PROCES KAMWINA NSAPU AILE KINSHASA
Montage judicaire pour la défense, réalité fondée sur des faits pour le MP
vendredi 25 mai 2018

Le procès des présumés miliciens du mouvement terroriste Kamwina Nsapu, branche de Kinshasa, s’achemine progressivement vers la phase de plaidoirie. A l’audience d’hier jeudi 24 mai, comme dans toutes les séances antérieures, les prévenus ont continué à décrier un montage judiciaire. Les plus spéculatifs d’entre eux vont jusqu’à dénoncer un procès qu’ils qualifient de « politique et tribale ». Interrogés à ce sujet, les avocats de la défense comme ceux des parties civiles ont préféré mettre le curseur sur le coté sensible de cette affaire, précisant que les prévenus risquent la peine de mort.

Les propos du prévenu Christian Mukadi ne laissent personne indifférent. Ce dernier fait état d’une certaine coopération avec le ministère public lors de la phase préjuridictionnelle de l’instruction. De quoi pousser l’Officier du ministère public, le lieutenant colonel Alpha Limbaya, à faire une mise au point à l’audience d’hier.
A l’en croire, cette coopération à laquelle fait allusion le prévenu Mukadi n’a rien d’une conspiration à l’égard des acteurs d’une certaine famille politique, moins encore d’une certaine ethnie ou tribu. Cela, explique-t-il, doit plutôt être entendu comme une démarche discursive légale visant à reconstituer les faits à la charge des prévenus.
"Il s’agit ici d’une coopération légale. Dans le système anglo-saxon, le prévenu qui plaide non coupable a la possibilité de négocier avec le MP, en disant toute la vérité et en dénonçant ses collaborateurs. Dans ce cas, le MP peut prendre l’option d’abandonner certaines charges, mais pas le laver complètement. Dans le système romano-juridique, cette coopération légale renvoie au principe qui veut que lorsque le MP instruit, il commence par s’entretenir avec l’accusé en toute légalité. Cet entretien porte sur les faits et sur la discussion des preuves à son encontre. C’est ce qui fut fait", a précisé l’OMP.

DIGRESSION AMERE
Se fondant sur les faits, les avocats des parties civiles qualifient de "digression amère" les allégations tendant à politiser ledit procès. " Ce n’est pas un montage, comme le prétendent certains. La ville de Kinshasa a connu l’année dernière des attaques perpétrées à la prison centrale de Makala, au Grand marché, au District de la Funa et dans bien d’autres endroits. Les victimes de ces attaques se sont constituées partie civile pour exiger la juste réparation. C’est cela déjà l’un des éléments qui attestent qu’il ne s’agit pas de la blague", a fait remarquer Me Sukari Bob, avocat au barreau de Bandundu.
Pour leur part, des avocats de la défense se disent consternés de constater que des faits qui ont été mis à charge du mouvement insurrectionnel "Bundu dia Kongo" soient aujourd’hui imputés à ce qu’ils qualifient des paisibles citoyens. "Après l’attaque de la prison de Makala, Alexis Thambwe Muamba, ministre de la Justice, a déclaré dans les médias que cet assaut a été mené par les éléments du mouvement terroriste Bundu dia Kongo", ont-ils avancé en chœur.
"Le ministre a fait cette déclaration au regard du modus operandi de ces miliciens qui s’apparentait à celui des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo. Mais, après enquête de la Police et des services habilités, on s’est rendu compte qu’il s’agissait plutôt du mouvement Kamwina Nsapu. Et dans cette affaire, le tribunal est saisi pour ce dernier mouvement, pas autre. Et dans leur audition, les prévenus sont passés aux aveux, en étalant leur intention de renverser les institutions du pays par des moyens non démocratiques", a éclairé Me Sukari Bob.
Au lieu de parler de l’acharnement politique, Me Balaire Odimba, avocat de la partie défenderesse parle plutôt d’un procès sensible. "En droit, il n’existe pas de procès politique. Mais, je dois quand même admettre qu’il s’agit d’un procès hautement sensible. Parmi les infractions à charge des prévenus, on parle de la participation à un mouvement insurrectionnel. Ce qui laisse entendre qu’il s’agit quelque peu de la problématique liée à la sureté de l’Etat", a-t-il indiqué.

COMPARUTION INNOPPORTUNE
Revenant sur le sort de ces prévenus, Me Ondimba se dit confiant à la sagesse du Tribunal militaire de garnison de Kinshasa Gombe. "Je suis d’avis que le Tribunal dira le Droit. Je ne suis pas magicien pour dire comment ça se soldera. S’il s’avère que les faits sont établis à charge de chacun des prévenus, le tribunal ne pourra que les condamner. Et s’il y a des innocents il va falloir que le tribunal puisse les acquitter", a-t-il avancé.
Dans sa comparution d’hier, le prévenu Christian Mukadi s’est obstiné à rejeter tous les faits à sa charge. Présentant les moyens de défense de leur client, les avocats se sont attelés sur les déclarations selon lesquelles le prévenu aurait signé sur des papiers vierges, au nom d’une quelconque coopération que le Ministère public aurait transformé en des PV. Ils ont, par ailleurs, sollicité, sans succès, la comparution de la veuve du major Kaseke, décédé lors de l’attaque de la prison de Makala, du nommé Aimée Lohata et de l’OPJ verbalisant de leur client.
La partie civile RDC considère inopportune la comparution de ces individus. " ll appartient à la défense de fournir des preuves contraires aux accusations. Il n’a pas été question des papiers vierges comme ils l’ont fait entendre devant le tribunal. Le prévenu est lui même passé aux aveux. Ne réussissant pas sur sa propension à politiser le procès, la défense a demandé qu’on puise faire comparaitre des personnes, dont la comparution n’a aucune incidence sur cette affaire", a déclaré le bâtonnier Frederic Djamano. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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