ANALYSE DES RELEVES D’APPELS AU PROCES KAMWINA NSAPU
Des prévenus renient leurs numéros de téléphone
vendredi 20 juillet 2018

L’analyse des relevés téléphoniques dans l’affaire Kamwina Nsapu branche Kinshasa se poursuit. Les prévenus convoqués à la barre, à l’audience d’hier jeudi 19 juillet, ont à l’unanimité renié les numéros de téléphone qu’ils ont eux même communiqués au tribunal lors de la première audience.
La Défense estime que le Ministère public attribue à tort à leurs clients des numéros de téléphone qui ne leur appartiennent pas et dont ils n’ont jamais fait usage. C’est le cas de Me Balaire Odimba, avocat du prévenu Tshianima Batubenga qui présume qu’il y a eu une erreur matérielle du fait que le greffier aurait acté un numéro autre que celui décliné par son client.

LE TRIBUNAL BRANDIT LES FEUILLES D’AUDIENCE DU 24 NOVEMBRE 2017

"On a opposé à mon client un numéro Vodacom et un autre Orange qu’il n’a jamais utilisé. Il a été démontré que le numéro Vodacom qu’on lui a attribué a été enregistré sous le nom d’une autre personne qui vivrait à Butembo. Le numéro orange n’a même pas été enregistré. C’est la preuve qu’il y a une erreur matérielle qui aurait été commise par le greffier", a-t-il soutenu.
Le juge président a, procès verbaux et feuilles d’audience à l’appui, démontré à l’intention de la partie défenderesse qu’il s’agit bel et bien des numéros que le prévenu Tshianima a communiqué en âme et conscience aux OPJ, aux magistrats du ministère public, qu’il a par la suite confirmé devant les juges lors de l’audience d’identification du 24 novembre 2017.
En vue d’éclairer davantage le tribunal quant à la constance de leur client Me Balaire Odimba Kayumba a sollicité la projection à l’écran des enregistrements vidéo de ladite audience d’identification. "Notre client est constant depuis le début de cette instruction. Il n’a brandi qu’un seul numéro. C’est ainsi que nous sollicitons l’assistance vidéo afin d’éclairer davantage la religion du tribunal", a-t-il plaidé.
La partie civile RDC confirme pour sa part que le numéro qui a fait l’objet de réquisition du tribunal auprès des entreprises de téléphonie mobile est bien celui que Tshianima a fourni pendant les audiences antérieures. "Que les confrères arrêtent avec leur dilatoire. Nous sommes à l’heure de la vérité. Qu’ils laissent le tribunal poursuivre l’analyse des relevés téléphoniques et démontrer au moment opportun que leur client n’a pas été en communication avec les autres prévenus", a soutenu le bâtonnier Frédéric Djamano.

PAS IMPORTANT DE REVENIR SUR LES VIDÉOS DES AUDIENCES PASSEES

Dans sa réplique, l’organe de la loi a estimé qu’il n’est pas important de revenir sur les vidéos des audiences passées. "Les conseils devraient plutôt s’activer à montrer que leur client n’était pas en contact avec ses co-prévenus. Je ne vois pas pourquoi on réclamerait des vidéos d’audience. Les PV et les feuilles d’audience sont suffisamment éloquents à ce sujet", a-t-il fait remarquer.
La même attitude de négation a été affichée par les prévenues sœurs Nambu Katapa Annie et Nancy Nanshakale. Le tribunal a projeté d’innombrables contacts téléphoniques qu’elles ont entretenus, ainsi que leurs communications orientées vers le prévenu Edo Kashama et Price Kalebe, le présumé commandant en chef du mouvement terroriste Kamwina Nsapu branche Kinshasa.
Selon les PV du ministère public, ces deux femmes sont celles qui tenaient des marmites contenant des poudres et des formules magiques qui servaient à hypnotiser les agents de l’ordre lors de différentes attaques qui ont ensanglanté Kinshasa entre mai et juillet 2017.
Le dernier prévenu à comparaître à l’audience d’hier fut le nommé Kabasele Kaluila. Selon l’accusation, il est parmi les assaillants qui ont été arrêté sur le théâtre des opérations au moment de l’attaque de la prison de Makala après avoir été touché par balle.
"Notre client reconnaît avoir reçu une balle. Mais pas sur le théâtre des opérations. Le ministère public dit que mon client a été arrêté le 17 mai autour de 6 heures apres avoir été touché par balle. Cependant, on note une incongruité dans les relevés téléphoniques sur lesquels nous avons fait des observations. Comment quelqu’un qui est captivé par les forces de l’ordre va-t-il continuer à émettre des appels jusqu’à 11 heures. Cela laisse présager beaucoup de doutes", a déclaré Me Bernard Tshituakadi.
Orly-Darel NGIAMBUKULU

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