DEBAT AUTOUR DE L’OBSERVANCE DE LA LOI FONDAMENTALE EN AFRIQUE CENTRALE
Haro sur la politique de deux poids, deux mesures de la communauté internationale
vendredi 10 août 2018

* La visite annoncée d’Antonio Guterres et de Moussa Faki à Kinshasa, désormais sans objet ?

La décision du Président Joseph Kabila, de ne plus se représenter au scrutin présidentiel en décembre prochain, continue à défrayer la chronique. En interne, comme en dehors des frontières nationales, des commentaires vont dans tous les sens. Peu importe tout ce qui peut être dit. Le plus important est que l’actuel Chef de l’Etat congolais ne va pas briguer un troisième mandat consécutif. Ce, conformément aux prescrits de l’article 70 de la Constitution en vigueur en RDC, limitant le mandat du Président de la République à cinq ans, renouvelable une seule fois.

Vu des textes, le Président Joseph Kabila aura donc épuisé son quota. A savoir les deux mandats que lui reconnait la Loi suprême du pays. D’où son retrait du pouvoir annoncé dans l’après-midi de mercredi 8 août. Ce, à la satisfaction générale des Congolais qui ont salué la décision du Raïs. Selon qu’ils soient de la coalition au pouvoir ou de l’Opposition, les Congolais auront donc retenu que Joseph Kabila a respecté la Constitution. Il l’avait promis toutes les fois que la récurrente question sur son avenir politique lui était posée.
Dans la même veine, il était aussi annoncé la visite à Kinshasa, du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Güterres et du Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki. Selon des sources, l’arrivée de ces deux hauts fonctionnaires initialement prévue au mois de juillet dernier, avait été renvoyée après le 8 août courant. Soit après la clôture du dépôt des dossiers de candidatures à la présidentielle et aux législatives nationales. Pas un hasard. Mais la date exacte restait encore à préciser par voie diplomatiques pour harmoniser les différents agendas.
Dès lors que Joseph Kabila a annoncé qu’il ne sera pas candidat au scrutin de décembre prochain, d’aucuns pensent que la visite d’Antonio Güterres et de Moussa Faki est à ce jour sans objet. Sauf si le mobile serait, pour le patron de l’Onu et du n°1 de l’Exécutif de l’organisation panafricaine, de faire un état des lieux de l’appui de la Monusco et de l’UA au processus électoral en cours.

QUAND LE TRAQUENARD ATTRAPE DU VENT
Plusieurs mois auparavant, Joseph Kabila a été la cible des pressions extérieures. Plus exactement des puissances occidentales. Celles-ci agissant sous la casquette de la Communauté internationale, n’avaient de cesse de lui demander de déclarer publiquement qu’il n’allait pas se représenter au prochain scrutin présidentiel, pour un troisième mandat. En dépit de ce forcing, le Président congolais est demeuré imperturbable. In fine, le " traquenard " tendu sur le chemin de Joseph Kabila aura attrapé du vent.
N’eussent été les contraintes techniques, les élections prévues en décembre prochain auraient dû en principe se tenir au mois de décembre 2016. A la même année, plusieurs autres pays d’Afrique s’apprêtaient à aller aux urnes. A savoir le Burundi, le Congo-Brazzaville, le Rwanda, le Tchad, l’Ouganda, le Rwanda et la RD Congo. Cependant, il s’est avéré que tous les Chefs d’Etat des pays concernés par le cycle électoral de 2016, étaient tous fin mandat. Constitutionnellement, ni Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville ni Paul Kagame du Rwanda ni Idriss Deby Itno du Tchad ni Pierre Nkurunziza du Burundi…ne pouvait plus se représenter.
Cependant, jamais la même Communauté internationale n’a fait autant pression sur Denis Sasssou Nguesso, Pierre Nkurunzinza, Idriss Deby ou à Paul Kagame, qu’elle l’a fait avec Joseph Kabila, qu’ils n’allaient pas se représenter aux élections prévues en leur temps dans leurs pays respectifs. Les "maîtres du monde" étaient abonnés au service minimum. Denis Sassou Nguesso, frappé par la double limitation de mandat et de l’âge, n’avait pas trouvé mieux, que de modifier la Constitution de son pays pour se représenter aux élections. Ce qui fut fait. Et les autres Présidents avaient fait de même. Les voilà aujourd’hui au sommet de leurs Etats respectifs. Paul Biya du Cameroun, âgé d’environ 80 ans et au pouvoir depuis plus de 30 ans, a annoncé qu’il sera candidat à sa propre succession.
Ici, le débat ne consiste pas à dire qu’on est pro ou contre Joseph Kabila, d’autant plus qu’il s’agit d’un problème déjà résolu par la Constitution. La problématique centrale est plutôt celle de savoir pourquoi cette même Communauté internationale ferme les yeux ailleurs et les ouvre grandement sur le cas RD Congo, en traçant, à sa manière, la ligne rouge à ne pas franchir ? Comment comprendre que des pays qui, en termes de liberté d’expression, sont loin d’être des modèles en Afrique, ne puissent pas retenir l’attention de la Communauté internationale ? Cette attitude procède-t-elle du fameux paternalisme ? Poser la question, c’est y répondre.
Toujours est-il que le jeu avait déjà été joué lors de la très historique Conférence de Berlin en 1885, consacrée au partage de l’Afrique. Et, aujourd’hui, la RD Congo est encore perçue commece vaste comptoir où n’importe qui vient ou va puiser des ressources.
Comparativement à tout ce qui se passe dans la sous-région d’Afrique centrale, élargie au Rwanda, à l’Ouganda et au Burundi, l’histoire retiendra que Joseph Kabila est le seul Chef de l’Etat à qui la Communauté internationale a demandé de se prononcer publiquement qu’il n’allait plus se représenter pour briguer un troisième mandat. La même histoire retiendra aussi que le Président de la RD Congo a esquivé la glu de la mare de la Communauté internationale, placée sur son chemin. Bien malin qui trouvera !
Laurel KANKOLE

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