Refugiés centrafricains : de nombreux défis à relever pour l’aide humanitaire
vendredi 13 avril 2018

Environ 42.000 personnes fuyant le conflit en République Centrafricaine se sont installées sur l’autre rive de la rivière Oubangui, dans les districts de Gbadolite et de Mobayi-Mbongo, en RDC depuis le milieu de l’année 2017. Ces refugiés, constamment en mouvement entre les deux pays et sans véritable abri, sont à la recherche de nourriture et de moyens de subsistance. Qui pis est, ces ressortissants centrafricains sont en proie à l’insécurité consécutive à l’activité des groupes armés tout au long de leur trajet. Le coordinateur du projet de MSF dans le Nord de la RDC, Sébastien Jagla, décrit les défis à relever pour apporter une aide humanitaire à ces réfugiés centrafricains, rapporte un communiqué de presse de MSF.

Le coordinateur du projet de MSF dans le Nord de la RDC affirme, dans son témoignage, que nombre de refugiés s’adonnent encore à des travaux champêtres à quelques kilomètres de leurs campements et prennent soin de leurs avoirs. Ce qui fait qu’ils y retournent sporadiquement à la recherche de nourriture et de moyens de subsistance. "Ils sont constamment en mouvement, vivent dans l’incertitude en tant que réfugiés et rapatriés à temps partiel, sans pour autant bénéficier de l’un de ces statuts, et sont victimes de violence et de harcèlement de la part de différents protagonistes des deux côtés de la rivière", déclare-t-il.
Sébastien Jagla note, tout de même que certains ont réussi à se mêler à la communauté locale congolaise ou à vivre à proximité dans de petits campements, dans des villes et villages le long de la rivière-frontière congolaise toute proche. Ils ont construit leurs propres abris, généralement des huttes en bois. Cela leur permet de pêcher et de cultiver tout en restant proches de leur pays d’origine . Cependant, ils connaissent parfois des difficultés d’accès aux ressources et aux services de base.
"D’autres réfugiés racontent des histoires similaires sur leur périple de retour, mais aussi des conflits avec la population congolaise pour l’accès aux puits et aux sources ou lors de la division des récoltes de manioc qu’ils étaient autorisés à récolter au profit des deux communautés", note le Coordinateur de MSF dans sa déclaration.
"Beaucoup de réfugiés continuent à traverser périodiquement la frontière pour se rendre en République centrafricaine, même s’ils sont souvent confrontés à la violence de la part de groupes armés sur la route ou lorsqu’ils rentrent temporairement chez eux. Comme un réfugié nous l’a expliqué, des miliciens l’ont frappé avec une machette parce qu’il était rentré pour récolter du café. Les hommes armés soutenaient que le réfugié n’avait plus droit à cette récolte, puisqu’il avait choisi de vivre de l’autre côté de la rivière", a-t-il renchéri.
"Ces tensions quotidiennes, et surtout les retours risqués dans un lieu manifestement dangereux, seraient probablement moins fréquents si une aide humanitaire adéquate était apportée. Mais nous avons pu constater, au cours des six derniers mois d’intervention, que les traversées sont devenues fréquentes. Pendant ce temps, la crise n’a pas attiré grande attention", a ajouté Jagla.
Un autre fait à signaler pour ces réfugiés centrafricains est qu’ils sont assez éloignés des camps où l’aide humanitaire des autorités rd congolaises et du HCR est concentrée. Ce n’est pas tout. Ils sont également plus difficiles à localiser pour les quelques organisations présentes dans une région reculée à cause de la logistique pose de grands défis.
Par ailleurs, les équipes fixes et mobiles des MSF ont observé une prévalence élevée de maladies les plus fréquentes notamment le paludisme, la diarrhée et les infections respiratoires. "Nos équipes rencontrent des personnes très vulnérables qui ont besoin de soins dans un contexte où le système de santé et de services de base, déjà limité, a été saturé, affectant ainsi également la communauté d’accueil. Le manque de visibilité de cette crise et de connaissances sur cette population vulnérable nuit à la capacité de répondre à leurs besoins", témoignent le Coordonnateur.
De mi-septembre 2017 à fin mars 2018, MSF a soutenu deux hôpitaux et neuf centres de santé dans les districts de Gbadolite et Mobayi-Mbongo dans le Nord de la DR Congo, et a mis sur pied des cliniques mobiles pour venir en aide aux réfugiés centrafricains et à la communauté d’accueil.
Les équipes ont assuré plus de 38 600 consultations médicales, admis 3 970 patients, soigné près de 2 000 enfants de moins de cinq ans atteints de malnutrition et vacciné 20 000 enfants contre la rougeole dans le cadre d’une campagne de vaccination contre diverses maladies.
Les équipes logistiques ont également contribué à améliorer les conditions d’approvisionnement en eau et d’assainissement, en construisant 13 puits et en réhabilitant d’autres sources d’eau.
Les activités MSF ont été transférées au ministère de la Santé après la formation de certains membres du personnel, tout en maintenant un système de surveillance dans la province du Nord-Ubangi pour intervenir en cas d’urgence.
MSF fournit également des soins médicaux dans le village de Ndu, à l’Est de Gbadolite depuis mai 2017, à plus de 12.000 réfugiés de la ville de Bangassou en Centrale Afrique. Il a, cependant, suspendu ses activités dans cette ville à la suite d’une attaque contre son personnel en novembre dernier, mais continue d’offrir un soutien à distance à des réfugiés centrafricains qui vivent dans le village de Ndu. Dina BUHAKE

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