A L’OCCASION DU 20EME ANNIVERSAIRE DU DECES DU MARECHAL-PRESIDENT
Des dignitaires du régime Mobutu depuis hier au Maroc
jeudi 7 septembre 2017

Le temps passe vite. Et même parfois très vite. 7 septembre 1997 - 7 septembre 2017, il y a exactement vingt ans, mourrait le maréchal Mobutu au Royaume de Maroc. Ce personnage qui, de son vivant, ne manquait de rien, fut inhumé dans un petit mausolée construit dans un domaine familial payé au cimetière chrétien de Rabat. Sa tombe se trouve au milieu des sépultures des anciens colons et des soldats français des deux guerres mondiales.

Pour des obsèques quelque peu dans l’anonymat, ceux du "Roi du Zaïre" l’auront été. Bien loin des cadres et des dizaines de millions de militants du Mouvement populaire de la Révolution (MPR), Parti-Etat en République du Zaïre jusqu’au début de la décennie 90. Vingt ans après, toujours pas de funérailles officielles en mémoire du maitre absolu du Zaïre. Bien plus, le corps du maréchal n’est jamais rapatrié. Hélas !
Dans les rues de Kinshasa, les débats autour du rapatriement du corps du deuxième Chef de l’Etat de l’ancien Zaïre n’a ni cesse ni fin. En tout cas, les Kinois restent partagés à ce sujet. Certains pensent que feu le maréchal Mobutu a droit aux obsèques dignes de son rang. Et surtout, de son statut d’ancien Président de la République. D’autres, à bras raccourcis, jettent de l’opprobre sur cet ancien homme d’Etat, considéré à tort ou raison, comme la cause de tous les malheurs actuels du pays.
Vingt ans après, la problématique de rapatriement du corps du défunt Président Joseph-Désiré Mobutu semble devenir un éternel rebondissement de l’histoire. Surtout à chaque date anniversaire du décès. Seulement voilà, Lors des travaux des Concertations nationales, organisées du 7 septembre au 5 octobre 2013 ; la question de rapatriement des restes de feu le Président Mobutu avait été abordée au sein du groupe thématique : " Conflits communautaires, paix et réconciliation ". Et, au terme de trois mois de travaux, le retour du corps du défunt maréchal Mobutu fut repris sur la liste des 100 résolutions prioritaires, parmi les 679 issues de ce Forum en interne. Depuis, en tout cas les Congolais ne voient rien venir.
A la veille de la commémoration, ce jeudi 7 septembre du vingtième anniversaire du décès de l’Homme du 24 novembre 1965, la rue de Kinshasa est revenue de nouveau à la charge. A quand le rapatriement du corps de Mobutu ? Qu’est-ce qui pose problème ? Est-ce déjà un dossier classé ? Autant de questions des Kinois, parmi bien d’autres, demeurées à ce jour sans aucune réponse.
Le moins que l’on puisse savoir, c’est que le 7 septembre de l’’année dernière, des médias locaux avaient tendu la perche aussi bien au ministre de la Communication qu’à l’un des fils biologiques du défunt maréchal. Interrogé par notre consœur Top Congo FM, sur ce même sujet, Lambert Mende n’y était pas allé avec le dos de la cuillère. "Le Président de la République, Joseph Kabila, avait déjà donné son accord en faveur du rapatriement du corps du Président Mobutu. Mais cela doit se faire avec la volonté de la famille biologique du défunt. Le Gouvernement n’attend plus que ce feu vert de la famille pour décider finalement du rapatriement et du lieu d’exposition du corps pour les obsèques", avait déclaré l’homme à la rhétorique cicéronienne.
De son côté, Patric Mobutu, fils biologique du maréchal, avait évoqué des préalables au rapatriement des restes de feu son père. Invité de la grande édition de 19 heures du Journal télévisé de Radiotélévision du groupe avenir (RTGA), Patric Mobutu avait déclaré que la famille tient à la reconnaissance morale de la personnalité du défunt parent. Ce préalable (légitime ?) de la famille voile quelque peu sa crainte de voir le corps du maréchal désacralisé, une fois qu’il est ramené au pays.

DROIT AUX OBSEQUES

Lorsqu’ils parlent du défunt président Mobutu, certains acteurs politiques ne mettent pas de gants. Nombreux sont ceux qui lui font porter le chapeau de la situation actuelle du pays. Une conjoncture à tout le moins, minée par une crise multiforme. D’autres, quelque peu modérés, estiment que Mobutu n’a pas seulement été le " Lucifer " de son peuple zaïrois. Bien au contraire. Il a, cependant, laissé quelques œuvres qui l’immortalisent à ce jour, quand bien même ces dernières seraient insignifiantes par rapport aux énormes potentialités du pays non seulement en termes de richesses, mais aussi d’infrastructures économiques héritées des Belges.
Peu importent donc les arguments que pourraient avancer l’un et l’autre camp, nombreux sont des Congolais qui pensent que les débats sur la gestion de la res publica sous Mobutu, ne doivent plus être de saison. D’autres vont même loin pour dire que 20 ans après sa mort, rien ne saurait plus expliquer la moindre " haine " nourrie contre le défunt Homme à la très célèbre toque en peau de léopard.
" Parce que figurant parmi les anciens Chefs de l’Etat du Congo-Zaïre, feu le président Mobutu a droit aux obsèques de son rang. Son corps doit, par conséquent, être rapatrié. C’est la seule manière de communier les générations nées après Mobutu, avec une séquence de l’histoire politique du pays. Si l’on a érigé des monuments pour Emery Patrice Lumumba, Joseph Kasa-Vubu, M’Zee Laurent-Désiré Kabila…pourquoi ne ferait-on pas autant pour Joseph-Désiré Mobutu ", a déclaré hier à Forum des As, un dignitaire de la deuxième République, rencontré au préau du Palais du peuple, siège du Parlement.
Ayant accédé au pouvoir le 24 novembre 1965, à l’issue d’un coup d’Etat contre Joseph Kasa Vubu, le maréchal Mobutu a dirigé le Zaïre pendant trente-deux ans sans le moindre partage du pouvoir. Jusqu’au début de la décennie 90, il fut considéré comme le plus grand dictateur d’Afrique centrale. Il a été contraint de quitter Kinshasa le 16 mai 1997, puis le pays alors qu’une rebellion appelée Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), conduite par Laurent-Désiré Kabila était aux portes de la capitale. Grevisse KABREL

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