A LA LUMIERE DE LA SITUATION DE LA LIBYE ET DE L’EGYPTE
Le Pouvoir et l’Eglise catholique appelés à privilégier la concertation
mardi 9 janvier 2018

* La RD Congo étant encore un Etat fragile parce qu’à peine post-conflit, une logique de confrontation pourrait faire le lit des partisans du schéma de sa balkanisation.

Le bras-de fer entre le Pouvoir l’Eglise catholique de Kinshasa, demeure l’un de principaux sujets qui défraient la chronique en ce début d’année 2018. Depuis, l’opinion, assiste à une sorte de bataille aux cornes entre les deux camps. Dans les rues de Kinshasa, chacun y va de son propre commentaire, selon que l’on soit partisan d’un côté ou de l’autre. Cependant, la question qui se pose est celle-ci : jusqu’où irait donc cette confrontation ? Subséquemment, quelle serait la part de la nation congolaise au cas où cet épreuve de force dégénérerait ? A priori, pas grand-chose, si ce n’est le chaos.

Peu importe la pertinence des arguments qu’auront avancés l’un et l’autre camp pour sa défense, nul sage ne conseillerait l’affront. Sauf si l’objectif est de mettre le feu sur la case. Parce que 2018 est réputée une année électorale en RD Congo, plus d’un analyse conseille les princes de l’Eglise catholique de Kinshasa et les tenants du pouvoir, de privilégier la voie de la concertation. En d’autres termes, les deux parties doivent se mettre autour d’une même table, en vue d’un dialogue franc et sincère. Cela pour plusieurs raisons. Premièrement, la RD Congo qui a connu plusieurs séquences de guerres, est encore à ce jour un Etat fragile. L’existence de plusieurs groupes armés actifs dans les provinces de l’Est du très vaste territoire du pays, en est une illustration parfaite.

UN BON PRETEXTE AUX PARTISANS DE LA BALKANISATION DU PAYS
La confrontation, tout comme la guerre, on peut à la limite savoir comment elle commence. Mais personne ne peut prétendre savoir comment elle se termine. La RD Congo étant la cible des multinationales adossées à certains pays qui ne jurent que par sa balkanisation, la cacophonie actuelle entre l’Eglise catholique de Kinshasa et le Régime risque de servir de prétexte aux seigneurs du fractionnement du territoire national, pour matérialiser leur dessein. Parce qu’il s’agit d’un projet connu de tous les acteurs locaux, y compris le clergé du pays, les efforts collectifs devraient plutôt porter sur la cohésion nationale, seule antidote au schéma de l’émiettement de la RD Congo concocté de l’extérieur.
A l’hypothèse que l’on soit arrivé que la RD Congo cesse d’exister dans son format actuel. Pas de Kabila comme Président de la République, tel que le souhaitent des acteurs politiques de l’Opposition soutenus par le clergé Kinois. Alors, le commun de mortel des Congolais se trouve en droit de connaitre celui-là même qui va diriger le pays avant les élections ? En d’autres termes, qui dirigera donc ce pays aux dimensions continentales et avec quels instruments de l’impérium. A-t-on jamais pensé une fois à la maîtrise et au maillage sécuritaire du pays en cas de coup de force ou de « soulèvement populaire réussi » ?

TIRER LA LEÇON DE LA LIBYE
Le « dégagisme » que certains préconisent pour la RD Congo, n’est pas sui generis. Plus près de nous, certains pays l’ont expérimenté. Le cas de la Libye est le plus emblématique. Le rêve des Opposants libyens à transformer le pays en un paradis sur terre, sans Mouammar El Kadhafi, s’est révélé un leurre. Bien pire, la Libye comme Etat a cessé d’exister. Ou preque. En lieu et place d’un Eden que leur faisaient miroiter leurs maîtres conspirateurs, les mêmes opposants se retrouvent à ce jour dans une situation de chaos permanant.
Après la mort le 20 octobre 2011 à Syrte, de celui que les Libyens avaient eux-mêmes surnommé " Le Guide de la Révolution de la Jamahiriya arabe libyenne ", le pays était devenu une véritable poudrière. Pas seulement.
Une autre leçon est à tirer de la situation qui avait prévalu la même année 2011 en Egypte. Les Africains gardent encore frais en mémoire, la fameuse et historique " révolution du 25 janvier 2011 " en Egypte. Pendant près de deux semaines, environ 5 millions d’Egyptiens avaient occupé l’espace public, détruisant les bâtiments de l’Etat et les symboles du pouvoir pour réclamer le départ du Président d’alors, Hosni Moubarak. A l’issue des séries de grèves et d’affrontements avec les Forces de l’ordre, Hosni Moubarak avait fini par concéder sa démission trois semaines plus tard. Soit, le 11 février 2011.
Alors que les Egyptiens s’attendaient une embellie après le départ de Hosni Moubarak du sommet de l’Etat, la situation a semblé aller de mal en pis. Le 3 juillet 2013, des forces armées égyptiennes avaient monté et réussi un coup d’Etat contre le Président Mohamed Morsi, élu un an plus tôt à l’issue de la Transition instituée après la révolution égyptienne de 2011. Voilà, deux cas d’école qui devraient interpeller les différents protagonistes de la " crise " politique en RD Congo. En cette année électorale, le bon sens interdit toute posture de nature à compromettre le processus déjà engagé.
Le 23 décembre 2018, date prévue pour la tenue du scrutin présidentiel, n’étant pas une éternité, l’Eglise catholique de Kinshasa et le pouvoir ont le devoir sacré de fumer le calumet de la paix. Grevisse KABREL

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