La route de Kimwenza dévisagée par des ravins
mercredi 18 octobre 2017

La route de Kimwenza, prolongement de l’avenue des Cliniques universitaires, se présente aujourd’hui dans un état de délabrement très avancé. Depuis l’année dernière, deux érosions ont creusé cette avenue qui reliait le Trafic du campus à ce qui était considéré alors comme un faubourg de la ville de Kinshasa, la cité de Kimwenza dans la commune de Mont Ngafula.

Partant du Triangle du campus, l’avenue des Cliniques universitaires présente des nids de poule, mais la circulation n’est pas gênée jusqu’au niveau du Trafic de l’Unikin. Mais, après déjà, l’avenue s’appelle Route de Kimwenza. Elle présente des irrégularités. Les véhicules roulent tantôt sur du sable, tantôt sur le reste du macadam qui résiste encore. Au niveau de l’arrêt Mabanga, la destruction de cette route devient manifeste. Les véhicules de transport en commun peuvent aller néanmoins jusque vers l’arrêt Makaya tombeau. Au-delà, la route n’est plus praticable, car détruite par deux grandes érosions. Après avoir attendu longtemps une réfection qui n’arrive pas, les habitants de Kindele et de Kimwenza, semblent avoir baissé les bras. Comme Mme Pauline qui habite le quartier Manyonzi, elle se dit désespérée. Elle déclare que l’on a abandonné cette route car il n’y a aucune grande unité de production à Kimwenza. La priorité est accordée aux routes qui présentent un intérêt économique. La nôtre ne vaut rien pour nos dirigeants. "
Pour François qui tient une pharmacie à quelques encablures de l’érosion de l’arrêt Bambou, il répond avec humour et une certaine résignation. " Chaque semaine, on vient filmer. Nous avons répondu à un tas de questions, mais rien ne change. De son doigt pointé vers le site érosif, il nous montre des débris, huit maisons commerciales ont été englouties par cette érosion. De l’autre côté quatre maisons commerciales ont été détruites. Le marché qui était là-bas de l’autre bord a été emporté… Les poteaux de la Snel, les tuyaux de la Regideso y sont passés."
Pour Mme Tina du quartier Kindele, ce sont les pluies du mois de décembre de l’année dernière et particulièrement celle du 24 décembre, qui ont été à la base de cette catastrophe. Nous souffrons sérieusement. Le ravin a emporté tout notre espoir. L’eau du robinet ne coule plus, nous sommes privés d’électricité. Les bus ne viennent plus. Nous sommes obligés de marcher tous les jours…Et bien plus, les activités économiques ne tournent qu’au ralenti. Nous nous approvisionnons difficilement. "
Pour Jacques, un des employés des Jésuites, la cité de Kimwenza est un site touristique en soi. La verdure attire. A l’époque, c’était un cadre bien indiqué pour les pique-niques et autres loisirs. Mais, avec la détérioration de l’état de la route, les visiteurs sont de moins en moins nombreux.
Et d’ajouter que Kimwenza est un site universitaire. Il abrite le philosophât des Jésuites à St Pierre Canisius et l’Institut supérieur agrovétérinaire (ISAV) ainsi qu’une importante bibliothèque. Des écoles primaires et secondaires très réputées à l’époque. Un site religieux, notamment les congrégations catholiques ont choisi le cadre pour leur noviciat, postulantat et autres activités religieuses. Faubourg de la ville de Kinshasa, mais en plus depuis une dizaine d’années, cette contrée a pris l’allure d’une agglomération avec ses quartiers qui ont poussé autour de la paroisse catholique et du Lycée de Kimwenza.
Mais, la route de Kimwenza dessert un ensemble d’agglomérations de plus en plus étendues : Kindele, Cogelos, Plateau Kimwenza et autres quartiers comme Manyonzi, Trois Maisons…
Concernant l’impraticabilité de cette route, Camille Mulombayi a souligné : "ce n’est pas Kimwenza seule, mais une grande partie de Kindele, commune de Mont-Ngafula, qui est concernée. Chaque pluie inquiète, car ainsi s’évanouit l’espoir de voir la réhabilitation de cette route, ajoute-t-il.
Mais comment expliquer le ravinement à répétition de cette route ? Les superstitieux, eux, une dizaine d’hommes et de femmes, trouvent la raison dans la colère des chefs coutumiers. Ils avancent que ces derniers sont déterminés à détruire Kindele et ses environs. Voilà qui provoque les érosions.
Pour une frange encore plus importante, cette situation est due au manque d’une politique adéquate d’urbanisation. Lorsqu’on a loti Kindele et Kimwenza, on n’avait pas tenu compte des normes urbanistiques.
Bâtie sur de hautes collines, cette contrée est disposée pour recevoir des érosions. Faute d’une bonne canalisation, le quartier se ravine à chaque pluie. C’est depuis 2009, selon des sources concordantes, que la route de Kimwenza connaît des érosions à répétition. D’abord l’érosion de Makaya au niveau de la police et celle qui a menacé Sept kilomètres. Là, la solution a été trouvée. Mais curieusement, en une année, deux érosions ont fait leur apparition sur la même route...
Pour éviter l’enclavement, il existe deux exutoires, une route qui conduit vers Masanga Mbila et une autre vers Bel-Air, les deux donnant sur By Pass.

La route CECOMAF connait un début de réhabilitation
Les automobilistes qui empruntent la route CECOMAF peuvent se frotter les mains parce que ce tronçon est en train d’être réhabilité dans sa partie comprise entre l’avenue Mavanga et le virage.

Cet axe était dans un état de délabrement total. Il y a près de 5 jours, la population était surprise de voir des camions de grand tonnage jeter des moellons, la terre jaune. Hier les tractoristes s’activaient à remblayer ces pierres à la grande satisfaction de la population. Pourtant, une semaine plus tôt, cette partie était méconnaissable. Un camion transportant du sable a failli se renverser à cet endroit à cause du mauvais état de la route. C’est dire que les voitures qui partent du quartier 1 pour CECOMAF sont obligées de faire un détour par la station Engen au quartier 8, en passant par sainte Thérèse ou le boulevard Luemba qui, lui aussi se trouve dans un état défectueux, pour déboucher au virage du quartier 8. A la place "Ndunga-Ndunga", la route a été également remblayée, alors qu’il y a plus d’un mois, cet axe était méconnaissable.
Mais avec les dernières pluies, des flaques d’eau ont repris droit de cité.
Dans les endroits où la route a été rénovée, il n’existe pas de caniveaux. Et là où il en existe, la population les a transformés en poubelle.

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