POURSUITE DE L’INSTRUCTION AU FOND DU PROCES KAMWENA NSAPU AILE KINSHASA
Des prévenus nient en bloc les préventions à leur charge
vendredi 19 janvier 2018

Le Tribunal militaire de garnison Kinshasa Gombe poursuit l’instruction au fond dans l’affaire des présumés miliciens du mouvement terroriste Kamwina Nsapu aile Kinshasa. Au cours de l’audience d’hier jeudi 18 janvier, deux prévenus sont passés à la barre. Ils ont rejetté en bloc les préventions mises à leur charge.

Après identification physique des accusés, le président du tribunal militaire de garnison Kinshasa Gombe a pris soin de rappeler quelques instructions prises relatives au déroulement des audiences. Ce, avant de commencer l’instruction proprement dite. Kupa Kwanzambi Dieudonné est le premier prévenu à passer à la barre lors de cette audience.
Une seule des préventions à sa charge a été abordée, à savoir la participation à une entreprise terroriste. Le tribunal lui a, à titre de rappel, signifié tous les chefs d’accusation à sa charge. Il est reproché à Kupa Kwanzambi d’avoir pris part à l’attaque du 9 mai 2017 portée contre le poste de police de la 11ème rue Limete, en face du siège national de l’UDPS.

VIVEMENT LA VÉRITÉ SUR LES FAITS COMMIS
Le ministère public l’accuse en même temps d’avoir participé, dans la nuit du 9 au 10 juin 2017, à l’attaque du Commissariat urbain du Mont amba, à l’attaque du commissariat de Funa, de la maison communale de Kalamu, de la Prison centrale de Makala, ainsi qu’à la tuerie du Marché central de Kinshasa.
En réponse aux questions du tribunal, le prévenu a semblé méconnaître tous les faits qui lui sont reprochés. Il a, cependant, reconnu sa signature apposée sur les procès verbaux dressés par l’OPJ de la Police, ainsi que par l’auditeur du ministère public. « je ne connais rien de tout ce que le ministère public m’accuse. C’est à lui de me dire pourquoi je suis là », a-t-il réagi à la première interrogation du juge président.
À la question de savoir s’il connaissait quelques-uns des prévenus présents dans la salle, Kupa Kwanzambi a dit n’y connaître personne. Ce, avant d’avouer reconnaître deux personnes parmi eux, à savoir son beau-fils Mputu Ali et son ami Bakenga, résidants à Kananga, dans la province du Kasaï. Une évidence que l’Officier du ministère public demande au greffier d’acter.
« Mon beau-fils et son ami sont venus me voir deux fois à la maison. A chaque fois, nous avons discuté pendant environ deux heures. Je me réservais de leur poser beaucoup de questions sur les raisons de leur présence à Kinshasa. On s’était limiter à échanger sur les sujets liés à la famille restreinte. Nullement, ils m’ont signifié que leur presence à Kinshasa s’expliquait par leurs intentions de mener des actes terroristes contre les institutions du pays », rapporte le prévenu.

LA STRATÉGIE DE NÉGATION
Dès tentatives de réponses que le ministère public, ainsi que les avocats des la parties civile considèrent comme des stratégies visant à étouffer la vérité. « Dans les procès verbaux que l’on a mis à la disposition du tribunal, le même prévenu avait avoué que ses beaux-fils étaient venus à Kinshasa pour y installer une milice Kamwena Nsapu et engager une guerre contre les dirigeants du pays », a rappelé l’Officier du ministère public.
A toutes les questions des avocats de la partie civile, le prévenu a répondu par un non catégorique. Répondant à une question du bâtonnier Mbere Moba, l’accusé a nié avoir demandé pardon aux autorités du pays, lors des auditions, après avoir passé aux aveux. Après confrontation des déclarations du prevenu Kupa Kwanzambi à celles de ses compagnons d’infortunr, la partie civile RDC promet d’en tirer les conséquences.
« Les prévenus ont adopté une stratégie de négation. Mais le procès n’a pas commencé aujourd’hui. Il a commencé avec l’instruction prejuridictionnelle. On doit tenir compte de tous les PV dressés à cette phase du dossier. Je suis convaincu que la vérité finira par éclater. Ceux qui nient aujourd’hui finiront par passer aux aveux. Ce dont nous sommes contents, C’est le fait que les prévenus Bakenga et Mputu aient reconnu avoir habité avec le prévenu Kwanzambi », avance maître Tshitembo Muleng, avocat de la partie civile RDC.
« Au cours de l’audience d’aujourd’hui, nous avons essayé d’instruire sur la prévention du terrorisme. Curieusement, aucune des questions posées à mon client n’ a été orientée vers cette prévention. Il vous souviendra que nous avions déjà rejeté tous les PV dressés par les OPJ et les auditeurs du ministère public. Mon client l’a dit, qu’il y a des ajouts et des incohérences dans les déclarations contenues dans ces PV. Nous faisons confiance au tribunal, nous savons que la vraie vérité finira par éclater au grand jour », a confié maître Kande Prosper, le conseil du prévenu.
Mubengayi Prosper a été le deuxième prévenu à passer à la barre lors de cette audience. Le Tribunal n’a eu que le temps de lui signifier les préventions à charge, avant de suspendre l’audience faute de temps, en renvoyant la cause au mardi 23 janvier. Au total 6 prévenus sont déjà entendu depuis le début de l’instruction en fond de ce procès. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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