PROCES KAMWINA NSAPU
Des victimes témoignent à charge du prévenu Tshianima Batubenga
mercredi 14 mars 2018

{{L'instruction au fond de l'affaire des présumés miliciens du mouvement terroriste Kamwina Nsapu poursuit son bonhomme de chemin à la prison militaire de Ndolo. Face à la tendance pour le prévenu Tshianima Batubenga à tout nier, il a plu au tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe, à l'audience d'hier mardi 13 mars, de convoquer à la barre les éléments de la police nationale congolaise (PNC), victimes de l'attaque du poste de police de la 11ème rue Limete, appelé communément "point chaud". Ces derniers ont affirmé que le prévenu Tshianima a bel et bien pris part à cet assaut et s'en est sorti avec deux armes à feu appartenant à ce poste de Police. }} Ces victimes constituées en partie civile confirment avoir vu le prévenu Tshianima, s'activer au sein du mouvement insurrectionnel qui a attaqué le poste de police de la 11ème rue Limete, dans la nuit du 8 au 9 mai 2017, aux cotés de plusieurs autres prévenus qu'ils ont reconnus dans la salle d'audience. Le prévenu Tshianima a, pour sa part, rejeté tous les faits mis à charge. Il soutient qu'en tant que militaire de formation et père de famille, il ne voit pas pourquoi il causerait du tort à un autre élément de forces de l'ordre. Il affirme par ailleurs n'avoir jamais intégré un mouvement insurrectionnel. A une question du juge président, Il indique n'avoir jamais comparu devant l'officier de la police judicaire, encore moins en face de l'auditeur du ministère public dans le cadre de cette affaire. Ce, avant de reconnaître sa signature sur l'un des procès-verbaux. " Je ne connais rien de tout ce que l'on me reproche. J'ai été arrêté innocemment le 03 octobre 2017 alors que je partais sur une moto acheter des médicaments pour ma femme qui était souffrante à cette époque. Je ne me reconnais pas dans tout ce qui est dit dans ces PV. Ma signature au bas de ces documents a été obtenu sur fond de tortures ", a-t-il déclaré, avant de plaider pour que la moto saisie lors de son arrestation soit remise à son propriétaire qui exerce une forte pression sur sa famille. {{LE TRIBUNAL S'EN TIENT AUX DENONCIATIONS DES PREVENUS}} L'officier du ministère public a rappelé que le prévenu Tshianima a été arrêté sur base de dénonciations dont il a fait l'objet de la part de ses co-prévenus Edo Kashama, Bakamana et Mputu. Convoqués aussitôt à la barre, ces prévenus ont semblé tous s'ignorer les uns des autres. Raison de plus pour l'organe de la loi d'attirer l'attention du tribunal sur la propension pour les prévenus de mentir même devant sa composition. Pour les avocats de la défense, ces dénonciations contenues dans les PV ne constituent pas une parole d'évangile, quoi qu'explique maitre Charles Diowo, cela relève du pur montage du ministère public. Il s'est beaucoup attardé sur le fait que les mêmes prévenus convoqués à la barre ont tous dit n'avoir jamais connu Tshianima. Le tribunal a, à travers un jeu de question-réponse, démontré que Tshianima Batubenga avait bel et bien été entendu sur PV dans la phase prejuridictionnelle. Pour preuve, affirme le juge président, nombre de réponses aux questions qui lui ont été posées à la barre corroborent à celles contenues dans lesdits PV. Il a saisi l'occasion, conformément à la loi, pour convoquer en qualité de renseignante à la barre, Mme Muambuyi, la femme du garagiste qui a prêté la moto à Tshianima le jour de son arrestation. Abondant dans le même sens, cette dame a confirmé que cette motocyclette appartient à un client à son mari qui est garagiste. Elle a plaidé pour que ce bicycle soit restitué à son propriétaire qui menace régulièrement son mari. Afin d'être suffisamment éclairé quant à ce, le Tribunal a promis de faire comparaitre à l'audience du jeudi 15 mars prochain, le garagiste, ainsi que le présumé propriétaire de la moto. " Le prévenu Tshianima a participé activement à l'assaut du poste de police de Limete. Il a même ravi deux armes de guerre au cours de cette attaque. Il a aussi pris part à l'attaque de la prison de Makala. Les PV sont assez éloquents à ce sujet. La décision d'amener les renseignants devant la barre relève de l'appréciation du juge président. Nous la saluons, car elle va dans le sens de faire éclater la vérité", a indiqué le bâtonnier Mbere Moba Cyprien, avocat de la partie civile RDC. {{VIVEMENT LES RELEVES TELEPHONIQUES }} La demande des relevés téléphoniques formulée quasiment par toutes les parties au procès n'a pas encore été satisfaite à ce jour. Les avocats interrogés au terme de l'audience d'hier ont invité le Tribunal militaire de garnison Kinshasa à produire dans le délai, ces documents et d'autres pièces de nature à contribuer de manière considérable à la manifestation de la vérité. " A ce stade de l'instruction, l'un des moyens de mettre fin à la stratégie des prévenus consistant à tout nier, c'est de faire intervenir les relevés téléphoniques de chacun d'eux. Ces données viendront à coup sûr éclairer la religion du tribunal, en le renseignant non seulement sur la situation géographique de chacun des prévenus le jour de la commission des faits, mais aussi sur le contenu des communications téléphoniques entretenues par eux avant, pendant et après les attaques qui ont endeuillé la ville de Kinshasa entre mai et juillet 2017", a déclaré un avocat de la partie civile. Le président du tribunal militaire de garnison Kinshasa Gombe a levé la séance dès le début de la comparution du prévenu Tujibikile Ngandu Constant. Il a renvoyé la cause à ce jeudi 15 mars au même endroit. {{Orly-Darel NGIAMBUKULU}}
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