L’Eglise catholique de Kinshasa désormais partie prenante dans le combat politique
lundi 8 janvier 2018

Le complot concocté pour mettre la République Démocratique du Congo à feu et à sang à l’occasion d’une marche faussement « pacifique », mais en réalité « belliqueuse » de ce dimanche 31 décembre 2017, n’a pas atteint son objectif.

Préparée par des soi-disant laïcs catholiques, avec la bénédiction d’une petite frange de l’épiscopat catholique national, la lugubre machination a fait flop.
Le peuple chrétien catholique de Kinshasa n’a pas suivi l’appel et les autres confessions religieuses n’ont pas accompagné le complot. Les militants de l’opposition, dont les partis avaient pourtant assuré le clergé de leur participation, ont été invisibles. Plusieurs évêques à travers le pays se sont visiblement désolidarisés de la tentative du clergé de Kinshasa d’installer le désordre afin de faciliter la prise de pouvoir par la force.

Alors que des communiqués de presse rédigés à l’avance prévoyaient des dizaines des morts, il n’en fut rien. Le bilan de 5 morts, tout en étant déplorable, s’avère très éloigné de ce qu’auraient souhaité les ennemis de la paix.
Après avoir péroré sur un bilan de 12 morts, nos adversaires admettent le bilan de 5 morts. De plus, aucune des personnes ayant perdu la vie le 31 décembre 2017 n’a connu ce sort dans le cadre de la marche susvisée.

QUEL ETAIT L’OBJECTIF DE LA MANIFESTATION ?

En essayant de mobiliser les 160 paroisses catholiques de Kinshasa, les comploteurs, cachés sous le sigle d’une organisation des laïcs, juridiquement inexistante, espéraient remplir les rues de la Capitale congolaise avec une immense foule réclamant le départ de Joseph Kabila. En apparence pacifique, l’objectif avoué et déclaré par avance était d’installer, par ce coup d’Etat, un régime politique nouveau qui avait déjà trouvé son appellation :« Transition sans Kabila ».

La stratégie était suffisamment préparée. Pendant que certains chrétiens suivaient les messes au sein des églises, des bandes de voyous, encadrés par des militants des partis politiques de l’opposition radicale, attendaient dehors, non loin des églises, afin d’agrandir les rangs des chrétiens qui devaient se diriger vers le Palais de la Nation, pour y proclamer le début de la fameuse et subversive « Transition sans Kabila ».

Quelques jours auparavant, les forces de sécurité avaient démantelé un réseau d’hommes se préparant à accompagner militairement cette insurrection. L’assassinat d’un policier par des miliciens Kamuina Nsapu, le jour des événements, confirme le caractère rebelle du projet. Un Etat-major spécial de suivi de l’insurrection, composé desdits laïcs chrétiens, des politiciens et de quelques prélats, se réunissait régulièrement à Kinshasa afin de coordonner les opérations.

Une partie de la stratégie était décrite dans un document généreusement distribué à travers la capitale, la veille de la manifestation. Cette page expliquait aux participants les techniques et attitudes à adopter face aux forces de l’ordre, afin de décourager celles-ci.

Dès la proclamation de la « Transition sans Kabila », avec à sa tête le Cardinal Laurent Monsengwo, toute la presse internationale à la solde de ceux qui veulent resoumettre le Congo au colonialisme d’un nouveau type se serait mise à lancer des appels pour le soutien du nouveau régime. En cas de nécessité, des troupes étrangères seraient venues prêter main forte à l’insurrection.
La vanité, que dis-je, la brutalité et la vulgarité verbales, entendues après ces graves incidents témoignent de la profonde déception des commanditaires face à leur cuisant échec.

L’ESCROQUERIE DU 4 JANVIER 2018

Comme pour prolonger l’écho de l’insurrection échouée du 31 décembre 2017, et pour confirmer son appartenance à l’opposition congolaise, Laurent Cardinal Monsengwo a réuni le jeudi 4 janvier 2018 les dirigeants de l’opposition congolaise à la Cathédrale Notre Dame du Congo.

