EVENTUALITE D’UN TROISIEME MANDAT DU RAÏS
Atundu rassure : "Le président Kabila respectera toutes les dispositions de la Constitution"
vendredi 25 mai 2018

A Kinshasa et dans certaines grandes villes du pays, le débat sur l’éventualité d’un troisième mandat du président de la République, Joseph Kabila, a refait surface, en dépit de l’engagement du premier d’entre les Congolais à respecter la Constitution. Rien de tel, rassure le porte-parole de la Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, au cours d’un point de presse qu’il a tenu hier jeudi 24 mai dans la capitale.

" La Majorité présidentielle n’a fait aucune déclaration qui puisse remettre en cause ce que le président de la République a dit, ce que la MP a toujours dit et le répète encore aujourd’hui, ce que le Président de la République respectera, comme il l’a dit devant le Congrès, toutes les dispositions de la Constitution", a insisté le porte-parole de la famille politique du chef de l’Etat.
Depuis la tournée dans le grand Equateur où le Secrétaire permanent du parti présidentiel, Emmanuel Ramazani Shadary, a annoncé que Kabila "était le président ; est le président et sera le président", les acteurs politiques de l’opposition se disent convaincus que le chef de l’Etat va tenter de se représenter.
Ces opposants fondent également leurs affirmations sur les propos de Cyrus Mirindi, chercheur en droit, qui fait valoir que la révision partielle de la Constitution en 2011 a ramené le compteur à zéro. Selon lui, le président Joseph Kabila n’a fait qu’un mandat et qu’il lui reste un deuxième pour boucler son quota constitutionnel.
Pour Atundu, "Mirindi, dans un effort de production intellectuelle, a voulu exprimer ses attentes". Quant aux propos du Secrétaire général du PPRD, "M. Shadary a voulu émoustiller ses partisans ", s’est exprimé le porte-parole de la MP.

RELATIONS MP-PALU AU BEAU FIXE
Aux yeux d’Atundu, ce qui importe aujourd’hui, c’est le respect du calendrier électoral. " Ceux qui en doutent, je donnerai une incise de l’accord qui a été inscrite à la demande insistante de l’opposition, à savoir : qu’ayant accompli deux mandats, il ne peut plus en solliciter un troisième. Aujourd’hui, c’est respecter le calendrier électoral pour assurer le changement dans les institutions de la République qui s’impose ", a-t-il indiqué.
Autre sujet abordé au cours de ce point de presse, l’alliance MP-Palu qui serait au beau fixe selon Atundu. "La MP tient à rassurer l’opinion sur la stabilité de ses relations de partenariat avec le Palu et sa détermination à œuvrer avec tous ceux qui ont la passion du Congo pour remporter les élections prévues cette année, et travailler ensemble après".
Mais on sait ce que pensent certains cadres du PALU, notamment Adolphe Muzito de cette alliance avec la MP. Le Premier ministre honoraire estime que ce partenariat entre la plateforme présidentielle et son parti n’existe plus. Par conséquent, le PALU est en droit de présenter un candidat à la présidentielle.
Lire ci-dessous, l’intégralité de l’adresse du Porte-parole de la MP, André-Alain Atundu.
Didier KEBONGO

