Le dialogue intergénérationnel au coeur de la Journée internationale de la jeune fille
jeudi 12 octobre 2017

Le monde a célébré hier mercredi la journée de la jeune fille. Une occasion pour l’ONG Pépinière de placer le curseur sur le dialogue entre les organisations féministes expérimentées et les jeunes femmes.

« Progrès des filles égal Progrès des objectifs : Ce qui compte pour les filles ». C’est autour de ce thème que des conférenciers ont débattu hier à Kinshasa. Parmi les panélistes Mme Marie-Madeleine Kalala de Caucus de femmes a expliqué la genèse des mouvements féminins en RDC. Il s’est ensuite appesanti sur l’évolution de la situation qui a conduit a l’incise dans la Constitution du 18 février en vue de la participation équitable des femmes à tous les niveaux. Malgré ces avancées même sur le plan juridique, la parité en RDC est loin d’être une réalité.
Ce combat, a souligné cette activiste des droits des femmes, ne peut jamais s’arrêter. Il doit être pérenne, pour des générations futures, a soutenu la ministre honoraire des droits humains. « On vient dans les mouvements associatifs avec un idéal, un rêve, parce qu’on se met au service des autres », a martelé Marie-Madeleine Kalala. Elle a, ensuite, insisté sur l’éducation et l’instruction de la jeune fille pour arriver à avoir une transformation structurelle sur terrain.
Pilote de son état, membre de la génération montante des activistes des droits des femmes, Mamitsho Lobo a salué l’organisation de ce dialogue intergénérationnel qui a mis autour d’une table les seniors, la génération actuelle et les juniors.
D’après cette pilote, la lutte sur les droits des femmes a beaucoup de contraintes, telles l’absence de dialogue entre les trois générations, le manque de confiance, la non appropriation du combat, l’absence de mentorat. Mamitsho milite pour qu’il y ait des femmes candidates lors de l’élection présidentielle.

L’AUTONOMISATION DES ADOLESCENTES, SELON LES CHERCHEUSES DE LA PEPINIERE

Au cours de cette rencontre, les filles chercheuses de la Pépinière ont présenté le rapport de l’enquête Quantitative sur la situation économique des Adolescentes et Jeunes Femme à Kinshasa. En menant cette enquête, les objectifs visés étaient entre autres de mieux comprendre la situation actuelle des adolescentes/jeunes femmes de diverses catégories ; comparer la situation des adolescentes/jeunes femmes à celle des adolescents/jeunes hommes ; mieux comprendre les expériences, perceptions et aspirations des adolescentes et adolescents concernant l’autonomisation économique ; identifier les facteurs qui ont un impact sur l’autonomisation économique des adolescentes/jeunes femmes et identifier les impacts de l’autonomisation économique sur les autres domaines de la vie des AJF.
Le rapport présenté a cherché à pallier des lacunes quant aux informations disponibles sur la compréhension de la situation socio-économique des filles adolescentes et jeunes femmes à Kinshasa. Elle met également en évidence certains faits surprenants et non documentés auparavant, tels que l’impact du niveau de vie sur la précocité dans des activités économiques des AJF, le début précoce des activités économiques des filles en général ainsi que la non-correspondance entre le fait d’être actif économiquement et l’autonomisation économique.
Cependant, l’analyse désagrégée par genre, âge et parfois par niveau de vie dans le quartier de résidence, a permis de déterminer certains facteurs contribuant à une meilleure compréhension de la situation globale, mais aussi des expériences et perceptions des AJF. Le rapport a pu identifier dans quelle mesure les expériences des AJF à Kinshasa sont différentes de celles des AJH.
Globalement, les adolescentes mineures à Kinshasa sont confiantes en elles-mêmes, gérant de nombreuses responsabilités entre études, travail rémunéré et travaux domestiques et ce, dès le plus jeune âge, note la source. Bien qu’elles ont souvent des opinions conservatrices sur l’égalité genre, elles ont des aspirations personnelles et souhaitent atteindre un haut degré d’autonomisation socio-économique, souligne l’enquête.
En outre, les filles vivent dans des conditions parfois difficiles bien avant l’âge adulte : elles ont moins d’accès à l’éducation, moins d’indépendance financière et moins de pouvoir décisionnel que les AJH, tout en étant fortement exposées aux violences sexuelles, physiques et émotionnelles. Pour les jeunes femmes majeures s’ajoutent des réalités de la vie conjugale et parentale qu’elles commencent plus tôt que les AJH, fait remarquer la source.
Pour terminer, la directrice de l’ong la Pépinière, Pascale Barnis, s’est dit satisfaite de la réussite de cette activité qui a permis aux uns et aux autres de prendre un engagement ferme sur la lutte des droits des femmes. « Engageons-nous ensemble pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui en promouvant le dialogue intergénérationnel », a-t-elle conclu. Mathy MUSAU

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