POUR APPROFONDIR LA COOPERATION SINO-CONGOLAISE DANS TOUS LES DOMAINES
L’Ambassadeur Wang conseille d’adopter un plan global
lundi 9 octobre 2017

"La Chine et la RDC doivent renforcer leurs échanges et coordination politiques afin de dresser un plan global pour leur coopération », a conseillé le chef de la mission diplomatique chinoise à Kinshasa, Wang Tongqing. Il l’a dit lors de la cérémonie de clôture du Colloque sur les "Enjeux de la coopération sino-africaine en RDC", vendredi 6 octobre. L’Ambassadeur Wang livrait en fait ses réflexions sur comment les RD congolais peuvent saisir les opportunités offertes par l’essor de la coopération sino-africaine pour élargir et approfondir la coopération sino-congolaise dans tous les domaines.

Le diplomate chinois conseille également à l’assistance de "renforcer l’intégration régionale et promouvoir le développement coordonné de la région. Il insiste sur la coopération "une ceinture et une route" ainsi que la coopération sino-africaine lesquelles mettent, toutes deux, l’accent sur la connectivité. Selon l’Ambassadeur Wang," la RDC ne peut pas se développer sans sa région et vice-versa".
Dans ses conseils d’ami, Wang Tongqing n’oublie pas "la paix et la stabilité" qu’il faut consolider et créer un environnement de sécurité pour le développement national".
Lire ci-dessous, l’intégralité du discours de l’Ambassadeur Wang Tongqing, à la clôture du Colloque sur les "Enjeux de la Coopération sino-africaine en RDC". Didier KEBONGO

Discours de S.E.M. Wang Tongqing, Ambassadeur de Chine en RDC, à la cérémonie de clôture du Colloque "Enjeux de la Coopération sino-africaine en RDC"

Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Ces deux derniers jours, les invités du colloque se sont réunis ici et ont mené des discussions approfondies sur les enjeux de la coopération sino-africaine en RDC. Je tiens à vous remercier pour vos assistances et vos propositions ciblés pour la coopération sino-africaine et sino-congolaise. À cette occasion, je voudrais vous livrer mes réflexions sur comment saisir les opportunités offertes par l’essor de la coopération sino-africaine pour élargir et approfondir la coopération sino-congolaise dans tous les domaines.
Premièrement, adopter un plan global et renforcer la coordination stratégique. Le Sommet de Johannesburg du Forum sur la Coopération sino-africaine a adopté les dix plans de la coopération sino-africaine, avec l’accent mis sur la promotion de l’industrialisation et de la modernisation agricole de l’Afrique. Cela correspond tout à fait à la stratégie du gouvernement congolais qui consiste à encourager le développement des entreprises industrielles nationales, à promouvoir la modernisation de l’agriculture, à augmenter l’offre nationale et à réduire la dépendance de l’importation. La Chine et la RDC doivent renforcer leurs échanges et coordination politiques afin de dresser un plan global pour leur coopération. Elles doivent commencer par mettre en oeuvre, conformément à l’orientation de la coopération sino-africaine, des projets pilotes faisables qui ont une forte rentabilité socio-économique, afin d’accélérer le progrès global de la coopération sino-congolaise.
Deuxièmement, renforcer l’intégration régionale et promouvoir le développement coordonné de la région. La coopération "une ceinture et une route" ainsi que la coopération sino-africaine mettent toutes deux l’accent sur la connectivité. La RDC ne peut pas se développer sans sa région et vice-versa. La connectivité joue un rôle primordial, que ce soit pour le succès du projet Grand Inga auquel la RDC attache une grande importance ou pour les voies d’importation et d’exportation de ses ressources stratégiques. Nous espérons que la RDC renforcera sa coordination avec ses pays voisins et promouvoir ensemble la communication politique, la connectivité des infrastructures et la facilitation du commerce, afin de réaliser un développement coordonné de la région. La Chine est prête à oeuvrer ensemble avec la RDC, en mettant en valeur sa position géographique privilégié au coeur de l’Afrique, afin de construire un couloir fluide pour l’extension de la "ceinture et route" vers l’Afrique centrale et occidentale.
Troisièmement, consolider la paix et la stabilité et créer un environnement de sécurité pour le développement national. L’expérience de la réforme et de l’ouverture sur l’extérieur de la Chine pendant les 40 dernières années montre que la paix et la stabilité sont les conditions préalables pour le développement. Ces dernières années, la RDC a déployé d’importants efforts pour lutter contre les groupes armés négatifs dans l’est du pays et défendre l’unité nationale, réalisant ainsi des progrès considérables. La Chine soutient depuis toujours les efforts de la RDC dans la préservation de sa souveraineté d’État et de son intégrité territoriale. À l’avenir, la Chine entend continuer à poursuivre sa coopération avec la RDC dans les domaines de la paix et de la sécurité, afin de l’aider à renforcer ses capacités en matière de défense nationale et de maintien de la paix. Nous espérons que les différentes parties congolaises pourront placer l’intérêt fondamental du pays et du peuple devant toute autre considération, préserver ensemble la paix et la stabilité chèrement acquises, et créer un environnement de sécurité propice au développement socio-économique.
Quatrièmement, innover les modes de la coopération et enrichir ses moyens. Depuis son lancement il y a 10 ans, le contrat sino-congolais a donné des résultats fructueux et insufflé une forte vitalité dans le développement socio-économique du Congo. Les faits montrent que ce mode de coopération mutuellement avantageuse a résisté aux épreuves du temps et répondu aux besoins de la coopération sino-congolaise. Il mérite d’être étendu à d’autres domaines. Les entreprises des deux pays peuvent étudier activement de nouveaux modes de coopération gagnant-gagnant, afin de réaliser une nouvelle version de la coopération globale. Ces dernières années, au fur et à mesure de la montée en gamme des investissements chinois en Afrique et en RDC, de plus en plus d’entreprises chinoises optent pour un modèle de coopération qui associe l’investissement, la construction et l’exploitation, car ce modèle permet aux projets de coopération d’avoir des effets sur le long terme et facilite le transfert de technologies et d’expériences. Nos deux parties peuvent exploiter le potentiel de coopération en la matière.
Cinquièment, améliorer l’environnement d’investissement et créer un climat favorable aux affaires. La Chine encourage depuis toujours les entreprises chinoises performantes et crédibles à s’installer en Afrique et en RDC. À présent, l’investissement cumulé de la Chine en RDC a déjà dépassé 10 milliards de dollars américains. Le climat d’affaires est un critère très important pour les entreprises congolaises et étrangères quand elles décident d’investir ou non. En 2016, l’entrée en vigueur de l’Accord sino-congolais sur la protection des investissements a accordé une garantie juridique à la coopération entre nos deux pays dans le domaine de l’investissement. Par ailleurs, le gouvernement congolais mène actuellement une réforme administrative et fiscale. Nous espérons que la partie congolaise fera de l’allègement des charges des entreprises un objectif principal de la réforme, mettra en oeuvre les mesures d’amélioration du climat d’affaires, et protègera effectivement les droits et intérêts légitimes des entreprises étrangères en RDC. Les entreprises privées chinoises possèdent des atouts tels que la réaction rapide au marché et la souplesse dans la prise de décisions, mais leurs résiliences face aux risques sont relativement faibles. En conséquence, la création d’un climat d’affaires favorable et prévisible est crucial pour attirer les investissements privés.
Sixièmement, renforcer la coopération pour le mieux-être du peuple et faire profiter la coopération à la population. Depuis le lancement de la réforme et de l’ouverture sur l’extérieur il y a près de 40 ans, le gouvernement chinois a toujours considéré l’amélioration de la vie du peuple comme sa priorité. Voilà une raison importante pour laquelle le gouvernement chinois dispose d’une base solide dans l’exercice du pouvoir. La Chine est prête à intensifier sa coopération avec la RDC dans le domaine du bien-être du peuple, pour que de plus en plus de Congolais se sentent heureux et satisfaits de notre coopération. La Chine entend continuer à multiplier ses échanges avec la RDC dans les domaines de la culture, de l’éducation, des arts, des sports, des collectivités locales, des médias, des think-tanks et de la jeunesse, afin d’apporter des bénéfices tangibles aux deux peuples à travers les échanges et la coopération, et de consolider la base sociale de la coopération sino-congolaise à travers la compréhension mutuelle et la complicité entre nos deux peuples.
Septièmement, poursuivre le principe de l’ouverture et former une synergie de la coopération internationale. La coopération sino-congolaise est ouverte, et non pas exclusive. Dotée d’un atout énorme en termes de ressources naturelles et de marché, la RDC possède de multiples partenaires internationaux. La Chine n’a ni l’intention ni les moyens de monopoliser le marché congolais. Au contraire, nous souhaitons que les partenaires internationaux et régionaux accordent une plus grande attention à la RDC et renforcent la coopération avec elle, afin de former une synergie et de contribuer ensemble à la paix, à la stabilité, au développement économique et au mieux-être du peuple.
La RDC est un pays immense doté de ressources naturelles abondantes et d’un peuple travailleur. Contrairement à ceux qui sont pessimistes sur l’avenir du Congo, la Chine a pleinement confiance et espoir en la perspective du développement et de la montée en puissance de la RDC. Elle souhaite avancer main dans la main avec la RDC sur la voie du développement et être toujours une énergie positive dans le développement de la RDC.
Pour terminer, j’exprime mes vives félicitations pour le succès de ce colloque.
Je vous remercie.

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