JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FILLE
L’UNFPA invite les pays à soutenir le pouvoir des filles pour un avenir meilleur
jeudi 12 octobre 2017

"Donner pouvoir et autonomie aux filles : avant, pendant et après les crises". C’est le thème retenu à la célébration de la journée internationale de la fille hier mercredi 11 octobre. A cette occasion, le représentant adjoint de l’UNFPA en RDC, M. Ohashi Keita, a lu le message de la directrice exécutive lors d’une cérémonie qui a eu lieu au Lycée Ste Germaine de N’Djili.

L’UNFPA invite les Etat à « soutenir le pouvoir des filles avant, pendant et après les crises, pour qu’elles puissent bâtir un avenir meilleur pour elles-mêmes et leur communauté ». « Aujourd’hui, les filles bénéficient de meilleures perspectives d’avenir que les générations précédentes, et ce à bien des égards », a déclaré Ohashi Keita.
D’après le n°2 de l’UNFPA en RDC, « on observe une amélioration de la prospérité et de la nutrition, une baisse du nombre de mariages d’enfants et de grossesses chez les adolescentes, ainsi qu’une hausse du niveau d’études des femmes et de leur part dans la population active ».
« Ces avancées, a-t-il souligné, sont toutefois loin d’être universelles, et sont de plus en plus timides dans de nombreuses régions du monde. Les populations les plus pauvres, en particulier les filles, sont souvent laissées pour compte et leurs droits bafoués. Leur niveau d’instruction et les opportunités qui s’offrent à elles sont limités, et elles sont plus susceptibles d’exercer des emplois moins rémunérateurs et plus risqués que les filles plus aisées financièrement, a fait remarquer l’UNFPA.

DANGERS
Outre ces obstacles sociaux, les filles restent fortement exposées aux violences basées sur le genre, aux grossesses non désirées et aux accouchements à risque. Une fille sur quatre sera mariée avant l’âge de 18 ans et une adolescente sur cinq deviendra mère entre 15 à 19 ans, a-t-il évoqué.
Du fait des inégalités entre les sexes enracinées, les catastrophes et les conflits peuvent rendre des situations déjà difficiles encore plus critiques pour les filles, a indiqué Ohashi Keita. Selon lui, la lutte pour la survie dans laquelle elles sont engagées aux côtés de leurs familles ne leur laisse que peu de choix.
Malgré ces difficultés, note le n° 2 de l’UNFPA, de nombreuses filles assument un rôle crucial au sein de leur foyer et de leur communauté, même dans les contextes de crise. Elles sont souvent les premières à intervenir auprès de leurs familles pour prendre soin d’elles et à mettre en place des réseaux produisant le capital social et la résilience dont les communautés ont besoin pour survivre. La protection et la défense de leurs droits, de leur santé et de leur bien-être sont donc des éléments essentiels de la préparation aux crises, d’interventions efficaces et du relèvement.

ENGAGEMENTS
Par ailleurs, l’UNFPA œuvre à garantir la santé des filles, leur autonomie, et, par là même, leur résilience face aux crises et dans la reconstruction de leur société. Le Fonds soutient l’élaboration de programmes de santé, d’éducation et d’autonomisation plus inclusifs qui, tenant compte de l’âge et du sexe, souvent menés par des filles, permettent à ces dernières de mieux se faire entendre au sein de la communauté.
En créant des espaces sûrs, en fournissant des services de santé sexuelle et reproductive et des informations sur le sujet, et en encourageant le leadership et la participation des jeunes, "nos partenaires et nous innovons afin d’atteindre, de mobiliser et d’autonomiser les adolescentes, et de veiller à répondre non seulement à leurs besoins, mais aussi à leurs aspirations ".
Dans le cadre des objectifs transformateurs de l’UNFPA, "Nous continuerons de collaborer avec nos partenaires pour mettre fin à la violence à l’égard des filles, y compris aux mariages d’enfants et aux mutilations génitales féminines. Nous nous efforcerons de garantir à toutes les filles, partout dans le monde, le respect de l’ensemble de leurs droits et leur accès aux opportunités dont elles ont besoin pour réaliser leur potentiel ". Mathy MUSAU

Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée internationale de la fille Autonomiser les filles : Répondre aux situations d’urgence et planifier la résilience 11 octobre 2017

Cette Journée internationale de la fille s’inscrit dans une période troublée, où le monde est confronté aux problèmes des déplacements forcés, du changement climatique et de l’extrémisme violent, qui prennent une ampleur grandissante. Qu’elles soient provoquées par des conflits armés ou des catastrophes naturelles, les crises humanitaires affectent toujours principalement les femmes et les filles. Celles-ci représentent plus de 75 % des réfugiés et des personnes déplacées menacées par la guerre, la famine, les persécutions et les catastrophes naturelles. Elles sont également exposées au risque d’exploitation et d’abus sexuels pendant les conflits et dans les camps de réfugiés
Le thème de cette Journée internationale - " Autonomiser les filles : Répondre aux situations d’urgence et planifier la résilience " - entre en résonance avec l’engagement pris par l’UNESCO de promouvoir la protection des filles contre les conflits et la violence et de renforcer leur résilience, tout en assurant leur pleine participation aux processus de médiation et de négociation. Tel est l’objectif de la résolution historique du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité (résolution 1325), qui vise à faire participer davantage les femmes à la prise de décisions en vue de la prévention et du règlement des conflits. Dix-sept ans plus tard, l’autonomisation des filles et des femmes est essentielle au succès de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée internationale de la fille Autonomiser les filles : Répondre aux situations d’urgence et planifier la résilience 11 octobre 2017 DG/ME/ID/2017/36 - page 2 2030. Ce programme promet de ne laisser personne de côté - les filles, dont les besoins sont les plus grands, doivent être les premières à en bénéficier. En collaboration avec ses États membres et ses partenaires, l’UNESCO pilote la mise en œuvre du Cadre d’action Éducation 2030, qui vise à favoriser le développement de l’éducation comme moyen de transformer la vie des filles et des adolescentes sur les plans social, économique et politique. En 2011, j’ai lancé le Partenariat mondial de l’UNESCO pour l’éducation des filles et des femmes, " Une vie meilleure, un avenir meilleur ", l’éducation des adolescentes étant un moyen de rompre le cercle de la pauvreté et de favoriser une plus grande justice sociale. Partout dans le monde, ce partenariat dote les adolescentes de connaissances, de valeurs et de compétences, et ses bienfaits profitent aujourd’hui - et profiteront demain - à leur famille et à leur communauté. Aucune société ne prospérera et aucun accord de paix ne durera si l’on ne donne pas aux filles les moyens d’agir en matière de consolidation de la paix et de reconstruction. Il est temps de placer cet impératif au centre de tous les efforts que nous déployons pour faire face aux fragilités, aux conflits et à la violence. Tel est le message de l’UNESCO aujourd’hui.
Irina Bokova

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