Ça vole très bas !
mardi 5 septembre 2017

A quatre mois de l’échéance fixée par et dans l’Accord dit de la Saint Sylvestre, le pays est plus proche de la confrontation que des élections apaisées. Si tant est que les scrutins se tiennent à l’horizon décembre. Ce qui relèverait du miracle. Ou presque. Parenthèse fermée. Retour à l’ambiance explosive que charrie l’actualité.
Dimanche dernier, le come-back au pays du leader du Rassemblement/Limete a été des plus mouvementés. Félix Tshisekedi a eu droit à une escorte dont il aurait bien voulu se passer. A la place, il aurait souhaité communier avec sa base.
A priori, rien d’anormal. Bien au contraire, cet accueil et, éventuellement, le meeting qui devaient s’en suivre rentrent parfaitement dans l’expression démocratique. Bien entendu, à condition que cette procession soit encadrée par la police. Question de permettre aux autres citoyens non concernés par la manif de vaquer librement à leurs occupations.
Le même dimanche, un autre opposant battant pavillon Limete a été empêché de présider un rassemblement populaire dans le Kongo central. Même scenario - à quelques différences près- à Lubumbashi où un sociétaire du G7 n’a pu aller jusqu’au bout de son face-à-face avec les militants de son parti.
Pas sûr que dans ces trois cas de figure, les autorités politico-administratives et les bonzes de l’Opposition aient émis sur la même longueur d’onde. Autant d’indications que le dialogue républicain n’est plus de saison. Avec comme conséquence que la nécessaire concertation a fait place à la logique de confrontation.
Autre signe inquiétant, cette polémique qui énerve autant les valeurs morales, républicaines que la Constitution. Il s’agit de ce procès en délit de faciès intenté contre certains opposants au motif qu’ils seraient différents d’autres Congolais.
C’est une dérive dangereuse que tout démocrate et républicain devrait condamner sans nuance. C’est un discours que tout Congolais respectueux de la Constitution devrait bannir. On peut brandir mille et une raisons pour s’opposer aux compatriotes Moïse Katumbi, Sindika Dokolo ou encore à Olivier Kamitatu.
Mais, ce n’est pas pour autant que l’on peut prendre des libertés avec la morale, les lois du pays pour les ostraciser. Là aussi, c’est une preuve que ça vole dangereusement bas en ce moment. José NAWEJ

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