MODE
Fanny Mandina : ‘‘Avec la mondialisation, nous n’avons plus un style vestimentaire particulier’’
mardi 12 juin 2018

Dans les milieux de la mode, Fanny Mandina a fait son nom. Passionnée pour la couture dès le bas âge, cette dame congolaise, styliste de talent, se plaisait à confectionner des vêtements pour ses poupées et pour celles de ses camarades du quartier, au point où sa tante, fascinée, a fini par lui offrir sa toute première machine à coudre à 7 ans. Depuis lors, Fanny Mandina a perfectionné son talent, après son passage à l’Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM) de Kinshasa. Aujourd’hui, cette trentenaire habille les grandes vedettes du pays et fait sensation avec ses collections sur ‘‘Fashion Africa’’. Aux lecteurs de ‘‘Forum des As’’, elle ouvre son cœur.

Forum des As : De quand date votre histoire avec la mode ?
Fanny Mandina : Depuis ma tendre enfance. J’étais, dès le bas âge, attirée par les tissus, les vêtements... Ma passion était telle que, déjà à l’âge de 7 ans, je confectionnais des robes pour les poupées de mes amies du quartier en me servant des chutes de tissus ramassés dans les ateliers de couture. C’est en cette période-là qu’une de mes tantes m’a offerte ma toute première machine à coudre. Dès lors, j’ai compris que ma destinée pour ce métier était déjà toute tracée.
Est-ce indispensable de passer par une école de stylisme pour réussir dans ce domaine ?

L’art et le talent ne s’apprennent pas, on nait avec. Cependant, tout art recourt à la technique pour exister. Et la technique s’apprend. C’est là qu’intervient la formation qui aide à parfaire son talent. Consciente de cette réalité, j’ai jugé utile d’aller perfectionner mon talent à l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Kinshasa.
La mode étant liée à la culture, pensez-vous qu’il existe une mode congolaise ?
Effectivement. Etant liée à la culture, la mode traduit les aspirations d’un peuple à travers des traits qui le caractérisent. La mode africaine, en générale, et congolaise en particulier a, du fait de la colonisation, perdu son identité vestimentaire traditionnelle. Après la vague des indépendances, le pagne est devenu un identifiant pour les Africains, en général, et pour les Zaïroises, en particulier. A l’époque, le port de deux pagnes avec camisole (libaya) était notre particularité. Actuellement, avec la mondialisation et l’acculturation, nous n’avons plus un style vestimentaire qui nous caractérise.
A quel moment arrivez-vous à vous dire : ‘‘J’ai bien choisi ma carrière’’ ?

Ce genre de moment m’arrive lorsque je vois ma clientèle satisfaite par mon travail…
Quel est votre rêve le plus fou pour la mode du Congo ?

Mon rêve le plus fou ? C’est de voir un jour la mode ‘‘Made In Congo’’ s’imposer. Je voudrais la voir bien cotée, aussi bien sur le marché national que sur l’échiquier international. Propos recueillis par Esther N’Kuna et Yves Kalikat

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