METROPOLE TOUJOURS EN EXPANSION
Kinshasa peine à gérer ses immondices
mercredi 19 avril 2017

La ville de Kinshasa produit une quantité énorme des immondices. Selon une estimation de la Régie d’assainissement et travaux publics de la ville de Kinshasa (la RATPK en sigle), la ville produit 7000 tonnes des déchets par jour. D’autres sources estiment qu’elle produit plus que cela. Toutefois, la gestion de ces immondices continue à poser des problèmes dans cette métropole de plus de 10 000 000 d’habitants.

Sous un soleil ardent, dans un amoncellement des ordures ménagères, des déchets de toutes sortes, des débris et des détritus et les odeurs nauséabondes, trois jeunes gens s’affairent à remuer des détritus pour ramasser des objets "précieux". Ils sont dans une des Stations de déchets solides de Yolo Ezo.
La stratégie de l’implantation des stations de déchets solides qui a marché pendant un certain temps bat de l’aile aujourd’hui. Les travailleurs, sans immatriculation, sont employés comme des journaliers. Les salaires tardent à venir. Les agents font état de 15 mois d’impaiement. Comment vivez-vous ? "Nous nous contentons de petites besognes. Et puis, nous ramassons des objets que nous nettoyons pour revendre. Les chaussures par exemple", a indiqué un agent de la RATPK.
L’équipement fait également défaut. Ils travaillent sans bottes, ni cache-nez, ni fourche. Ici se pose le problème d’évacuation des déchets, il y a plus d’un mois que les camions de déchargement ne sont plus passés. Cette station qui a la capacité de 13 bennes soit environ 200 tonnes, selon les agents, n’a pas vu de camions pour évacuer le tas de détritus. Conséquence, "les voisins qui viennent déposer les déchets ne paient plus rien", a indiquer un autre agent de Yolo Ezo.

PLAINTES RECURRENTES
Dans un autre centre, aux environs de Kapela, alors que les voisins se plaignent de l’odeur nauséabonde dégagée par le centre, la responsable, Mme Florence, s’est refusé à tout commentaire. Mais, pour une voisine qui a requis l’anonymat, le centre, au lieu d’être lui-même une solution devient un grand problème. Nous souhaitons, a-t-elle martelé, son déplacement. Il faut le ramener ailleurs. Cette odeur risque de nous causer du tort.
Un autre centre encore, plus proche de Bongolo, est abandonné. Selon un voisin, suite à l’impaiement, les agents commis à cette station n’arrivent que le matin. Le reste de temps il n y a aucune activité.
Les poubelles ont fini par disparaître. Là aussi, il s’est posé un problème de ramassages. Des détritus qui tombaient des poubelles rendaient les lieux immondes. Aujourd’hui, ils sont devenus plutôt rares.
UNE GESTION INAPPROPRIEE
Une grande proportion de la population kinoise gère ses immondices comme elle l’entend, estime M.Kinkela Kanga. Aussi pense-t-il que la maîtrise de la gestion des ordures ménagères notamment passe par l’éducation de la population congolaise. Rien à faire, avec ses activités, Kinshasa continuera encore à produire des déchets. Il faut apprendre à les gérer. Les ménages, les marchés, les places publiques, les entreprises, les industries et les autres places publiques produisent autant de détritus.
Avec le projet PARAU de l’Union européenne, la prise en charge de la salubrité dans la ville de Kinshasa était manifeste, aujourd’hui, le problème se pose avec acuité.
Dans certains quartiers de la ville, les immondices jonchent des rues, des avenues, elles s’amoncellent en des lieux inappropriés. Et la population vit dans l’inquiétude, car ces eaux puantes et ces tas d’immondices provoquent le développement des moustiques causes des diverses maladies.
Lorsqu’il pleut, les ménagères en profitent pour déverser dans les caniveaux, dans les ruisseaux, dans les rivières toutes les ordures ménagères. S’ensuivent, un autre problème, la pollution des rivières, le bouchage des caniveaux. Et lorsqu’on procède au curage de ces rivières, le cycle des problèmes revient dans la mesure où l’on ne sait pas gérer ces produits de curage : sachets en plastique, bouteille en plastique et autres déchets. Zephy VULA Tiré de Forum des As n°5363 du 13 avril 2017

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