CONFERENCE EXTRAORDINAIRE DE BRAZZAVILLE
Les Chefs d’Etats de la CEEAC appelés à financer le Fonds bleu
mercredi 11 octobre 2017

Il s’est tenu le week-end dernier à Brazzaville, une rencontre réunissant les ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) et de la CEA (Communauté Est-Africaine). Au rendez-vous, les participants ont entériné la feuille de route produite lors des travaux du segment des experts de la sous-région, dans le but d’opérationnaliser la Commission du Bassin du Congo et le Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

Vu la nécessité d’accélérer l’opérationnalisation de cette commission, les ministres ont exhorté le président de ladite commission de poursuivre les efforts nécessaires pour la concrétisation de celle-ci. Ils ont, à l’occasion, émis le vœu de voir les pays de la CEEAC et de la CEA se mobiliser davantage, en vue d’assurer leur pleine participation aux travaux de la Commission du Bassin du Congo. Mais aussi, pour que le Fonds bleu devienne l’instrument financier de cette institution.
Au cours de ces assises, indique Environews, les ministres ont convenu également que la Commission du bassin du Congo change de dénomination en devenant, " Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) ". Aussi, en vue de planifier des actions urgentes à mener dans le cadre de l’opérationnalisation du Fonds bleu pour le bassin du Congo, une réunion sera-t-elle organisée à Bonn, en marge de la COP23.
Cette rencontre devra permettre la planification de l’organisation, au mois de janvier 2018, de la première conférence internationale de la CCBT, sur la mobilisation financière.

FLORAISON DE FONDS
En dehors du Fonds bleu pour le Bassin du Congo qui se veut opérationnel, il existe déjà d’autres fonds dans la région. Pour l’Afrique centrale, ce mécanisme vient s’ajouter notamment au Fonds pour l’économie verte d’Afrique centrale (FEVAC).
Cependant, la mise en place de ce nouvel outil de mobilisation des fonds en faveur de la conservation en Afrique centrale laisse perplexes certains observateurs qui, selon eux, pensent que le Fonds bleu serait un mécanisme de plus, destiné à étouffer ceux existants.
S’exprimant sur ce point, la Ministre congolaise du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault, s’est voulu explicite :"Quand j’entends certains critiquer déjà de l’intérieur, et remettre en cause le bien-fondé de notre initiative, sous prétexte qu’il existe d’autres fonds, cela m’inquiète. Bien sûr, le Fonds bleu comme tous les autres, se doit d’être opérationnel".
De son côté, la société civile soutient la mise en place et l’opérationnalisation du Fonds bleu pour le Bassin du Congo. Néanmoins, elle souhaite voir évoluer côte à côte, les différents fonds afin d’atteindre les objectifs leur consignés, tout en capitalisant les acquis institutionnels de ceux-ci.
"Nous voulons bien nous rassurer que nous ne sommes pas en présence d’une initiative de plus, ou d’une initiative de trop. Nous voulons bien nous assurer que cette dernière prend en compte tout ce qui a été fait en amont pour voir ce qui peut être mis en lien afin de bâtir des synergies", a fait savoir le président de la Conférence sur les Ecosystèmes de Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale, Louis-Roger Essola Etsoa.

ALIMENTER LE FONDS EN RESSOURCES FINANCIERES

En ce qui concerne le ravitaillement en ressources financières du fonds, la Secrétaire générale adjointe de la CEEAC, Mfoula Thérèse Chantal, en appelle à la bonne volonté de tous et à la prise de conscience collective.
Sachant les difficultés de contribution que connaissent les Etats pour honorer leurs engagements vis-à-vis des institutions, l’oratrice a tapé du poing sur la table : "Nous comptons sur tous les chefs d’Etats afin que le Fonds soit ravitaillé", a-t-elle martelé.
Il sied de rappeler que le Fonds bleu pour le Bassin du Congo a été créé en mars 2017 à Oyo, en République du Congo. Il vise à permettre aux Etats de la sous-région de passer d’une économie liée à l’exploitation des forêts à une économie s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux et de celles des fleuves.
La Commission du bassin du Congo est, quant à elle, l’un des trois blocs créé en novembre 2016, à Marrakech, lors du premier Sommet africain de l’action en faveur de la Co-émergence de l’Afrique, tenue en marge de la COP22.
Fyfy Solange TANGAMU
Tiré du n°5488 du mardi 10 octobre

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