SELON TROIS ORGANISMES DE NORMALISATION
L’utilisation des normes peut rendre des villes plus intelligentes
jeudi 19 octobre 2017

* Pour sa part, l’association pour la promotion de la métrologie et la normalisation en RDC (APROMEN) recommande des campagnes de sensibilisation à ce sujet.

La Communauté internationale a commémoré le 14 octobre, la journée mondiale de la Normalisation. Pour 2017, les dirigeants de plus grands organismes de normalisation au monde (Organisation Internationale pour la Normalisation "ISO", Union Internationale des télécommunications "UIT" et la Commission Electrotechnique Internationale "CEI ") se sont accordé autour du thème "les normes rendent les villes plus intelligentes".

L’association pour la promotion de la métrologie et la normalisation en RDC (APROMEN) a mis à profit la célébration de cette journée pour formuler quelques recommandations. Pour que la normalisation joue son rôle d’outil d’intégration, de développement durable et de voie d’accès à la qualité des villes intelligentes en RDC, cette association estime que le pays devrait intensifier des campagnes de sensibilisation, de formation et de plaidoyer sur la matière.
La RDC devrait aussi activer la production d’un cadre légal et réglementaire cohérent, basé sur les principes de consensus, de transparence, d’ouverture et de cohérence universellement reconnus.
Selon cette association, les réformes pour la pratique rationnelle des activités de la normalisation en RDC constituent un atout essentiel dans les objectifs d’intégration économique, de modernisation et d’émergence. Tous les pays émergents et développés expérimentent cette réalité.

OPTIONS
Dans leur message conjoint à l’occasion de cette journée, les dirigeants de l’ISO, de la CEI et de l’UIT dévoilent les caractéristiques que les villes modernes doivent tenir si elles souhaitent rester compétitives et offrir une qualité de vie décente à leurs habitants. Celles-ci, soulignent-ils, sont caractérisées notamment par un approvisionnement en eau douce suffisante, l’accès universel à une énergie plus respectueuse de l’environnement.
Les villes intelligentes se définissent également par la possibilité de se déplacer efficacement d’un lieu à un autre et l’instauration d’un climat de confiance et de sécurité. Les trois organismes sont d’avis que "la construction d’une ville intelligente est une tâche très complexe et que chaque ville est confrontée à se propres défis et met en œuvre une combinaison de solutions qui lui sont spécifiques". C’est ainsi, qu’ils affirment que " les normes internationales constituent un dénominateur commun qui simplifie considérablement cette tâche (la construction d’une ville intelligente) ".

SECURITE

Par ailleurs, les dirigeants de l’ISO, de la CEI et de l’UIT notent que les normes internationales soutiennent le développement de solution sur mesure qui peut être adaptées aux circonstances particulières d’une ville donnée. " Elles rassemblent les connaissances des experts et les meilleures pratiques, et sont essentielles pour garantir la qualité et la performance des produits et services. De plus, elles assurent la comptabilité entre les différentes technologies et aident les utilisateurs à comparer et choisir la meilleure solution disponible. Les normes ouvrent également la voie à un éventail de produits et services plus large. Elles contribuent à accroitre la concurrence et stimule l’innovation ".
Dans une approche axée sur les systèmes, elles permettent d’intégrer des structures ou des solutions provenant de différents fournisseurs. Les Normes internationales garantissent l’interopérabilité et la sécurité à tous les niveaux de la ville. Elles constituent la base de l’accès à l’électricité et aux nombreux dispositifs et systèmes fonctionnant à l’électricité et contenant de l’électronique. Les normes viennent en appui aux technologies de l’information et de la communication qui permettent la collecte, l’échange et l’analyse des données et garantissent la sécurité de l’information. Elles donnent des orientations importantes sur tous les aspects de la vie urbaine, y compris les bâtiments économes en énergie, les transports intelligents, l’amélioration de la gestion des déchets, le développement durable des communautés, et bien d’autres choses encore.

UNE LEGISLATION CADUQUE EN RDC

Les dirigeants de l’ISO, de la CEI et de l’UIT croient dur comme fer qu’ " en utilisant les normes, nous pouvons rendre nos villes plus intelligentes, étape par étape. Des îlots d’intelligence individuels peuvent se développer simultanément et s’interconnecter ". Il est réconfortant de savoir que les normes internationales faciliteront le développement progressif et intégré de la ville intelligente.
" Cette affirmation est valable pour toutes les villes du monde y compris celle de la rd-Congo en particulier, moyennant une pratique conséquente et rationnelle des activités normatives ", estiment l’APROMEN pilotée par Bertin Bululu.
L’APROMEN déplore le fait qu’en RDC " les activités de normalisation sont aujourd’hui caractérisées entre autres par : une législation dépassée, une pratique éparse et très faible au regard des besoins du pays. La RD Congo ne dispose pas des statistiques officielles quant à l’implémentation des normes nationales et surtout l’absence des moyens matériels et financiers adéquats.
Cet état des choses a des effets néfastes sur l’économie nationale, en l’occurrence, la faible intégration nationale et régionale. La RDC exporte des matières premières avec faibles valeur ajoutée ainsi que la difficulté de diversification et de compétitivité des produits et services locaux.
Grâce à la mondialisation, les activités de la Normalisation ont pris une telle ampleur qu’elles font l’objet des centaines d’organisations internationales. D’après la française Claude Revel (Experte en intelligence économique), citée par la source, plus de 1.200.000 (un million deux cent mille) normes internationales ont été déjà produites par diverses organisations. Celles-ci couvrent pratiquement tous les domaines d’activités humaines. Dina BUHAKE

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