CONVENTION MILITAIRE RDC-RUSSIE
Atama Tabe révèle les raisons et les avantages du deal
jeudi 14 juin 2018

C’est à la séance subséquente de la plénière d’hier dans la salle des Conférences internationales, siège du Sénat que les élus des élus ont voté le projet de loi portant ratification de la convention de coopération militaire et technique entre la Fédération de Russie et la RDC. C’est Christophe Atama Tabe le ministre de la Défense nationale qui a fait la présentation de ce projet de cette loi de ratification de cette Convention signée en 1999.

L’objectif poursuivi est d’accroitre les capacités de défense de la RDC. Atama Tabe a fait un plaidoyer en cinq points. Il livre les avantages d’un partenariat avec la Russie sans exclusive en rapport avec les partenaires traditionnels comme la France, la Belgique et les USA.
Ces derniers constituaient la troïka occidentale qui pourvoyait à l’aide militaire à la RDC alors Zaïre. Mais avec les tristes événements de mai 1990 à l’Université de Lubumbashi (UNILU), cette troïka a mis un terme à la coopération militaire avec l’ancien Zaïre. Ce qui a sonné la descente aux enfers de l’armée alors les FAZ tout comme des Institutions de l’Etat comme par exemple dans le domaine de l’Education.
Le ministre de la Défense nationale poursuit qu’en 1997 avec l’avènement de l’AFDL de M’Zee Laurent-Désiré Kabila, on a opéré la reconstruction de l’armée avec ce qui restait des FAZ. Puis l’agression de 1998 qui a créé des fissures dans l’armée nationale.
En 2002, par l’Accord politique de Sun-City en Afrique du Sud donnant lieu à un nouvel ordre politique de la transition du 1+4 on a construit une nouvelle armée républicaine formée. Mais elle a été mise à rude épreuve par une multitude de rébellions soutenues par les pays voisins. Ce qui a conduit, il y a de cela une dizaine d’années, le Président de la République à décider d’amorcer la réforme de tout le système de défense.
C’est une phase décisive qui a connu la montée en puissance des FARDC, l’armée nationale. Mais il faut un armement et des infrastructures modernes. C’est justement ce qui peut être trouvé dans les avantages dans la coopération militaire avec la Russie. Ici le gouvernement suit la même approche qu’avec la Chine sans oublier les alliés occidentaux traditionnels.
Pour Crispin Atama Tabe, la Russie offre les meilleures garanties de coopération gagnant-gagnant. C’est pourquoi le gouvernement a préféré, sur le plan des Relations internationales, pratiquer la politique de réalisme dans une diplomatie économique qui définit les alliances sans état d’âme. La coopération avec les USA est limitée.

UNE COOPERATION GAGNANT-GAGNANT
Il est dès lors normal que la RDC se tourne vers la Russie qui a une capacité militaire impressionnante et qui sait se faire respecter du fait que c’est une grande puissance nucléaire. Le ministre de la Défense nationale note que la Russie est présente dans plusieurs pays voisins notamment l’Angola, le Congo-Brazzaville et la RCA sans aucun problème. Moscou offre les conditions avantageuses du partenariat, ce qui n’exclut pas le recours aux partenaires antérieurs.
La RDC fait face à de nouvelles formes de menaces. Raison pour laquelle il faut doter les FARDC de moyens conséquents pour la défense efficiente du territoire nationale. D’où Atama Tabe, le ministre de la Défense nationale sollicite de la Chambre des sages le vote de cette loi de ratification de la Convention de coopération militaire avec la Russie.
Au débat, les sénateurs qui sont intervenus ont protesté du fait que le ministre de la Défense leur demande d’autoriser la ratification d’une Convention militaire qu’ils n’ont pas vue, donc pas lue. C’est comme leur demander d’autoriser l’assassinat du pays. La moindre des choses serait de mettre à leur disposition cette Convention afin qu’ils décident d’autoriser en âme et conscience.
Ils ont aussi voulu savoir ce que c’est que le partenariat gagnant-gagnant avec la Russie, est-ce pour les beaux yeux de la RDC. Qu’est-ce que la RDC donne en retour pour voir si elle n’est pas perdante. Une autre préoccupation entendue, c’est de dire pourquoi avoir laissé couler près de 20 ans depuis que la Convention est signée le 21 janvier 1999 pour venir l’appliquer en juin 2018.
Les sénateurs ont demandé s’il y a une guerre en vue d’ici au 30 juin 2018 pour justifier ce brusque réveil pour la mise en œuvre de cette Convention. Ils ont aussi évoqué la question du vieillissement des troupes des FARDC qui doivent procéder dans le plus bref délai à un rajeunissement, les soldats âgés ne pouvant pas faire la guerre. Il faut les envoyer à la retraite.
Là il faut aller au bout de la réforme du système de défense nationale. Les sénateurs ont aussi dénoncé la prolifération des Conventions, ce qui est pour eux un signe de l’instabilité d’un pays.
A la question sur la Convention avec la Russie, le ministre de la Défense assure que ce n’est pas du tout un apostolat. C’est comme l’Accord avec l’Afrique du Sud avec lequel on échange les minerais. Pourquoi avoir attendu 20 ans pour ressusciter la Convention avec la Russie ? C’est en 2016 que le Gouvernement a pensé à recourir à l’Accord avec la multiplicité de groupes armés à l’Est. Ceux-ci sont sous embargo d’armes de l’ONU. Ils ne peuvent pas acheter les armes. Mais Atama Tabe fait remarquer que cette mesure touche aussi l’Etat congolais et le met sous une forme d’un embargo voilé. D’où l’intérêt de se tourner vers la Fédération de Russie en matérialisant la Convention de 1999 qui est toujours valide.
Pour ce qui est de réformes, le ministre de la Défense précise qu’elles se conjuguent en termes de formation, d’équipements, de casernement.
Les difficultés viennent de la modicité du Budget qui est alloué au secteur de défense. 450 millions USD par an, pour toute la Défense nationale. Dans ces 450 millions USD, 80% sont affectés aux rémunérations, 20% au fonctionnement et à l’équipement. Il est impossible d’équiper l’armée avec ce budget.
Le ministre de la Défense nationale propose au Sénat une piste de sortie qui est l’activation de la loi de programmation. Celle-ci prévoit un budget triennal conséquent pour la réforme. Cependant, cette loi est toujours en jachère au niveau du Gouvernement.
Quant à la question du vieillissement des troupes, Atama Tabe fait savoir que depuis 2003, 15.000 militaires ont été mis à la retraite. Le problème s’est posé au niveau de leurs indemnités de fin de carrière qui n’ont jamais été payées. Par conséquent, ils vont rester aux camps. Ce qui empêche le recrutement des jeunes. KANDOLO M.

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