20EME ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DE LA RDC
Un ancien directeur de la presse de Laurent –Désiré Kabila rend témoignage
vendredi 19 mai 2017

Lambert Kaboyi, ancien directeur de la presse presidentielle sous LD Kabila, n’a pas trouvé mieux que d’échanger avec les chevaliers de la plume et du micro, lors de la comémoration du 20ème anniversaire de la libération du Zaïre par l’AFDL. Dans une rencontre à Kinshasa, cet enseignant d’histoire à l’UPN, a partagé avec ses hotes ce qu’il a considéré comme « vérités » ignorées de nombreux Congolais, sur l’essence de la lutte de M’Zee Laurent-Désiré Kabila.

« En notre double qualité d’enseignant d’histoire à l’Université Pédagogique Nationale (UPN) donc disciple de Muse Clio et de journaliste ayant évolué pendant longtemps aux côtés de M’zee Laurent-Désiré Kabila, nous nous sommes senti interpellé par notre conscience de ne pas garder pour nous-même certaines réalités quelque peu ignorées par les mêmes masses populaires. C’est dans cette optique que les documents inédits sur l’histoire de notre pays sont en cours d’édition, notamment la contribution de la radio politico militaire dans la conquête du pouvoir », déclare-t-il en liminaire de son exposé. Et d’ajouter : « Nos publications ont pour base, l’histoire sociale. Il s’agit, notamment, du développement, sans doute, le plus important et le plus innovant, qui n’a pas moins été porté par l’histoire que par un fort mouvement au-delà du contexte scientifique ».

DEVOIR DE L’HISTOIRE
Pour Lambert Kaboyi, l’histoire sociale identifie certains aspects majeurs. Il s’agit de l’engagement aux côtés des gens que les historiens avaient jusqu’alors négligés : journalistes, ouvriers, femmes, minorités ou pauvres ; de l’étude des aspects de la vie de ces personnes longtemps méconnus : la famille ; l’enfance, le travail, les loisirs, la criminalité, plus généralement la vie quotidienne.
L’apport des médias dans la vie de la population, souligne-t-il, est considérable. « Notre devoir est, présentement, de déterrer quelques aspects non moins importants liés à la contribution de la presse locale dans la guerre de libération.

PROJET DE CREATION DE LA RADIO
« Je me souviens de la date du 29 octobre1996, lorsque les forces de l’AFDL avaient envahi la ville de Bukavu. Dans de telles circonstances, la ville s’était vidée de ses habitants. Ceux de la commune d’Ibanda s’étaient réfugiés à Kadutu qui n’avait pas été touchés par les hostilités. Ceux de la commune du dortoir de Bagira plièrent bagage pour aller à Mbodero, Kabare et à Mbinza. Il fallait donc une sensibilisation tous azimuts pour expliquer le bien-fondé de cette lutte et de convaincre la population à retourner chez elle afin de continuer à vaquer à ses occupations. C’est dans cette optique trois jours plus tard, que le président de l’AFDL, Mzee Laurent-Désiré Kabila fit appel à moi pour mettre en palace une radio », rappelle L. Kaboyi.
Afin de matérialiser le projet de création de la radio politico-militaire, Lambert Kaboyi souligne que le point de départ a consisté à réquisitionner l’émetteur de la télévision d’un particulier pour y passer le signal FM. La réquisition d’un autre émetteur ondes courtes d’un kilowatt de la REZATELSAT avait été envisagée en vue de relayer le signal pour l’envoyer vers les horizons plus lointains. Cela dans le but de contourner le problème de structure du relief du Kivu montagneux.
Selon lui, il avait décidé de commencer les émissions de cette radio par l’hymne national « Débout congolais » trouvé à l’audiothèque de l’OZRT/Bukavu. Il a rappelé qu’à l’étape de Bukavu Laurent –Désiré Kabila ne voulait pas la prise en force ni les équipements de l’OZRT, ni ceux de la radio Agatasha des Nations Unies, encore moins, les matériels de la Radio Kahuzi. Devant ces trois médias, il y plaça une garde pour éviter le vol ou le pillage. Cette radio fut baptisée « Radio politico-militaire » avec pour objectif d’accompagner les militaires au front de décourager l’ennemi et d’inciter la population à l’adhésion à la cause du mouvement. Les médias internationaux qui couvraient le déplacement de leurs troupes, raconte-t-il, l’appelaient « Radio rebelle de Bukavu ».

LANCEMENT DE LA RADIO POLITICO-MILITAIRE
Notre confrère Lambert Kaboyi a, par ailleurs, rappelé que le lancement de la Radio politico-militaire du Kivu a eu lieu le 31 octobre 1996 par un éditorial qui lui a été dicté mot-à-mot par Mzee Laurent-Désiré Kabila. Cette édition, rappelle-t-il, appelait les masses populaires à se rallier à la cause du Mouvement visant la libération du Zaïre. A cette occasion, se souvient-il, le pays fut rebaptisé « République démocratique du Congo » et l’OZRT, la Voix du Peuple. Dans cet éditorial, Mzee avait parlé pour la toute première fois, des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre » et l’objectif du Mouvement fut de renverser le régime dictatorial de Kinshasa.
Après la chute de Goma, le 31 octobre 1996, raconte-t-il, Laurent-Désiré Kabila le fit venir à ses côtés comme attaché de presse et lui demanda de contribuer à la coordination des activités de différentes radios lors de prises de nouvelles villes en y imprimant l’esprit de la lutte. En sa qualité d’attaché de presse , Lambert Kaboyi avait pour job inscription, entre autres, la rédaction du monitoring matinal.
« Ce sont des notes de presse prises sur les radios étrangères à grande audience, notamment BBC, RFI, VOA et Deutsche Welle. Ces notes de presse devraient lui être présentées chaque matin à 7 heures après son jogging qui était presque sa seconde nature. Nous n’avions ni machine à écrire, ni ordinateur. Tout se faisait à la main », affirme-t-il.
Les monitorings, rappelle Lambert Kaboy, étaient généralement lus devant les membres de l’Etat-major de forces de l’AFDL, conduite par Mzee. « Des informations du terrain des opérations militaires nous étaient dictées par Laurent-Désiré Kabila pour nous permettre de rédiger les communiqués de presse et les dépêches à déposer à la permanence de la presse étrangère, logée à l’occasion à l’hôtel « La frontière » de Goma avec des copies à la base du commissariat en charge de l’info. Recommandation avait été faite de les confier à Magloire Paluku et à José Kajangwa. Raphaël Ghenda étant, à cette époque, responsable du commissariat général à l’information.
15 mars 1997, Kisangani tomba, à la surprise générale des Congolais, étant donné qu’on y avait érigé une forteresse sous le commandement des mercenaires serbes et croates.
Arrivé à Kinshasa le 20 mai 1997, raconte-t-il, nous avions complété la liste avec KIbambe Somwe, Jean-Marie Basilwango suivis d’autres jusqu’à la constitution complète de l’actuelle équipe.
La presse présidentielle affirme-t-il, était une structure pilote avec, entre autres objectifs, de recruter les éléments représentant toutes les provinces. Ceci dans la perspective de la lutte contre les divisions ethno-tribales dans l’administration publique. Alfred LUKAMBIL

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