Nord Kivu : le milicien Cheka transféré à Kinshasa
mardi 8 août 2017

Le vendredi 4 août, le rebelle Ntabo Ntaberi Sheka, chef du groupe armé Nduma Défense du Congo (NDC), a été transféré à Kinshasa et remis par la MONUSCO aux autorités judiciaires congolaises. Sheka était sous supervision de la MONUSCO à Goma depuis sa reddition le 26 juillet. Tous réclament maintenant qu’il soit jugé selon les règles d’un procès équitable.

C’est le 26 juillet que le vice-gouverneur de la Province du Nord Kivu surprend plus d’un : Le milicien Ntabo Taberi dit Cheka qui a longtemps insécurisé la province, particulièrement le territoire de Walikale à 226 Km de Goma s’est rendu. Plusieurs notables du Nord-Kivu dont le gouverneur Julien Paluku, avaient négocié sans succès la reddition de Cheka dans le passé. Il a toujours refusé de se rendre et toutes les tentatives ont échoué.
Aujourd’hui encore, beaucoup de questions traversent l’esprit des Congolais. « Pourquoi Ntabo Taberi dit Cheka, s’est il enfin rendu ? La perte de plusieurs villages et carrés miniers jadis sous contrôle ? La diminution sensible de son influence sur terrain et celle drastique de son effectif, ne pouvant plus faire face à NDC RENOVE, une autre milice, de son ancien adjoint, Guidon. Ou encore la perte de tout éventuel soutien politico-militaire dont il semblait bénéficier ! Plusieurs raisons suscitent de nombreuses interrogations de la part d’un chef rebelle sous le coup d’un mandat d’arrêt, car accusé des crimes de guerre,... » cette reddition survient également quand la MONUSCO ferme sa base militaire de Walikale.

REDDITION A LA MONUSCO
Le milicien s’est rendu mercredi 26 juillet aux forces de la MONUSCO « en pleine conscience et connaissance du fait qu’il est l’objet d’un mandat d’arrêt », a souligné la MONUSCO dans un communiqué du 26 juillet, rappelant que « la MONUSCO a un accord permanent avec le gouvernement de la RDC qui garantit que toute personne sous sa supervision remise aux autorités nationales soit traitée dans le respect des droits de l’homme ».La MONUSCO s’est engagée à soutenir les autorités judiciaires congolaises pour des poursuites « conformes aux règles du droit » contre le chef de la milice Maï-Maï Nduma Défense of Congo Ntabo Ntaberi dit « Sheka »
Le 26 avril 2014, le gouverneur Julien Paluku avait pris le risque d’aller rencontrer le chef milicien à Binyampuli, à environ 70 km au Sud de Walikale-Centre. Julien Paluku était à la tête d’une mission conjointe Monusco-gouvernement provincial.
« En 2007, j’ai rencontré Laurent Nkunda à Kitchanga, en 2008 je l’ai rencontré à Bunagana, et en 2009 j’ai rencontré Bosco Ntaganda pour leur dire qu’ils devraient déposer les armes. Aujourd’hui, Laurent Nkunda est aux arrêts au Rwanda et Ntaganda est à la Haye » soulignait Julien Paluku. « Je pense que Sheka doit laisser au gouvernement les soins d’examiner les questions de développement de Walikale. Ce n’est pas lui qui va construire des routes, ni de centrales hydroélectriques. C’est à nous gouvernement de le faire, à la suite d’une paix retrouvée », ajoutait Julien Paluku.

POURSUIVI POUR CRIMES DE GUERRE
Ntabo Ntaberi dit « Sheka », est depuis 2011 sous le coup d’un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité émis par les autorités judiciaires congolaises pour sa responsabilité présumée dans des viols massifs. Il figure également sur la liste des personnalités congolaises soumises à des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le 6 janvier 2011, les autorités judiciaires congolaises ont émis un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité pour sa responsabilité dans des viols massifs, mais il était toujours en fuite.
Selon l’ONU, entre le 30 juillet et le 2 août 2010, la milice commandée par Sheka et deux autres groupes armés ont violé au moins 387 femmes, hommes, filles et garçons dans 13 villages situés le long de la route menant de Kibua à Mpofi dans le territoire de Walikale, dans l’est de la RD Congo.
Depuis l’émission du mandat d’arrêt, Human Rights Watch a documenté de nouveaux crimes. Les forces de Sheka ont tué au moins 70 civils, dont beaucoup ont été taillés en pièces à coups de machette. Dans certains cas, les combattants de Sheka ont mutilé les corps de personnes tuées et défilé à travers la ville avec des morceaux de cadavres, en scandant des injures à caractère ethnique. Les forces de Sheka ont également continué de violer des femmes et des filles et de recruter de force de nombreux garçons et jeunes hommes pour les intégrer dans leurs rangs.
Pour Human Rights Watch, les autorités congolaises, avec le soutien des Nations Unies, devraient garantir la sécurité de Sheka en détention et le traduire rapidement en justice, au cours d’un procès équitable devant un tribunal indépendant, impartial et crédible. Les autorités devraient également redoubler d’efforts pour arrêter l’ancien commandant militaire de Sheka, Guidon Shimiray Mwissa, dont les troupes continuent de faire des ravages parmi les populations civiles dans l’est de la RD Congo.
Pepe MIKWA

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