POINT DE PRESSE DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE
Mesdames, Messieurs de la Presse,
Le 31 décembre 2016, l’Accord politique dit de la Saint Sylvestre, intervenu entre la Société civile, l’Opposition et la Majorité, était accueilli avec satisfaction par les acteurs politiques et avec soulagement par l’ensemble de la Population congolaise, particulièrement par les habitants de Kinshasa.
La voie lactée était ainsi tracée pour un déroulement sans anicroche du processus électoral.
La grande préoccupation était alors la mise en place du Conseil National du suivi de l’Accord dont le Président, intuitu personae, était le Président du Conseil des sages du Rassemblement.
Par un de ses revirements dont seul le destin détient la redoutable manette, la Personnalité historique et consensuelle, qui devait occuper ce poste, disparut de façon inopinée et bouleversante.
Ce coup du sort porté traîtreusement modifia toutes les données au sein de l’opposition, ramenant pratiquement cet aspect des choses au point de départ.
Commença alors à monter jusqu’au paroxysme la lutte fratricide et implacable au sein du Rassemblement pour les postes de Premier Ministre, de Président du Conseil des sages et partant pour le poste de Président du CNSA.
Après une mise en œuvre laborieuse, pragmatique et patiente du processus de désignation à ces postes vacants, sortit l’actuel Président du Conseil National du Suivi de l’Accord en sa qualité de Président du Conseil des sages du Rassemblement.
Dans la foulée fut désigné, conformément aux pertinentes dispositions de l’Accord, un Premier Ministre issu du Rassemblement/UDPS, avec la charge de former un gouvernement d’Union Nationale selon la clé de répartition définie et déterminée par l’Accord politique dit de la Saint Sylvestre.
Malheureusement, à cette occasion, les ambitions personnelles ont pris le pas sur les intérêts de la Nation et de la Démocratie au point de provoquer l’éclatement du Rassemblement.
Le Garant de la Nation et du bon fonctionnement de la démocratie déroula alors un trésor de qualités politiques et humaines pour résorber cette crise interne du Rassemblement, en tout cas, pour en limiter les effets collatéraux et néfastes.
C’est dans cette ambiance qu’il veilla à la mise en œuvre des dispositions de l’Accord, particulièrement sur le dédoublement des partis et la libération des prisonniers dits emblématiques.
Si le point sur le dédoublement des partis politiques a connu une issue positive grâce à l’esprit d’ouverture des protagonistes qui ont pris en compte les recommandations du CNSA, il n’en est pas encore de même concernant les prisonniers dits emblématiques.
Ferme sur les principes et souple dans les modalités d’application, le Président KABILA s’emploie méthodiquement à trouver une solution qui sauvegarde notre foi aux valeurs de la personne humaine et qui prenne en compte les exigences de l’équité et les attentes profondes des populations congolaises pour des élections apaisées, non créatrices de chaos, en vue d’une paisible alternance démocratique à tous les niveaux ouverts à la compétition électorale.
II y va de la crédibilité de nos institutions et de notre démocratie que tous les prisonniers amnistiés soient libérés, malgré le risque encouru par la société congolaise du fait de leur mise en liberté.
Quant aux cas moralement contraignants de certains prisonniers dits emblématiques, des efforts de recherche de solution se poursuivent pour qu’en toute hypothèse ne soit portée atteinte aux principes fondamentaux qui fondent la société congolaise et la considération de la personne humaine.
Toutes ces recherches visent à aboutir à la décrispation de la vie politique avant, pendant et après les élections.
Mais logiquement, la décrispation est aussi une obligation synallagmatique entre acteurs politiques.
La Majorité Présidentielle sollicite à cet égard le concours de bonne volonté des congolais et de la Communauté internationale pour éviter d’exacerber la situation politique par des propos, actes et comportements inutilement extrémistes et notoirement radicalisés.
Donner l’impression que l’on est contraint à l’exil, alors que l’on a rien à craindre au pays, n’est pas une attitude constructive par rapport à la décrispation de la vie politique, autant que nier les faits et l’évidence de la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016.
Dans cet ordre d’idées, la Majorité salue, pour l’apprécier, la présence de la délégation de l’OIF qui a spontanément répondu à l’appel à contribution lancé par la CENI dans le cadre de la consolidation du fichier électoral en vue d’accroître la crédibilité de l’œuvre de la CENI. Dans la même lancée, comment ne, pas saluer le patriotisme du Président KABILA qui, faisant fi de toutes les rumeurs démobilisatrices, a promulgué dans les délais la loi sur la répartition des sièges, apportant, si besoin en est encore, la preuve de sa détermination à respecter la Constitution, sa parole et les aspirations profondes du Peuple congolais pour des élections durant cette année.
La Majorité Présidentielle saisit cette occasion pour exhorter et encourager, ceux de nos compatriotes encore hésitants et de bonne foi, à s’engager résolument dans le processus électoral et à rejoindre la dynamique nationale dans la préparation des élections.
L’histoire est témoin, la Majorité Présidentielle n’a jamais hésité à collaborer avec ceux qui partagent la passion du Congo avec le Président KABILA. La manifeste volonté d’ouverture envers tous les patriotes, participant au gouvernement ou non, traduit de façon certaine l’engagement résolu du Président KABILA à demeurer dans son rôle de Garant de la Nation et du bon fonctionnement des institutions, préoccupé à rechercher, en toutes circonstances, le consensus national.
En effet, seuls l’unité nationale et le consensus politique peuvent baliser le chemin de la paix et du développement économique pour espérer raisonnablement améliorer le sort de nos Populations à travers des élections démocratiques.
Rien, plus rien ne devrait servir de prétexte pour retarder l’aspiration profonde du Peuple congolais à des élections apaisées à tous les niveaux : ni la machine dite à voter ni la promulgation de la loi sur la circonscription électorale.
La conscience républicaine de tous les acteurs impliqués dans le processus électoral et la présence recherchée des témoins des partis dans les lieux de vote devraient corriger et réduire de façon significative les écarts et les risques des fraudes.
Enfin, la Majorité Présidentielle salue la volonté du Gouvernement de respecter toutes les échéances convenues tant au niveau du décaissement que des actes électoraux comme la publication du calendrier électoral ou la liste des circonscriptions électorales. Les quelques erreurs ou incohérences constatées ça et là tiennent plus de l’anachronisme dû à la pression des dates que de la volonté de tricher, comme prétendent les mauvaises langues et les adeptes d’un schéma de prise de pouvoir en dehors des élections.
