APRES EVASION MASSIVE DES PRISONNIERS DU CPRK
Gare à la montée de l’insécurité à Kinshasa !
jeudi 18 mai 2017

L’ex-prison centrale de Makala a été le théâtre d’évasion massive des prisonniers hier mardi 17 mai dans la grande matinée. Selon des sources, des adeptes du Mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala (BDM) auraient attaqué ce centre pénitentiaire aux environs de 3 heures du matin, occasionnant ainsi la fuite de nombreux détenus. Parmi lesquels, Ne Muanda Nsemi, chef spirituel du BDM.

Cependant, ce départ massif et irrégulier des prisonniers de la Prison centrale de Makala inquiète plus d’une personne. Dans certains quartiers populaires de Kinshasa, les populations ont eu la désagréable surprise de constater le retour en triomphe, des malfrats, auteurs des actes de terreur dans les mêmes entités. Pourtant, les mêmes populations redoutent que le retour de ces hors-la-loi puisse plonger davantage la capitale congolaise dans l’insécurité.
Joint en début de matinée par Top Congo FM, le ministre de la Justice a confirmé la rumeur qui circulait déjà sur toutes les lèvres à Kinshasa. Alexis Thambwe Mwamba a parlé d’une attaque des "miliciens de Bundu dia Mayala" qui a permis à une cinquantaine de prisonniers de s’évader de la prison.
"Ces miliciens ont attaqué la prison de Makala aux environs de 3 heures du matin pour libérer leur leader Ne Muanda Nsemi. Ce chef spirituel du mouvement politico-religieux, Bundu dia Mayala, s’est échappé avec d’autres détenus", a précisé le ministre de la Justice.

LA POPULATION PLAIDE POUR SA SECURITE

Tout a commencé aux environs de 3 heures du matin, par l’arrivée en masse des adeptes de la secte "Bundu dia Mayala", rapporte un habitant de Selembao. Des militaires commis à la garde de cet établissement carcéral ont vite ouvert le feu pour réprimer cette attaque. Du coup, des tirs nourris ont commencé à retentir dans la très vaste enceinte de Prison.
Des jeeps remplies d’éléments de la Police nationale congolaise ont été dépêchées en urgence sur les lieux. Des quartiers environnants ont été vite quadrillés. Cette intervention a permis aux forces de l’ordre de mettre la main sur certains évadés.
Des habitants des quartiers environnants affirment avoir entendu des cris de joie provenant de cet établissement carcéral aux environs de 3 heures du matin, heure locale. A les en croire, l’intervention de la Police a commencé à se faire sentir à peu près deux heures plus tard.
" Tout a commencé vers 3 heures. Nous avons été réveillés par des coups de feu en provenance de la prison de Makala. Nous étions surpris de voir plusieurs prisonniers y sortir sans être inquiétés. Certains d’entre eux chantaient et scandaient des slogans qu’on ne comprenait pas", a indiqué un habitant de Selembao.

DES ENNEMIS DU PEUPLE REVENUS DANS LES QUARTIERS

A Tshangu, district situé dans la partie Est de Kinshasa, des populations ont été réveillées par le retour des jeunes inciviques considérés comme de véritables ennemis du peuple, au regard des actes aussi délictueux qu’ignobles qui les ont conduits en prison.
Des brigands, meneurs de gangs, arrêtés pour avoir volé à main armée, tué et blessé les paisibles citoyens à coups de machette ou à l’aide d’une autre arme blanche, sont rentrés en jubilant dans leurs quartiers respectifs.
Certains d’entre eux, indique un étudiant rencontré à Kingasani, se hasardent à proférer des menaces de mort contre de paisibles citoyens. D’autres promettent d’entreprendre des actions de grande envergure criminelle à l’égard de tous ceux qui ont concouru à leurs emprisonnements.
Le même constat a été fait dans les communes de Ngaba, Makala, Kalamu, Barumbu et de Kinshasa, où des criminels d’hier ont été aperçus en train de siroter de l’alcool avec les leurs, dans des bistrots des coins de rue.
"Nous sommes très émus de voir que les grands criminels qui semaient la désolation dans les quartiers sont revenus. Nous craignons beaucoup pour notre sécurité. Nous demandons aux autorités compétentes de prendre des mesures qui s’imposent pour empêcher ces malfrats d’inquiéter la population", a indiqué Mamie D., la trentaine révolue.

DES CONDITIONS CARCERALES INHUMAINES

La prison de Makala construite pour une capacité d’accueil de 1.500 détenus, la population aurait avoisiné 7400 prisonniers. Le bâtiment date de 1958. Les autorités coloniales ont estimé qu’il contiendrait ce nombre considéré comme un maximum.
Cette surpopulation découle de la conception que l’autorité politique et/ou judiciaire se fait de cette maison carcérale. Des centaines des personnes non encore jugées y sont détenues. De fois, les motifs pour lesquels certains prisonniers sont écroués pourraientt être qualifiés de banal.
Il nous revient qu’à la prison de Makala, certains pensionnaires y sont enfermés à cause d’une ordinaire bagarre, injure publique, insolvabilité, calomnie ou autres larcins.
Il est difficile, dans ces conditions, estiment une frange importante de la population, de se concentrer sur des cas spécifiques.
La promiscuité est un autre élément qui empêche la bonne administration de la prison de Makala. Les femmes cependant ont un pavillon à elles. Mais, là encore certaines femmes se trouvent incarcérées avec leurs petits enfants.
D’aucuns souhaitent que l’on pense à désengorger la prison centrale soit en créant une nouvelle prison à l’extérieur de la ville. Soit qu’on renforce de petits centres d’incarcérations pour l’hébergement de délinquants arrêtés pour des infractions bénignes. Dans tous les cas, la population accuse les magistrats de parquets. Pour certains analystes, le manque d’habilité de jeunes magistrats, dans l’instruction de certains dossiers, est la cause de la surpopulation décriée actuellement dans certains pavillons du CPRK en l’occurrence les pavillons V et VII. Comme qui dirait, si certains dossiers pouvaient trouver des solutions au niveau des parquets, ceci aurait l’avantage d’aérer la prison centrale. Hélas. parce qu’on y envoie des détenus, parfois à cause de petits délits de droits communs, l’ex-prison centrale de Makala semble quelque peu banalisée. Certains de ses détenus d’hier, non plus parfois peur d’y retourner.
Orly-Darel NGIAMBUKULU et Zéphy Vula

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