AU REGARD DE L’IMMENSE POTENTIEL DU PAYS FACE AU DANGER DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
COP23 : la représentation de la RDC laisse encore à désirer
vendredi 17 novembre 2017

L’avenir écologique de la planète se joue à Bonn. Ville allemande qui abrite la 23èmeConférence sur le climat (COP23). Prévues pour deux semaines, ces assises internationales, qui ont démarré le 6 novembre dernier, rassemble environ 50.000 participants venus de quatre coins du monde.Ils discutent entre autres sur les modalités techniques et pratiques de la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat. A ce grand rendez-vous où se négocie le financement de l’accord, la République démocratique du Congo est bien présente, mais sa représentativité laisse encore à désirer.

Inscrite parmi les délégués des 196 Parties engagées à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement climatique, la délégation congolaise est conduite par le ministre Amy Amatobe de l’Environnement. Mais, sa seule présence ne suffit pas, vu les enjeux en vue. Encore faut-il que le pays soit mieux représenté aux plus hautes instances.
Deuxième poumon écologique de la planète après le Brésil, la RDC devrait, en principe, incarner le leadership de la région voire du continent africain au cours de cette conférence, au regard de l’important rôle qu’elle est appelée à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique et donc la protection de la nature.
La RDC dispose, en effet, du plus long fleuve du continent après le Nil. Elle regorge de la plus grande forêt au monde après l’Amazonie, gage de la biodiversité des animaux et des plantes. Sa faune et sa flore comptent ainsi parmi les plus fournies et diversifiées de la planète. Cette forêt influe considérablement sur le climat.

LES TOURBIERES DU BASSIN DU CONGO
A des milliers de kilomètres de la conférence de Bonn, la lutte contre le réchauffement climatique se joue présentement dans les tourbières du bassin du Congo. Ces vastes étendues qui retiennent des tonnes de carbone dont le rejet dans l’atmosphère porterait un rude coup à l’accord de Paris.
Cet argumentaire révolutionnaire a été présenté fin octobre par Greenpeace, lors d’une récente mission à Lokolama, un village isolé à trois heures de piste de Mbandaka, dans le nord-ouest de la RDC, en pleine forêt équatoriale."Nous avons publié pour la première fois cette année une carte qui montre que ces tourbières couvrent 145.000 km2, soit une zone un peu plus grande que l’Angleterre. Nous pensons qu’elles stockent environ 30 milliards de tonnes de carbone. Cela représente autant de carbone que les émissions d’énergie fossile de toute l’humanité sur trois ans", avance un expert scientifique de la mission Greenpeace, Simon Lewis.
Plaidoyer
Aux assises de Bonn où se négocie le financement de la lutte contre le réchauffement climatique, le Gouvernement congolais tâche d’obtenir l’aide internationale, misant notamment sur la récente mission de Greenpeace au pays. "Les efforts de la RDC pour protéger les forêts ne sont pas suffisamment rétribués par la solidarité internationale.
Le pays s’attendait à des financements conséquents pour mettre en oeuvre des projets de développement en faveur des communautés locales et d’une agriculture durable qui limite la déforestation. Or, l’Etat n’a pas les moyens",indique un conseiller du ministre de l’Environnement, Joseph Katenga.
Les enjeux aujourd’hui sont tels que la RDC devraient se donner tous les moyens pour se faire entendre. Notamment en haussant son niveau de représentation. La présence des plus hautes autorités de l’Etat était requise. Car, ce qui se joue à Bonn, c’est l’avenir de la planète. Or, cet avenir passe inéluctablement par le grand Congo.
Il ne faudrait donc pas que l’avenir de la planète se fasse sans la RDC. Dans le passé en effet, l’uranium du Katanga avait été utilisé pour la fabrication de la bombe atomique qui avait été larguée au Japon. Le caoutchouc, le cuivre, le coltan… du pays ont aussi été utilisé sur l’échiquier international, sans réellement que la RDC en tire profit. Au COP23, va-t-on encore se servir de notre forêt, de notre hydrographie, de notre faune, de notre flore… sans nous ? La réponse vaut son pesant d’or. FDA

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