CANCER DU COL DE L’UTERUS
La Fondation Bomoko encourage les femmes à se faire dépister
vendredi 4 août 2017

La Fondation Bomoko a organisé son deuxième atelier sur le cancer du col de l’utérus. Cette matinée d’échange visait à sensibiliser les femmes à l’importance de se faire dépister tôt. Ce qui constitue un moyen efficace de lutte pour la réduction de la mortalité liée à cette maladie en RDC, a expliqué Melissa Amisi Sharufa, présidente de cette organisation caritative.

Le cancer du col de l’utérus est un véritable problème de santé publique en RDC et dans beaucoup d’autres pays africains, a précisé Melissa Amisi. La majeure partie des cas de décès liés au cancer du col utérin sont dus au fait que le dépistage ait été fait à un stade tardif de la maladie, a-t-elle martelé.
Organisant cet atelier, la Fondation Bomoko entend faire de la RDC l’un des pays qui luttent pour la réduction de la mortalité liée au cancer du col utérin. Sa présidente a saisi cette occasion pour inviter les participants à devenir de véritables acteurs de lutte contre cette pathologie qui tue régulièrement des milliers de femmes sur le continent africain.
" Le cancer du col utérin est une réalité bien vivante parmi nous. Le combattre est un travail d’ensemble. Il faudra pour cela qu’on agisse ensemble, devenant chacun un acteur du changement. Nous comptons sur la participation active de toute la population afin de sauver davantage des vies à travers l’information et la sensibilisation au dépistage. Notre but premier est de réduire sensiblement la mortalité liée au cancer du col de l’utérus à travers le pays ", a indiqué Melissa Amisi.

LES CAUSES DE LA MALADIE
La première partie de ces assises a été conduite par le Dr Ali Catherine, médecin pathologiste à l’Hôpital général de référence de Kinshasa. Elle a focalisé son intervention sur l’épidémiologie et les méthodes de prévention et de dépistage du cancer du col utérin.
Selon l’intervenante, 1,4 millions des femmes vivent actuellement avec le cancer du col utérin en Afrique. Et 2 à 5 fois plus des femmes sont porteuses des lésions susceptibles de devenir cancéreuses à travers le monde, a-t-elle ajouté, avant de placer cette pathologie à la 3ème position des types de cancer les plus fréquents chez les femmes en Afrique.
Le cancer du col de l’utérus est principalement causé par un virus appelé Papillomavirus humain (PVH), a précisé le médecin. Il s’agit d’une infection sexuellement transmissible contractée par les femmes, le plus souvent, lors de leur premier rapport sexuel.
Les autres facteurs évoqués, favorisant la survenue de cette maladie, sont entre autres la précocité des rapports sexuels (à 15 ans), la multiparité, la prise excessive des contraceptifs oraux, le tabagisme et l’immunodépression.
Pas seulement. Le médecin note l’existence d’autres facteurs favorisant la hausse du taux de la mortalité lié au cancer du col utérin. Il s’agit notamment de l’absence de la sensibilisation de la population quant à cette maladie, le coût élevé du dépistage et de la prise en charge médicale de la maladie, l’absence des stratégies nationales de lutte contre cette maladie, etc.

DEPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTERUS
Trois méthodes de dépistage ont été avancées par le Dr Ali Catherine. Il s’agit de la cytologie (étude des cellules), de l’inspection visuelle à l’acide acétique et la recherche du Papillomavirus. Elle insiste sur la nécessité de se faire dépister afin de dénicher les lésions précancéreuses et les traiter.
" Le dépistage et la prise en charge du cancer du col utérin constitue un véritable casse-tête pour la population. Malgré l’existence du Programme nationale pour la santé de la reproduction qui a dans ses attributions cette maladie, nous sommes curieux de constater que ce sont plus les ONG et des organisations humanitaires qui abattent un grand travail de lutte contre la mortalité liée à cette pathologie", a indiqué Dr Ali Catherine.
Intervenant en second lieu, Dr Idriss Aboubakar a planché sur la prise en charge médicale du cancer du col utérin. Il a attiré l’attention des femmes présentes dans la salle sur l’importance de la prévention et du dépistage. "Le meilleur traitement, c’est la prévention. Il faut se faire dépister tôt pour bénéficier de plus de chance de guérir. Surtout lorsqu’on présente des lésions précancéreuses ", a indiqué le radiologue.
" En ce qui concerne la fondation Bomoko, nous sommes en train de tisser des partenariats avec les institutions médicales, dans le but de faciliter l’accessibilité au dépistage et à la prise en charge du cancer du col utérin. Nous invitons ainsi les partenaires et le gouvernement congolais à nous accompagner dans cette cause humanitaire. Car, une génération sans cancer est possible en RDC", a indiqué Melissa Amisi Sharufa.
Située au niveau 697 de l’avenue des Marais, la Fondation Bomoko est une organisation qui oriente les malades dans le but d’éradiquer complètement la mortalité liée au cancer du sein et du col de l’utérus en RDC. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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