Atou Matubuana : une grande vision pour le Kongo Central
vendredi 10 août 2018

Le vice-gouverneur du Kongo Central, Atou Matubuana Nkuluki, a été désigné officiellement par le vice-Premier, ministre de l’Intérieur et Sécurité, Henri Mova Sakanyi, pour assurer l’intérim du gouverneur, à la suite du décès inopiné à Kinshasa de son titulaire, Jacques Mbadu. Désormais à la tête de la province, cet universitaire qui a officié à l’ISP/Mbanza Ngungu projette déjà une grande vision au profit des Ne Kongo.

Atou Matubuana tient à tout prix à l’unité des Ne Kongo. Le gouverneur ad intérim du Kongo Central, enseignant dans plusieurs établissements scolaires de Mbanza Ngungu, s’inspire ainsi des pères fondateurs de la province. Face à la crise économique que connaît la RDC en général et les provinces en particulier, Atou Matubuana entend fédérer toutes les forces de la province pour créer un environnement social prospère pour les populations du Kongo Central.
Elu vice-gouverneur à l’issue du second tour de l’élection du gouverneur et vice-gouverneur par les députés provinciaux du Kongo Central le 31 octobre 2011, Atou Matubuana s’engage à maintenir toujours allumée, la flamme du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), son parti. Il y a deux mois, l’actuel vice gouverneur du Kongo Central, à travers le secrétaire permanent du parti, Emmanuel Ramazani Shadary, lors de son passage dans la province, a promis au chef de l’Etat la victoire du parti présidentiel aux prochains scrutins.
Une promesse politique qui cadre bien avec les ambitions de l’ancien rapporteur adjoint de l’assemblée provinciale du Kongo Central. Membre actif du PPRD, Atou Matubuana n’avait pas manqué de répondre favorablement à l’appel du Chef de l’Etat par rapport aux enjeux électoraux à venir. C’est dans ce sens que le Gouverneur ad intérim du Kongo Central s’est inscrit parmi les 25 autres gouverneurs de provinces de la RDC, adhérents au Front Commun pour le Congo (FCC), plateforme politique dirigée par le Président Joseph Kabila Kabange. Rachidi MABANDU

Discours du Gouverneur intérimaire du Kongo Central à l’occasion
de l’hommage officiel rendu au Gouverneur Jacques Mbadu Nsitu

Honorables,
Excellences,
Mesdames et Messieurs
Bien chers Membres de la grande famille Ne Kongo,

Le jeudi 19 juillet dernier, quand le peuple congolais tout entier et l’ensemble de ses dirigeants avaient l’esprit tourné vers Kinshasa dans l’attente fébrile du discours de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, sur l’état de la Nation, est tombé brutalement la triste nouvelle du décès de Son Excellence Jacques Mbadu Nsitu, Gouverneur du Kongo Central. Au départ, j’ai cru à une simple rumeur. Mais hélas, le temps a fini par démontrer que c’était une vérité !
Pourtant, la veille, j’avais échangé avec lui, avant son départ de sa résidence de Borna pour Kinshasa.
A la suite de cette triste vérité, je me suis senti abandonné et désemparé. Soudain, j’ai vu mes larmes coulées ! Devant mes charges constitutionnelles, je me suis ressaisi et j’ai demandé au Très Haut de me donner la force et le courage d’annoncer officiellement sa mort, de maintenir l’émotion des filles et fils du Kongo Central et d’organiser des obsèques dignes de sa personne.
À l’émotion qui nous a envahi tous, s’ajoutent la consternation, la tristesse et même la révolte.
La révolte de voir le destin nous arracher de manière aussi brutale qu’inattendue celui que nous appelions affectueusement " Jacques ba moyens ".
La vie qui nous est donnée est le bien le plus précieux que nous puissions posséder, et lorsqu’elle est reprise d’une manière brutale, nous sommes confrontés à l’inacceptable, voire à l’inadmissible !
Tout homme craint de mourir.
Oui, la mort est insupportable, oui la mort est terrible, oui, la mort est affreuse, cruelle ; la mort nous blesse à mort.
Certes, la crainte de la mort est le sentiment le plus partagé. Cependant, nous installer dans cette crainte, c’est nous offrir un destin pire que la mort.
La mort doit être parfois une délivrance pour celui qui meurt. C’est par sa mort qu’un homme révèle au monde et aux siens sa dignité et sa grandeur. La mort n’efface pas l’être aimé étant donné que son souvenir est une résurrection permanente de son être.
"Les morts sont des invisibles, ils ne sont pas des absents", disait Saint Augustin.
D’une grande personnalité, j’ai appris que les grands hommes ne nous quittent pas. Les grands hommes ne partent jamais. Leurs âmes immortelles transcendent le temps. Leurs esprits éclairent longtemps le chemin pour les générations futures et leur servent de guide.
Même si nous sommes abattus, prenons courage, car de l’illustre disparu, chacun de nous gardera divers souvenirs.
Albert de MUSSET disait : "c’est quelque fois en perdant ceux qu’on aime, qu’on sent combien on les aimait.
Très Cher Mbuta, te voilà prendre le chemin qui t’amène tout droit vers l’au delà.
Tu as pris l’option la plus fatale qui puisse exister sur cette terre des hommes ; celle de fermer définitivement les yeux, laissant derrière toi une famille inconsolable, une veuve meurtrie, des enfants désemparés, des nièces, neveux, cousins, cousines à jamais attristés.
Etant son colistier, je l’ai vu devenir le 31e Gouverneur du Kongo Central le jour de notre investiture par le Chef de l’Etat. Depuis, il est devenu pour moi un grand frère, mieux, un "nkazi", comme j’aimais bien l’appeler.
Durant notre mandat, j’ai compris qu’il avait placé sa vie sous le signe de combat, combat pour sa chère province, pour la ville de Borna, une ville historique à laquelle il était passionnément attaché et dont il connaissait toutes les routes, tous les coins et recoins, qu’il parcourait inlassablement.
Je m’incline donc devant celui qui fut un homme d’Etat, qui a fait preuve de courage, du sens de l’honneur et qui a brisé les barrières de la peur ainsi que de l’échec.
A ce titre, j’ai beaucoup appris de vous, Mbuta Jacques. J’ai su m’adapter à votre style de travail, rendant ainsi normale notre collaboration sur fond des valeurs fondatrices de notre culture kongo, dans l’intérêt de notre chère Province.
Cher aine, tu peux te rassurer, là où tu es parti à côté des Gouverneurs de notre Province Faustin Vital MUANDA, Bruno NDALA, Marcel DERIKOYE TITA NGINDO, BIEYA MBAKI et César TSASA DITUMBA, de toute ma sympathie, reconnaissance et gratitude.
Qui ignore donc votre générosité ? Qui ne sait pas pourquoi vos élus vous appelaient affectueusement "Jacques ba moyens", le vieux Jacques, toujours prompt à partager. Vous aviez étudié la gestion et vous saviez qu’il fallait créer des richesses pour améliorer les conditions de vie de la population. Sous votre leadership, la province du Kongo Central a trouvé les moyens de renouer avec la grande et vieille tradition des grands ouvrages et de grandes réalisations. En cela, vous aviez rejoint la vision de grandeur et de modernité prônée et mise en œuvre par Son Excellence Monsieur le ’ Président de la République Joseph Kabila Kabange.
Sous son impulsion, vous avez construit le nouveau bâtiment du Gouvernorat, appelé communément bâtiment Androïde et amorcé la construction du Stade Lumumba de Matadi dont le taux d’exécution de travaux est estimé à 80 %.
Le Seigneur vous a accordé la grâce d’assister à l’inauguration du nouveau barrage de Zongo par Son Excellence Joseph Kabila Kabange, Président de la République.
Bâtisseur, vous l’avez effectivement été. Tous ceux qui ont des yeux pour voir témoigneront de la réhabilitation, de l’asphaltage et de la modernisation de la route Matadi- Boma (120 Km) et de la route Boma-Moanda (120 Km).
Votre souci pour le développement économique de la Province du Kongo Central ne sera pas démenti. Vous avez accompagné la naissance de deux nouvelles cimenteries (CIMKO et PPC BARNET) dans le Territoire de Songololo.
Vous avez convaincu et rassuré les investisseurs Philippins quant à l’opportunité de la construction d’un Port Maritime en aval du Pont Maréchal à Matadi, sous la dénomination de MATADI GET AWAY TERMINAL "MGT" en sigle.
Vous aviez aussi personnellement encouragé l’avènement de LEREXCOM PETROLEUM, ainsi que de l’implantation de l’Usine TRIOMF RDC à Borna.

Mbuta Jacques, Nkozi Mbadu,
Vous avez vécu dans l’ambiance remuante d’une famille nombreuse. Vous êtes allé au-delà. Derrière vous, vos enfants viennent de perdre un père aimable et attentionné.
J’aimerais, au nom du Gouvernement provincial et de la population du Kongo Central, présenter mes condoléances les plus attristées à Maman Yvette, votre tendre épouse, et à tous vos enfants. Je pense particulièrement à ceux qui n’ont pu nous rejoindre et qui viendront, le moment venu, s’incliner sur votre tombe.
J’aimerais, à cet instant où je vous dis nos adieux, remercier Son Excellence
Monsieur le Président de la République, qui a compati au malheur qui nous a frappé, a soutenu l’organisation matérielle du deuil et des obsèques.
Mirabeau n’a-t-il pas dit dans l’éloge funèbre à Benjamin Francklin, en 1790, ...les nations ne doivent porter que le deuil de leurs bienfaiteurs !
Nos remerciements s’adressent aussi au comité d’organisation des obsèques, sous la houlette du Gouverneur André Kimbuta, doyen des Gouverneurs, et à tous nos collaborateurs de la province du Kongo Central impliqués dans les préparatifs.
Que tous les Gouverneurs de province, qui ont fait le déplacement de Kinshasa pour conduire leur collègue à sa dernière demeure, trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude, pour leur assistance tant matérielle que morale.
Mbuta Mbadu ne cessait de me répéter sa devise : "vaincre le mal par le bien". J’aimerais nous inviter tous à souscrire à cette devise humaniste, pour conduire notre province vers des lendemains de paix, de convivialité et de développement.
Pour ma part, j’invite solennellement tous les ne kongo, hommes politiques, opérateurs économiques, clergés, société civile, jeunes et vieux, au travail, à l’unité, à la cohésion et au dépassement de soi pour bâtir ensemble un Kongo Central nouveau, fort et prospère. Unis, nous vaincrons ; divisés, nous échouerons ! Bakutctkana, ba nunga dit un adage kongo.
Mbuta Mbadu,
Je vous souhaite un bon voyage vers le village de nos ancêtres. Je garderai toujours de vous votre sens de l’honneur, votre courage et votre détermination à briser les barrières de la peur et de l’échec.
Adieu Mbuta Mbadu.
Que la terre de nos ancêtres vous soit douce et légère !

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