Par ce rassemblement d’un symbolisme qui ne trompe personne, le Prélat a montré ostensiblement aux Congolais et au monde entier l’usage qu’il veut faire de l’Eglise Catholique. Dorénavant, et sous sa conduite, l’Eglise romaine en République Démocratique du Congo participe directement au combat qui oppose ceux qui ont pour métier la politique. Malheureusement par cet acte aux conséquences incalculables, l’Archevêque de Kinshasa dévalue l’Eglise et fait perdre à cette auguste institution son rôle traditionnel de conciliateur.

En fait, le 4 janvier 2018 restera dans la mémoire des Congolais comme le jour d’une insulte extrêmement grave, d’une trahison. Estomaqués, les fidèles catholiques ont entendu le vieux prélat mettre sur le même plan historique et symbolique, les événements du 4 janvier 1959 et ceux du 31 décembre 2017. Il y a ici une véritable escroquerie, tant du point de vue historique que politique.

Le 4 janvier 1959, le peuple Congolais s’était révolté contre une colonisation soutenue par l’Eglise Catholique. Près de 60 ans après, toujours sous les mêmes influences, le 31 décembre 2017, une poignée de Catholiques a voulu renverser un pouvoir légitimement installé, sous le prétexte qu’il ne convient plus aux conservateurs belges. Le 4 janvier 2018, l’Eglise Catholique a tenté de constituer une opposition ayant pour objectif de resoumettre le pays à une nouvelle forme de colonisation.
Il est honteux que l’homme qui se prétend le « meilleur » de sa génération, et qui traite les autres de « médiocres », se laisse aller si bas dans la trahison tant de l’histoire que de l’avenir de son pays.

QUE CHERCHENT CEUX QUI COMBATTENT LES NATIONALISTES ?

La presse soumise aux ennemis de la RDC ne cesse de répéter à qui veut l’entendre que le but de la manifestation, présentée comme pacifique, du dimanche 31 décembre 2017 était d’amener le Gouvernement de la République Démocratique du Congo à respecter l’Accord de la Saint Sylvestre. En fait, l’objectif de la mafia, qui veut recoloniser la RDC, est très éloigné de tout souci d’organiser les élections. Le but de ces adversaires consistait à tout mettre en œuvre pour imposer, par la force, à la tête de notre pays une équipe d’hommes au service des intérêts directement liés à la haute finance internationale, désireuse de contrôler les ressources naturelles de notre pays.

IL FAUT DÉFENDRE LA DIGNITÉ DE LA RÉPUBLIQUE

Le combat que nous imposent aujourd’hui les valets de la haute finance internationale ne concerne pas la démocratie. Il n’a pas pour but un quelconque respect des accords de la Saint Sylvestre de 2016.

Non, ici il sied de rappeler que les comploteurs de l’Ile de Gorée, depuis leur messe noire du 12 au 15 décembre 2015, n’ont pas changé d’objectifs mais de stratégies. Après les échecs des journées villes mortes, des fronts anti-dialogue, ils entament maintenant une phase directement plus violente. Nous sommes en pleine subversion.
Dans cette confrontation, ceux qui promeuvent la démocratie et combattent pour les élections acceptent le calendrier publié par la CENI dans le respect des accords que les autres n’utilisent que comme alibi pour faciliter la recolonisation de notre pays, à l’aide de nos propres compatriotes aliénés, donc incapables de saisir les vrais termes des enjeux.

Aujourd’hui, défendre la dignité de la République, c’est prêcher la paix en respectant scrupuleusement les Institutions et notamment le calendrier électoral élaboré en toute indépendance par nos compatriotes et spécialistes de la CENI. La dignité ne consistera jamais en la soumission aux diktats d’une croisade dont le cerveau est situé à Bruxelles. Dans les circonstances d’aujourd’hui, la médiocrité demeure du côté de ceux qui ne savent pas se sacrifier pour la dignité de leur pays.
K.M./Analyste politique

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