Zimbabwe : Des enseignements contradictoires…
mardi 21 novembre 2017

Autant le souligner tout de go. Au-delà de certaines constantes et similitudes, chaque pays africain a sa spécificité. Ce serait donc fort de café que de faire des projections du cas zimbabwéen sur les autres pays du Continent. Quoi que cet exercice soit tentant et trahisse, dans la plupart des cas, les penchants des uns et des autres.
N’empêche. Les événements en cours au Zimbabwe charrient déjà quantité d’enseignements. Et des leçons ? Peut-être. D’abord, à ceux qui seraient enclins à l’oublier : Robert Mugabe tient son pouvoir des urnes. Et son mandat court encore.
De ce point de vue, l’initiative de l’Armée -pour autant qu’elle vise au finish la défenestration d’un président élu en fonction - est un coup d’Etat. L’Union africaine comme d’autres organisations internationales sont donc en droit d’en appeler au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
A ceux qui dans d’autres pays africains se prennent à rêver du scénario zimbabwéen, un autre rappel. A savoir que les pires dictatures kaki que l’Afrique a connues ont commencé par se présenter sous des auspices libérateurs, voire démocratiques.
Même notre très cher Colonel Joseph-Désiré Mobutu a pris le pouvoir pour mettre fin à la chienlit. Ce, sur fond d’une certaine approbation populaire. On connaît la suite.
Une fois que l’on a rappelé cela, un autre constat. A l’inverse du vin dont la durée est gage de qualité, la longévité au pouvoir est généralement source d’abus de…pouvoir. Surtout du fait de l’entourage. Ou de différents clans-au propre et au figuré- qui gravitent autour du pouvoir. Et ces abus sont invariablement portés au passif du Chef.
Plus l’exercice du pouvoir s’étale dans le temps, plus les dérives s’accumulent. Les proches étant davantage préoccupés par leurs équations individuelles que par le sort du pays. Une mécanique qui conduit immanquablement à créer un fossé entre le sommet et la base. Au point que le Président s’en trouve isolé et coupé de réalités. Ainsi naissent des "dirigeants hors sol".
Alors, plutôt que d’extrapoler béatement le cas Zimbabwe, méditions sur les enseignements contradictoires que ces événements donnent à tirer. Et ce n’est pas fini.
José NAWEJ

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