienne Tshisekedi et la "la présentation officielle et solennelle de Messieurs Félix-Antoine Tshisekedi et Pierre Lumbi, respectivement Président du rassemblement et Président du Conseil des Sages du Rassemblement", tandis que le 3ème l’ouverture du "processus de désignation par consensus des autres animateurs aux postes actuellement vacants dans les organes du Rassemblement, notamment les trois postes de Vice-présidents du Conseil des Sages, du Coordonnateur des actions, de ses quatre Adjoints ainsi que de tous les membres de son Bureau. Le président du Rassemblement a été chargé de prendre tous les contacts nécessaires avec toutes les composantes à cet effet ".
Pas un mot sur les statuts ni sur le règlement intérieur !
Preuve, si besoin est, que les chantres de l’Etat de droit et du respect des textes sont dans la logique plutôt du défi que de la gêne.
C’est ici que se pose alors cette question de bon sens : s’il n’a que faire de ses propres textes, pourquoi "Rassop" respecterait-il les textes avec des tierces personnes ?

CETTE RUE-LA N’EST PAS NAÏVE
C’est bien beau d’entendre certains de ses membres menacer de faire redescendre dans la rue le "peuple" au cas où, d’ici fin mars 2017, l’arrangement particulier n’était pas signé, précisément la nomination du Premier ministre et l’investiture de son Gouvernement.
Cette rue-là n’est pourtant pas naïve. Elle a déjà appris à ses dépens que les événements ayant entraîné en septembre et en décembre 2016 des dégâts humains et matériels importants sont l’œuvre d’un regroupement politique fonctionnant sans statuts ni règlement intérieur. En d’autres mots, un regroupement qu’on ne pourra même pas traduire en justice puisque légalement inexistant !
Cette même rue n’est pas dupe non plus. Elle sait que le Gouvernement Samy Badibanga ne partira pas de sitôt. Sa démission est à situer après l’adoption de la loi de finances au niveau du congrès, les deux chambres étant en session ordinaire depuis le 15 mars dernier.
Cette rue est consciente du fait qu’en se passant des textes de gestion, "Regroupement" reste dans la logique du "régime spécial", schéma anticonstitutionnel. Or, elle a payé de son sang pour défendre le schéma constitutionnel.
Moralité : tant qu’il ne légalise pas son existence, "Rassop" reste un protagoniste moins rassurant... Omer NSONGO DIE LEMA

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