A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME
Vallée de Manionzi : les maraîchères en quête de soutien pour accroître leurs productions
mardi 13 mars 2018

La République Démocratique du Congo a célèbré le jeudi 8 mars la Journée internationale de la femme. Placée sous le thème ’’Investir dans la force productrice de la femme rurale, priorité de la RDC’’, cette journée a offert à l’opinion l’occasion de focaliser son attention sur le sort de ces dames qui nourrissent des centaines voire des milliers de foyers par leurs produits de champs.

Dans la vallée de Manionzi, en pleine commune de Mont-Ngafula, ’’Forum des As’’ est allé à la rencontre des femmes maraîchères qui mènent quasiment la même vie que celle des femmes rurales. Abordées, elles se sont montrées enthousiastes face à la presse. Plusieurs d’entre elles ont reconnu qu’elles travaillent dans des conditions précaires.
Ainsi, ont-elles profité de l’occasion pour solliciter un soutien pour accroître leur capacité de production. Elles ont affirmé qu’elles n’ont pas de moyens financiers pour se doter de matériels aratoires, comme les houes, les arrosoirs… Elles ont, par ailleurs, demandé aux autorités locales de leur fournir des semences.

PAS DE ROUTE POUR EVACUER LES PRODUITS

Maraîchère dans la vallée de Manionzi depuis 1999, Mme Thérèse Musadi relate son histoire. "C’est grâce au travail des champs que j’ai une maison construite en matériaux durables", reconnait-elle."Au début, ce travail nous a aidées à nous épanouir. Nous avions des ristournes qui nous permettaient de résoudre beaucoup de problèmes au ménage. Le salaire des fonctionnaires étant insignifiant, notre vie dépendait du champ".
"Depuis quelques années, les choses ne marchent plus. Le secteur est envahi et les consommateurs se font rares, car chaque famille s’organise pour avoir un petit jardin derrière la maison", indique ’’Ma Tété’’.
" Avant nous produisions et allions écouler nous-mêmes nos produits jusqu’au Rond-point Ngaba. Ce qui n’est pas le cas pour le moment. Les routes sont impraticables, avec plusieurs têtes d’érosion. Cette situation ne nous facilite pas la tâche", déplore-t-elle.
"Nous voulons que les autorités viennent voir l’état de la route de Kimwenza, pour soulager tant soit peu nos souffrances", mentionne Thérèse Musadi, qui sollicite l’aide des pouvoirs publics. "Nous voulons que le thème national retenu pour célébrer la journée internationale de la femme cette année soit une réalité. La femme rurale mérite beaucoup d’attention. Investir en elle, c’est accroître ses capacités de production".

ABANDONNEES PAR LE MINISTERE DE L’AGRICULTURE
Christine Santime, cinquante ans révolue, est aussi maraîchère depuis 1994. Un métier dont elle est très fière. "Le travail de jardin me permet de faire face aux besoins de ma famille : les études de mes enfants, les soins de santé, voire les cotisations au niveau de la famille", reconnaît Ma Christine. "Aujourd’hui, grâce aux fruits du jardin, j’ai un garçon ingénieur en électricité".
"Je garde beaucoup de souvenirs de ce métier". Mais, c’est un travail de beaucoup de sacrifices. Il faut seulement persévérer pour avoir des résultats", reconnaît-elle.
"Si nous ne cultivons pas, à Kinshasa, les gens ne vont pas consommer des légumes frais", fait savoir cette maraîchère. "Malheureusement, les autorités de ce pays ne reconnaissent pas notre travail", regrette Ma Christine.
"Nous avons beaucoup de difficultés. Nous manquons d’arrosoirs, de semences, du fumier, voire d’insecticides", évoque-t-elle. "Nous lancons, dès lors, un appel aux personnes de bonne volonté pour qu’elles nous viennent en aide. Souvent les intempéries détruisent nos champs, ce qui nous cause énormément de pertes", déplore-t-elle.
" L’âge avance. Je n’ai plus la même force ou énergie pour continuer à faire le jardin. Je prépare ma fille qui est en 5ème année des humanités pour la relève. Comme elle a cours tous les jours l’après-midi, le matin, elle vient avec moi au jardin pour m’aider à arroser et entretenir ses plates-bandes ".

« UN SOUTIEN SERAIT SALUTAIRE »
"Les maraîchères de la vallée de Manionzi font face à d’énormes difficultés. Elles manquent de tout. Nourrir une bonne partie de la ville de Kinshasa n’est pas une mince affaire", rencherit, pour sa part, Mme Marthe Mambobi, maraîchère depuis dix ans.
"Nous rencontrons d’énormes difficultés dans notre travail. Il n’y a personne pour nous aider avec les matériels et les semences. Moins encore pour les insecticides, pour chasser "les choléras" (insectes qui détruisent les champs). Nous sommes oubliées par les autorités compétentes. Et pourtant, nous faisons un travail important", explique cette mère de famille.
Toutefois, Marthe Mambobi reconnait qu’avec son travail, ces enfants ne manquent pas à manger. "Le travail de jardin me procure la joie et l’indépendance, surtout quand la récolte est abondante", conclut-elle. Mathy MUSAU

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