Toutes ces imperfections ont pour vocation d’être amendées, comme le témoigne la concertation entre le CNSA et le Ministère de l’Intérieur dans la recherche d’une solution consensuelle et satisfaisante après la publication de la liste des partis et des regroupements politiques.
La pression de l’opinion et les contraintes de délai n’ont pas permis la prise en compte de l’évolution et des données historiques, même au niveau de l’opinion nationale. Ainsi le cas des partis sans responsable tient tout simplement du non remplacement des leaders décédés par les partis concernés. Tout le reste n’est que pure spéculation autour d’un fait somme toute banal.
Lorsqu’un problème se pose, il est de notre intérêt commun de rechercher des solutions plutôt que de créer des difficultés supplémentaires par des manœuvres de mauvaise foi.
Mesdames, Messieurs de la Presse,
Pour comprendre et apprécier à sa juste valeur l’engagement du Président KABILA dans la bonne fin du processus électoral et la détermination de la Majorité Présidentielle à remporter victoire et majorité à toutes les élections, il faudrait jeter un regard rétrospectif et diachronique sur les réalisations dans notre Pays depuis près de deux décennies.
D’un espace morcelé en plusieurs territoires dirigés par des roitelets décidés à laisser choir le Gouvernement central, la République Démocratique du Congo est aujourd’hui un Etat dont les institutions exercent une autorité effective sur l’ensemble du territoire national sans exception. .
Les actions de quelques récalcitrants à l’ordre social, qui relèvent plus de la survie quotidienne que de la réalisation d’une vision politique au bénéfice du Peuple congolais, ne sont pas suffisantes et de nature à renverser cette évidence.
Puisque nous en sommes arrivés à évoquer le rôle de nos forces armées dans l’histoire récente de notre Pays, laissez-moi consacrer une furtive tirade à ce corps spécialisé qui incarne nos différences et notre ambition commune.
L’unité de l’armée, c’est-à-dire la conscience d’appartenir à un corps ; l’unité de commandement, c’est-à-dire l’obéissance à un même commandant suprême ; toutes ces choses semblent si simples et si banales aujourd’hui.
Et pourtant hier encore ces 2 choses semblaient un défi lointain, hors de portée voire cornélien.
Ce saut qualitatif a été possible grâce à la détermination d’un homme qui, en toutes circonstances, privilégie son rôle de Garant de la Nation et du bon fonctionnement des institutions.
Comment ne pas lui rendre justice ?
L’armée est en effet la condition première et sine qua non, le fondement d’un Etat viable, promu à un bel avenir de développement.
Quelle belle page de l’histoire de notre armée, évocatrice du destin d’un homme !
Hier, composé de plusieurs espaces monétaires où avaient cours diverses monnaies, la République Démocratique du Congo est aujourd’hui un Etat ayant non seulement un espace monétaire unique mais doté d’une vision de développement avec comme objectif l’émergence économique en 2030.
Malgré la persistance de certaines difficultés dont le Garant de la Nation et les Autorités Nationales s’efforcent d’en réduire les effets néfastes dans l’Etat, l’amélioration globale de la situation de nos Populations est une évidence et un fait, que ce soit sur le plan des infrastructures et de la modernisation ou sur le plan des solutions conjoncturelles pour diminuer la pénibilité de la vie de nos Populations notamment par la lutte contre le banditisme urbain ou de grand chemin ou encore par les efforts continus dans l’amélioration de la situation sociale de certains corps sociaux comme le personnel médical ou les enseignants. Enfin, la dernière décision sur la non importation de certains produits n’est qu’un paradigme du genre à laquelle il faudrait adjoindre la promulgation du code minier.
Dans cet ordre d’idées, l’on ne peut nier la réalisation de nouvelles infrastructures scolaires ou sociales et les ripostes gouvernementales aux situations d’urgence. Toutes ces décisions visent à sauvegarder les intérêts bien compris du Peuple congolais en toutes circonstances.
La souveraineté de la République Démocratique du Congo n’est plus un vain mot grâce à la reprise en main par le Président KABILA d’une diplomatie proactive, sans préjugé et sans complexe, avec comme résultat probant le retour de notre Pays dans l’épicentre des relations régionales et la considération dont jouit notre Chef au sein de la Communauté Internationale. Devrais-je, peut-être, rappeler à ce stade que la classification des FARDC en tant que 10ème armée du continent tient tant à la qualité de ses équipements qu’aux résultats visibles et convaincants sur les théâtres des opérations sur l’ensemble du territoire national.
C’est là une réponse cinglante à ceux qui prétendent dédaigneusement que les réformes entreprises par le Président KABILA n’ont jusqu’ici abouti à aucun résultat.
La Majorité Présidentielle a le devoir moral de gagner pour sauvegarder et perpétuer ces réalisations. Elle n’a pas le droit de dormir sur ses lauriers.
Pour conclure, la Majorité Présidentielle tient à rassurer l’opinion sur la stabilité de ses relations de partenariat avec le PALU et sa détermination à œuvrer avec tous ceux qui ont la passion du Congo pour remporter à tous les échelons, les élections prévues cette année, et travailler ensemble après.
Dans cette logique, la Majorité Présidentielle salue la désignation de 3 juges de la Cour Constitutionnelle comme l’expression de la volonté des Autorités nationales à réaliser l’aspiration profonde du Peuple congolais à des élections apaisées et non productrices de chaos grâce aux mécanismes mis en place pour le règlement des conflits électoraux.
La Majorité Présidentielle est convaincue que le respect de la constitutionnalité est de nature à garantir la paix et la cohésion en cette période déterminante en assurant à chacun la juste protection et jouissance des droits. Force est de constater que les Djihadistes impénitents qui pensaient utiliser l’Accord du 31 décembre 2018 comme la tunique de Nessus pour occire la Constitution en vigueur ont pris les vessies pour des lanternes.
La Majorité Présidentielle tient à rappeler à l’opinion que le véritable enjeu, au-delà du renouvellement des animateurs des institutions, est la stabilité de l’Etat, le développement de notre économie et l’amélioration de la condition sociale de nos Populations.
La Majorité Présidentielle se place résolument dans cette optique et non dans la perspective d’une prise de pouvoir par les moyens non démocratiques ou par des combines entre politiciens.
Relayant le mot d’ordre de son Autorité Morale, la Majorité Présidentielle exhorte ses regroupements politiques et électoraux à descendre sur le terrain pour implanter cette nouvelle structure et expliquer les conséquences pratiques de ce mode d’organisation électorale.
A tous, la Majorité Présidentielle souhaite bon vent et bonne route !
Fait à Kinshasa, le 24 mai 2018
Ambassadeur André-Alain ATUNDU LION6O
Porte-parole de la Majorité Présidentielle

