Des chrétiens aux commandes du pays depuis 1960 !
mardi 20 février 2018

Si ce n’est pas le summum du paradoxe, cela y ressemble fortement. De principales confessions religieuses chrétiennes émanent un seul et même refrain. A savoir faire en sorte qu’à la faveur des élections à venir, il y ait un maximum de chrétiens dans les instances de décision du pays.
Ce qui constituerait un antidote à la déglingue ambiante. Et, mécaniquement, un gage de bonne gouvernance. Que le Ciel exauce ces prières, serait-on tenté de renchérir avant de conclure par l’incontournable Amen. Tant l’ordinaire du Congolais lambda est tout, sauf enviable. Là-dessus, il ne saurait y avoir matière à débat. Ca tombe sous les sens. Cette misère ne date, hélas, pas d’hier.
Seulement voilà, un coup d’œil dans le rétroviseur renseigne que, dès le seuil de l’indépendance, le gros du personnel dirigeant du pays a été et est encore chrétien. Pour des raisons essentiellement historiques, l’appareil d’Etat au Congo-Kinshasa est tenu par des cadres de confession chrétienne. L’Eglise catholique en tête. Suivent les Protestants. Et, dans une moindre mesure il est vrai, les Kimbanguistes. Il est même arrivé que des princes de l’Eglise ou des pasteurs exercent des charges publiques. Pas toujours sous le sceau de la grande vertu.
Présidents de la république, Présidents des chambres parlementaires, Premiers ministres, ministres, animateurs du pouvoir judiciaire, gestionnaires des entreprises publiques, gouverneurs de provinces… sont connus pour être des fidèles catholiques ou protestants. La plupart ne ratant pas la messe ou le culte -c’est selon - de dimanche. Et très souvent, les dignitaires du pays occupent les premières places. Protocole-mondain ?- oblige. Alors, si les églises constatent la faillite collective, c’est que la responsabilité de celles de leurs ouailles - aux affaires depuis 1960- est engagée.
Moralité, avant d’exhorter des chrétiens à s’investir nombreux dans le combat électoral - ce qui est parfaitement légitime - lesdites confessions religieuses devraient faire leur part d’auto-inventaire. José NAWEJ

Des limites au régime de faveur
vendredi 22 juin 2018

Autant le confesser tout de go. Personne d’équilibré ne trouverait à redire sur le principe d’une prise en charge d’anciens Présidents de la république (...)
lire la suite
Le tempo présidentiel
jeudi 21 juin 2018

"Circulez, il n’y a rien à voir", "rien à signaler", "il n’y a pas de quoi fouetter un chat"… En postposant son adresse à la Nation via les deux (...)
lire la suite
Dans la tête du Raïs…
mercredi 20 juin 2018

Comment ne pas pointer la journée du vendredi 22 juin ? Comment ne pas y penser ? Comment ne pas imaginer -ou plus exactement s’imaginer- ce que (...)
lire la suite
Une session vraiment extraordinaire
mardi 19 juin 2018

Des sessions extraordinaires, les travées de deux hémicycles nichés au Palais du peuple en ont connues. Et en connaîtront. Mais, en général le (...)
lire la suite
Une session vraiment extraordinaire
lundi 18 juin 2018

Des sessions extraordinaires, les travées de deux hémicycles nichés au Palais du peuple en ont connues. Et en connaîtront. Mais, en général le (...)
lire la suite
Opération-séduction du pays profond
vendredi 15 juin 2018

Cela n’a échappé à personne. Le Raïs est en itinérance dans le pays profond. Après avoir séjourné dans le Haut-Katanga pour une série d’inaugurations, (...)
lire la suite
FORUM DES AS
editorial

Et …pourquoi pas Gbagbo

L’acquittement-libération de Jean-Pierre Bemba a de quoi donner des idées. Une véritable jurisprudence tant sur le fond que sur la forme. Condamné au premier degré pour "crimes de guerre et crimes (...)

lire la suite

Annonces
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting