Des limites au régime de faveur
vendredi 22 juin 2018

Autant le confesser tout de go. Personne d’équilibré ne trouverait à redire sur le principe d’une prise en charge d’anciens Présidents de la république élus par le Trésor public. Cette pratique existe sous toutes les latitudes.
Quelqu’un qui a incarné, représenté la Nation et a défendu les intérêts vitaux du pays mérite la reconnaissance de la patrie. De ce point de vue, la proposition de loi portant statut d’anciens chefs de l’Etat élus est à applaudir de deux mains.
Dans le contexte africain, elle participe même de la consolidation du fait démocratique. En ce sens qu’elle renforce le nécessaire équilibre entre démocratie et sécurité.
Seulement voilà, chercher à élargir ces avantages à tous les anciens chefs de corps constitués de la République pourrait poser plus de problèmes qu’il n’en résoudrait. Dans un pays aux inégalités astronomiques, connecter à vie tous les anciens dirigeants d’institutions à la manne publique pourrait sonner comme une espèce de régime de privilèges accordés à des personnalités qui, des années durant, ont eu la chance d’être totalement pris en charge par l’Etat. Avec ce que cela implique comme avantages souvent inversement proportionnels aux capacités réelles du pays. Ce qui crée un contraste effarant entre le train de vie de la classe dirigeante et la situation fort peu enviable d’autres serviteurs de l’Etat au premier rang desquels les fonctionnaires, les militaires et les policiers.
Au demeurant, au nom de l’égalité prônée par la Constitution et de l’équité, ces derniers pourraient aussi réclamer le même régime des faveurs après leur carrière. Après tout, il est officiers généraux, supérieurs, sous-officiers, soldats, policiers qui alignent plus de hauts faits que certains chefs de corps ! Même chose pour certains hauts fonctionnaires ou simples fonctionnaires.
Pour ne pas donner l’impression de favoriser les uns -pour le coup les nantis- et sacrifier les sans-dents et sans-grades, les parlementaires seraient bien inspirés de limiter ce régime de faveur aux seuls anciens Présidents de la République élus.
Le fond du problème est d’œuvrer dans le sens de créer les conditions de l’avènement d’une véritable sécurité sociale pour tous. Cela passe par la création des richesses réelles dans le pays. On en est encore loin. José NAWEJ

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