LA VISITE DU NONCE APOSTOLIQUE ET DU NUMERO 1 DE LA CENCO SUR LES SANCTUAIRES PROFANES AMENE A CETTE QUESTION :
L’Eglise a-t-elle échoué dans le Kasaï ?
mercredi 13 septembre 2017

Mgrs Luis Mariano Montemayor et Marcel Utembi, respectivement nonce apostolique et président de la Cenco, séjournent depuis le week-end dernier au Kasaï Central où ils ont exprimé leur solidarité aux victimes du phénomène dit Kamwina Nsapu.

Le 9 septembre, ils se sont rendus au séminaire de Malole, à Kananga, lieu de formation des futurs prêtres en théologie et dont les installations ont été saccagées en février 2017 par les miliciens dits Kamwina Nsapu à l’origine des événements qui ont endeuillé l’espace kasaïen.
Ils ont vu, rapporte le site www.radiookapi.net, "des locaux saccagés et incendiés" à cette occasion.
Dans son homélie du 8 septembre, le représentant du Saint-Siège en RDC s’est adressé aux populations locales en soulignant l’exhortation continuelle du Pape François à ne pas se laisser voler l’espérance. "Même dans les moments les plus tragiques de son histoire, un peuple chrétien peut trouver toujours dans la Croix et dans la Résurrection du Christ la force de se relever et de reprendre le chemin avec dignité. Ayant devant nos yeux les résultats néfastes auxquels ont conduit, la haine, la crainte superstitieuse et le désir effréné de vengeance, le Pape souhaite vivement que tous les Kasaïens sachent tirer de ces tragiques expériences la leçon d’agir avec responsabilité et sagesse pour prévenir les dangers de retomber dans de telles horreurs ", a dit-il déclaré avant d’ajouter que le Pape "nous appelle donc à nous engager à poser les bases d’un avenir qui ne se laisse pas absorber par la force trompeuse de la vengeance, un avenir où on ne se lasse jamais de créer les conditions pour la paix, c’est-à-dire, un travail digne pour tous, le soin de ceux qui sont le plus dans le besoin et la lutte sans trêve contre la corruption et la violence, qui doivent être extirpées de nos communautés".
Ce qui s’est donc passé dans les lieux de prière aux Kasaï est une profanation avérée.
Dans la foulée de ces événements, ont été également enregistrés des actes de barbarie inimaginables. Notamment la décapitation des chefs coutumiers.
"Jamais depuis que le monde est monde un chef coutumier meurt de décapitation", s’est-t-il indigné le grand chef Ngala Nsenda, convaincu qu’il s’agit ni plus ni moins que d’un acte terroriste perpétré par les miliciens. C’était après avoir été reçu en audience par le Président Joseph Kabila, alors en séjour à Tshikapa en juin dernier, dernière étape de son périple dans l’espace kasaïen.
Il s’agit-là d’un sacrilège tout aussi avéré.

Comment de telles énormités se sont-elles produites dans le Grand Kasaï, vaste contrée méridionale du Congo ayant jusque-là donné au pays les meilleurs parmi les meilleurs ministres de Dieu et chefs coutumiers ? Peuvent être cités le cardinal Malula et Mgrs Tshibangu et Bakole pour les Catholiques, les pasteurs Mukuna, Mutombo et autres Kankienza pour les Eglises dites du Réveil, mais aussi Me Wafuana !
Le Kasaï, c’est tout de même la terre des célébrités politiques, économiques, sociales incontestables : Lumumba, Kalonji, Ngalula, Lubaya, Tshisekedi, Mpinga, Mukamba, Mabi, Kapita, Kapika, Tshibala, Badibanga, Malu, Tshiongo, Mukelenge, Mutamba, Kallé, Kassanda, Tshala Mwana, JB Mpiana, Troué Mukuna, Mamba etc.
Oui, que s’est-il passé pour que cette terre bénie de Dieu et des ancêtres se transforme en "Golgotha" pour son élite religieuse et coutumière ?
La réponse sera certainement donnée lors de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement projetée à Kananga par le Chef de l’Etat sur le modèle de celle de Goma en 2008 pour le Nord et le Sud-Kivu.
En attendant, ayons le courage de le reconnaître : la profanation des lieux des cultes et le sacrilège de la décapitation des chefs coutumiers sont la preuve de l’échec de l’oeuvre civilisatrice.
L’Eglise - qui s’est chargée de cette œuvre successivement pendant la pré-colonisation, la colonisation et l’indépendance - doit se sentir interpellée…
Omer Nsongo die Lema

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