Kengo clôt et annonce une session extraordinaire
lundi 18 juin 2018

C’est le vendredi dernier, 15 mars 2018, dans la salle des Conférences internationales, siège du Sénat, que le premier des sages, l’inusable Léon (...)
lire la suite
Les élections en RDC au centre du sommet de l’UA prévu fin juin
lundi 18 juin 2018

Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et intégration régionale, Léonard She Okitundu, était vendredi 15 juin porteur d’un message (...)
lire la suite
Dossier passeport Katumbi : Moïse Moni Della dénonce « l’acharnement du gouvernement contre le leader de Ensemble »
lundi 18 juin 2018

Des voix se lèvent après l’interpellation de Moïse Katumbi par les services aéroportuaires belges. Si les uns ne voient que les faits présents, (...)
lire la suite
Les députés en session extraordinaire pour examiner les lois importantes
lundi 18 juin 2018

Les élus du peuple n’ont que cinq jours pour se reposer avant d’entamer à partir de ce mercredi 20 juin une session extraordinaire pour examiner les (...)
lire la suite
CCU : le président provincial du Kongo Central redynamise le parti
lundi 18 juin 2018

La Convention des Congolais Unis (CCU) tient à jouer un rôle de premier plan rang au niveau de la province du Kongo Central lors de prochaines (...)
lire la suite
"L’Arc-en-ciel" choisira le candidat de l’Opposition qui répondra le mieux au profil
lundi 18 juin 2018

*Lors de la sortie officielle, les ténors de la nouvelle plateforme dirigée par le sénateur Jean-Phillibert Mabaya rejettent au passage la machine à (...)
lire la suite
FORUM DES AS
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting