SEMINAIRE D’EVALUATION DU FONCTIONNEMENT DES ASSEMBLEES PROVINCIALES
Le schéma Ramazani Shadary passe
vendredi 19 mai 2017

* A l’instar de la Conférence des gouverneurs de provinces, les participants aux assises de Kinshasa recommandent l’institutionnalisation d’un cadre d’échange entre le pouvoir central et les organes délibérants.

Les lampions du premier séminaire d’évaluation du fonctionnement des Assemblées provinciales, organisé du 14 au 18 mai à Kinshasa, se sont éteints hier jeudi. A l’issue des trois jours de travaux, une série de recommandations a été faite à certaines institutions ciblées du pays. En ce qui concerne particulièrement le gouvernement central, les participants aux travaux de Kinshasa ont préconisé l’institutionnalisation d’un cadre d’échange permanent avec les Organes délibérants. Ce, çà l’instar de la Conférence des gouverneurs de provinces.

Déjà, à l’ouverture des travaux, le lundi 14 mai, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary, avait été le premier à faire cette suggestion. Devant les différents chefs de corps dont les présidents des deux chambres du Parlement, le patron de la Territoriale avait souligné l’importance de la mise en place d’un cadre permanent d’échange entre le Pouvoir central et les Assemblées provinciales. Selon lui, cette structure, calquée sur le modèle de la Conférence des Gouverneurs de provinces, offre l’avantage de permettre à l’Exécutif central, de se rendre effectivement compte des problèmes réels que rencontrent les Assemblées provinciales dans leur fonctionnement. C’est donc cette suggestion du VPM qui a finalement été appuyée à l’unanimité, hier jeudi à la clôture des travaux dudit séminaire. De là, à conclure que le schéma Ramazani Shadary passe, il n’y a donc qu’un petit pas à franchir.
Par ailleurs, les adhérents au premier séminaire sur le fonctionnement des Assemblées provinciales, ont formulé une série de recommandations à certaines institutions ciblées. S’agissant particulièrement du Gouvernement central, les membres de bureaux des Organes délibérants ont plaidé pour la promotion, l’évaluation régulière de la gestion des provinces. Cela, au travers des missions d’itinérances et de contrôle. Pas seulement. Le Gouvernement central devra, en outre, régulièrement assurer le paiement des frais de rétrocession, tout en évitant une répartition inégale et injustifiée entre les provinces. Pour ce faire, il a été conseillé à l’Exécutif national de différencier clairement les frais de fonctionnement de ceux de la rétrocession due aux Assemblées provinciales.
Qui plus est, le gouvernement devra doter les provinces de leurs budgets d’investissement, en tenant compte des réalités économiques et financières du pays. Pour des raisons de contraintes budgétaires, les participants au séminaire d’évaluation du fonctionnement des Assemblées provinciales ont prôné la réduction des voyages des Gouverneurs de provinces, aux frais du trésor, aussi bien pour Kinshasa et que pour l’extérieur du pays.

RENFORCER LA COLLABORATION PARLEMENT-ASSEMBLEES PROVINCIALES

S’agissant du Parlement, les élus provinciaux recommandent le renforcement de la collaboration avec les Assemblées provinciales. Ici, la motivation est d’explorer les opportunités d’habilitation réciproque en vue de l’objectif final de produire des lois et des Edits, susceptibles de servir de leviers au développement aussi bien des provinces que du pays. Les membres des bureaux des Assemblées provinciales ont également souhaité que le renforcement de la collaboration entre le Parlement et leurs Organes délibérants, puisse se concrétiser par des rencontres périodiques entre les sénateurs et les députés provinciaux.
Cependant, les participants demandent aux gouvernements provinciaux de s’astreindre à l’obligation de redevabilité, garantie d’une bonne gestion des ressources de la province. Ce, en plus de l’obligation citoyenne de promouvoir la transparence dans la gestion des affaires politiques. Celle-ci devant se faire en concertation avec les Assemblées provinciales.
Quant aux Assemblées provinciales, il leur a été exhorté d’exploiter à bon escient, la panoplie de mesures et de procédures de contrôle. Le tout devant se faire dans le respect du principe de " redevabilité ". Les Assemblées provinciales se doivent aussi de privilégier un dialogue permanent avec le Gouvernement provincial. Notamment, par l’instauration de colloques et contacts réguliers. Ici, le souci majeur est de prévenir et de résoudre les conflits éventuels.

UN CHALLENGE REUSSI, SIGNE E. RAMAZANI SHADARY
A priori, réunir tous les 26 bureaux des Assemblées provinciales pendant trois jours à Kinshasa, pourrait relever de l’ordinaire. Cependant, à partir du moment que cette rencontre insuffle un esprit nouveau sur les relations entre le Gouvernement central et les Organes délibérants, voilà qui confère au séminaire évoqué ci-dessus, toutes ses lettres de noblesse. Moins qu’un simple pari gagné, chapeau bas au VPM Ramazani Shadary qui signe ainsi dans son actif, un challenge bien négocié.
Dans son discours de clôture hier, Emmanuel Ramazani Shadary a salué les participants pour le travail, Ô combien titanesque, accompli avec beaucoup d’engagement pendant trois jours.
D’après le patron de la Territoriale, une nouvelle ère se profile désormais à l’horizon et un nouveau climat se dessine dans le ciel congolais. " La gouvernance des provinces prend ici un nouveau départ ", soutient-il. Et d’ajouter : " A la lumière des conclusions du séminaire de Kinshasa, aucune institution provinciale ne pourra plus se permettre de fonctionner ou d’évoluer en vase clos ".Le VPM Emmanuel Ramazani Shadary insiste sur le principe de transparence qui doit caractériser le fonctionnement des Assemblées provinciales et des gouvernements régionnaux. " Autant les Assemblées provinciales devront donner aux Exécutifs provinciaux les édits dont ils ont besoin pour gouverner et changer le visage de ces provinces, autant les Exécutifs provinciaux ont l’obligation de rendre compte aux Assemblées provinciales et de solliciter les outils pour gouverner ", a-t-il souligné.
En tant que pionniers de la IIIème République, vous rentrez dans vos provinces respectives en disant humblement : " personne n’a le monopole d’être connu ou entendu à Kinshasa. Seul le bien-être du peuple doit être notre première et ultime préoccupation ", martèle le patron de l’intérieur. Ce, avant de rappeler que la période que traversent les dirigeants congolais, à quelque niveau de responsabilité, est délicate. " Car, nous sommes l’objet de nombreuses stratégies de déstabilisation, sous couvert d’approches diverses. Je vous invite à la prudence, vu que nous n’avons pas le droit de casser et d’abimer notre pays au motif que nous connaissons du retard dans la réalisation de telle ou telle échéance ", prévient Emmanuel Ramazani Shadary.
Le chef de l’Etat, souligne encore le patron de la Territoriale, n’acceptera jamais qu’on déstabilise le pays. Il ne tolèrera non plus la mise à feu et à sang de la RD Congo, au risque de son anéantissement. " La RDC est notre patrimoine le plus précieux. Protégeons-la et ne laissons pas l’ennemi nous ronger de l’intérieur. Notre démocratie étant jeune, assurons-en la promotion dans la paix, la cohésion et la concorde nationales ", a renchéri le VPM en charge de l’intérieur et de la sécurité.
Pour Emmanuel Ramazani Shadary, l’heure de la fin d’interminables querelles de chapelles a sonné. Ce, grâce à une exploitation judicieuse de l’arsenal de mécanismes de contrôle et de sanctions prévus par la constitution et le règlement intérieur des Assemblées provinciales. " Il est temps de se consacrer tous, à la construction des provinces, et partant au développement de la RDC ", conclu le VPM Ramazani Shadari. Dans une motion de soutien présentée par l’un des participants, les séminaristes de Kinshasa ont salué cette belle initiative du Chef de l’Etat. Car, ont-ils dit, ce tout premier séminaire sur l’évaluation du fonctionnement des Assemblées provinciales leur a permis de se rencontrer tous pour la première fois et d’engager un dialogue constructif direct avec le Gouvernement central.
Grevisse KABREL & Mathy MUSAU

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