Mbuji-Mayi : MSF sur la première ligne de la riposte contre le choléra
vendredi 13 juillet 2018

{{La ville de Mbuji-Mayi, capitale provinciale du Kasaï Oriental, est touchée par une nouvelle flambée de choléra depuis mi- juin, la deuxième depuis le début de l’année en cours. Environ 260 cas ont été enregistrés dans dix zones de santé de la ville au cours des deux premières semaines du mois. Médecins Sans Frontières (MSF) est en première ligne dans la riposte médicale à cette épidémie, rapporte un communiqué de cette organisation humanitaire internationale.}} Au front, MSF travaille en collaboration avec les équipes du Pool d’Urgence Congo (PUC) en charge des activités médicales et de sensibilisation, dans l’optique de contenir l’épidémie le plus rapidement possible. MSF vient ainsi en appui au ministère de la Santé et des autorités sanitaires provinciales depuis mi-juin. Une équipe de plus de 30 personnes a été déployée à cet effet. Le Pool d’Urgence Congo est permanent dans la ville avec une équipe en charge de la surveillance et de l’alerte épidémiologique. Il a renforcé ses capacités et, mis en place trois structures de traitement de choléra de 65 lits, assurant la prise en charge quotidienne des malades provenant des zones de santé les plus touchées de la ville de Bonzola, Bipemba, Diulu et de Muya. {{400 MALADES SOIGNES}} D’après MSF, depuis le début des activités, environ 400 patients ont reçu des soins. Ce qui, par ricochet, a fait diminuer le nombre de personnes affectées par le choléra, leur effectif ayant drastiquement chuté de trois quarts. La mortalité, soutient-on, est passée de 23% à 8% les deux dernières semaines dans la ville. MSF est également responsable du service d’ambulance, de la surveillance épidémiologique, et de la mise en place de trois points de réhydratation orale (ponts SRO). Plus de 100 sensibilisateurs communautaires assurent des activités de promotion de la santé dans quatre zones les plus affectées par l’épidémie. Ils informent la population sur les mesures à prendre pour éviter la propagation de la maladie. Environ 165. 000 personnes ont été touchées par ce message, précise le communiqué de presse. D’après le coordinateur médical du Pool d’Urgence Congo de MSF, Dr. Jean-Paul Nyakio, « le choléra n’est pas une maladie inconnue à Mbuji – Mayi. Cette ville connaît depuis des années de graves problèmes d’accès à l’eau, spécialement pour les gens vivant dans les quartiers les plus dépourvus. Ce qui reste la cause principale d’une recrudescence de cette maladie ». Aux dires de Dr Jean-Paul Nyakio, une prise en charge gratuite et rapide, un travail de recherche active des malades et la sensibilisation auprès des communautés sont cruciaux pour lutter contre le choléra. Mais, des actions pour améliorer l’approvisionnement en eau potable dans ces zones sont fondamentales pour éviter d’autres épidémies dans le futur. {{EVALUATION}} Lors des évaluations menées par des équipes MSF dans la ville, il est ressorti que, sur les 5 millions d’habitants qui composent la population de Mbuji-Mayi, 60% a accès à l’eau potable. Pendant la saison sèche, les personnes vivant dans les quartiers périphériques et à haute concentration de population, éprouvent d’énormes difficultés à trouver de l’eau. D’après MSF, la population est contrainte de s’approvisionner directement dans les rivières qui traversent la ville, à savoir : Muya, Kanshi, Lubilanji et Nzaba. Ce qui augmente énormément le risque de contracter le choléra. «Mon petit enfant est en train d’apprendre à marcher à quatre pattes, il touche souvent le sol avec ses mains. Je crois que c’est comme cela qu’il a attrapé le choléra » raconte une dame dont le fils de 6 mois est interné dans l’Unité de Traitement Choléra de MSF à Dipumba. Au départ, indique-t-elle, elle avait peur de voir son fils mourir parce que, dans son quartier, certaines personnes ont attrapé le choléra. Heureusement qu’elle s’est présentée aussitôt qu’elle avait constaté que son fils faisait la diarrhée. Le choléra est une maladie hautement transmissible dans des zones avec un faible accès à l’eau potable et à l’assainissement. Elle provoque de graves diarrhées et vomissements, entraînant une déshydratation rapide des patients. Selon MSF, cette pandémie est présente dans le pays depuis les années 70 et est endémique dans neuf provinces de la RDC. MSF travaille en RDC depuis 1981 et intervient aujourd’hui dans 20 des 26 provinces du pays. {{Dina BUHAKE}}
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