Un énième sacré coup au…sacré
mardi 9 janvier 2018

L’histoire est un perpétuel recommencement. Attribuée à l’historien athénien Thucydide, cette affirmation n’a pas pris la moindre ride sous les tropiques zaïro-congolaises. Il est, cependant, certains domaines où cette répétition de l’histoire fait mauvais genre. Mieux, renseigne sur le mal profond dont souffre une société. C’est le cas du sacré.
A l’échelle d’un pays, d’une société … cela renvoie à tout ce qui est intouchable, hors de toute profanation. Ainsi, les symboles de l’Etat, dans une certaine mesure le pouvoir suprême lui-même, les religions- et ceux qui les incarnent - relèvent du sacré.
Voilà que depuis la IIème République et plus particulièrement la longue Transition Mobutu, les Congolais ont entrepris de désacraliser tous leurs symboles. Au nom d’une authenticité dévoyée, le Président Mobutu et ses épigones ont profané symboliquement l’Eglise catholique. Dans les années 90, pour faire du passé tabula rasa, des opposants de circonstance ont vidé le pouvoir, les symboles de l’Etat de toute leur sacralité. Résultat, le respect dû à l’autorité établie en a pris tel sacré coup qu’elle ne s’en est toujours pas totalement remise.
Cette logique se poursuit. Le bras de fer en cours entre le Pouvoir rd congolais et l’Eglise catholique participe, hélas, de cette désacralisation, devenue quasiment une seconde nature. Alors, qui est responsable du…sacrilège ? Tout le monde. Ou presque.
Lorsque sous Mobutu par exemple, le Pouvoir démissionne de ses responsabilités dans des secteurs basiques comme la santé, l’éducation, les infrastructures… les citoyens cessent de croire en leurs dirigeants. Ceux-là même qui personnifient l’Etat. En l’absence d’un mécanisme clair de renouvellement du leadership, les populations, poussées par des opposants pas toujours solubles dans le sens de l’Etat, entreprennent de détruire jusqu’aux symboles constitutifs de l’âme du pays.
Symétriquement, quand dans la décennie 90, l’alors Archevêque de Kisangani accepta le poste éminemment politique de Président du Parlement de transition post-CNS, il prenait le risque de voir des hommes politiques le …critiquer. Bien plus, lui asséner des coups. Bref, il avait cessé de n’être plus qu’un chef spirituel, symbole du sacré.
Ce qui devait arriver arriva. Parmi les adulateurs d’aujourd’hui de Mgr Monsengwo se trouvent ceux qui avaient organisé, il y a une vingtaine d’années, une marche monstre contre lui sur le boulevard du 30 juin. Il était question qu’il dégageât la scène politique.
Le même Prélat se retrouve au-devant de la scène….politique. Mieux, dans l’arène avec derrière lui notamment tout ce que le pays compte d’opposants radicaux. Et ses brebis qui se trouvent dans l’autre camp ? Les mêmes causes produisant les mêmes effets, pas besoin d’être clerc pour parier qu’au finish, le sacré en prendra un sacré coup. Si ce n’est déjà fait. José NAWEJ

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