POURSUIVANT L’INSTRUCTION AU FOND DE L’AFFAIRE
Procès Kamwina Nsapu : le Tribunal militaire renvoie la cause au jeudi 18 janvier prochain
vendredi 12 janvier 2018

L’instruction au fond dans l’affaire des présumés miliciens Kamwina Nsapu se poursuit. Deux prévenus sont passés à la barre au cours de l’audience d’hier jeudi 11 janvier à la prison militaire de Ndolo. Ils ont catégoriquement rejeté les déclarations recueillies auprès des OPJ et des auditeurs du ministère public lors des auditions sur procès verbaux. Une démarche qui consiste à étouffer la vérité, estime l’Officier du ministère, tout en brandissant les faits.

Jour pour jour, on en est à la 7ème audience au procès des présumés miliciens du mouvement terroriste Kamwina Nsapu. Les prévenus convoqués à la barre au cours de l’audience d’hier ont multiplié des stratagèmes pour nier les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Ils disent ne rien savoir des attaques perpétrées au courant de l’année passée au poste de la Police sur la 11ème rue Limete, à la maison communale de Kalamu, au PGI de Matete, à la prison centrale de Makala et au Grand marché de Kinshasa.
Le premier à comparaître au cours de l’audience d’hier fut le prévenu Kabamba Kaleyi. Une seule des préventions à sa charge n’a été abordée, à savoir la participation à une entreprise terroriste. Après lui avoir rappelé ses chefs d’accusation, le tribunal n’a pas tardé à attaquer des questions permettant de reconstituer les circonstances dans lesquels les faits évoqués ont eu lieu.

CONTRADICTIONS
Aux questions relatives à la circonstance ayant concouru aux faits pour lesquels il est poursuivi, le prévenu a donné des réponses contradictoires. Il disait tantôt une chose, tantôt son contraire. Niant le contenu des procès verbaux dressés par l’OPJ et par l’auditeur du Ministère public, le prévenu Kabamba a tout de même reconnu sa signature apposée sur ces documents.
Pour leur part, l’Officier du ministère public et les parties civiles se sont beaucoup attardé sur la question de la carte d’électeur, détenue par ledit prévenu portant l’identité d’une autre personne. L’accusé estime que cette carte est la conséquence de l’inattention dont font montre les agents de la CENI lors de son enrôlement dans un centre l’enrôlement situé dans la commune de Selembao.
La partie civile RDC, conduite par le bâtonnier national Me Matadi Wamba, a demandé au greffier du tribunal militaire de garnison Kinshasa Gombe d’acter la contradiction notée dans les réponses données par le prévenu quant à la date de son arrestation, le jour où il à été délogé à Selembao pour la commune de Kinshasa où il a cohabité avec son frère, ainsi qu’à la date de l’obtention de sa carte d’électeur.
Le prévenu Kabangu Kazadi, deuxième à comparaître a, contrairement à son prédécesseur, reconnu certaines informations contenues dans les procès verbaux, brandits par la juridiction militaire.

CONFRONTATION
Soucieux d’obtenir plus renseignements à son sujet, le tribunal a décidé de le confronter avec deux autres prévenus dont les renseignements contenus dans les procès verbaux se recoupent. Il s’agit de Kapinga Fatou et de Mazarin, secrétaire général adjoint de l’Udps, accusé de l’avoir recruté dans le mouvement terroriste Kamwina Nsapu/aile Kinshasa.
Le ministère public a, quant à lui, demandé aux prévenus d’ouvrir leur cœur, afin de fournir au tribunal toutes les informations nécessaires aux faits mis à leur charge. Il a, inversement, invité les avocats à respecter les règles déontologiques régissant leur profession, ainsi que celles relatives à la procédure judiciaire militaire.
« Avant d’arriver au tribunal, les prévenus ont été interrogés à la Police et au niveau de l’auditorat. C’est donc une instruction qui suit son cours normal. Nous disposons des procès-verbaux antérieurs. Si les prévenus osent dire des choses contraires à ce qu’ils ont déclarés antérieurement, le ministère public et le Tribunal tireront les conséquences. Je crois qu’ils développent des stratégies visant inutilement à bloquer la procédure. Nous sommes confiants, car ces dossiers contiennent des preuves de nature à ce que des peines sévères soient prononcées », a rassuré le bâtonnier Mbere Moba.
Après avoir écouté les uns et les autres, le président du Tribunal militaire de garnison Kinshasa Gombe a décidé de suspendre l’audience en renvoyant la cause au mercredi 18 janvier prochain. Orly-Darel NGIAMBUKULU

L’UE reconduit les sanctions à l’encontre de 14 autorités congolaises dont le candidat Shadary
mardi 11 décembre 2018

Le conseil de l’Union européenne (UE) a décidé hier le 10 décembre, de la prolongation des sanctions contre 14 personnalités congolaises dont le (...)
lire la suite
Emmanuel Ramazani Shadary promet le désenclavement et la modernisation du Bas Uélé
mardi 11 décembre 2018

A la conquête des électeurs dans le Congo profond, le candidat n°13 a foulé hier, à la tombée de la nuit, le sol de Buta, chef-lieu du Bas-Uele, (...)
lire la suite
Goma : des agents de la Ceni s’engagent à la justice, à l’impartialité et à l’honnêteté
mardi 11 décembre 2018

Les agents de la Ceni, chargés de travailler dans les bureaux de vote de la ville de Goma se sont engagés à promouvoir la justice, l’impartialité (...)
lire la suite
Kinshasa : des observateurs électoraux formés sur la surveillance du vote
mardi 11 décembre 2018

Des observateurs électoraux de Kinshasa ont suivi, hier lundi 10 décembre, à la maison des élections, une formation sur la surveillance électorale. (...)
lire la suite
Néhémie Mwilanya à la conquête du Sud-Kivu profond !
mardi 11 décembre 2018

* Sur ses terres, il a deux objectifs : faire réaliser au candidat Emmanuel Ramazani Shadary un très bon score et autant pour soi... En février (...)
lire la suite
Des candidats tiennent de moins en moins des meetings publics à Kikwit
mardi 11 décembre 2018

A moins de deux semaines de la clôture de la campagne électorale, la ville de Kikwit, dans la province du Kwilu, enregistre moins de meetings (...)
lire la suite
FORUM DES AS
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting