Muzito décline le programme du Nouvel Elan
jeudi 11 octobre 2018

6. Cuivre 90 millions de réserves prouvées. 2ème rang au monde
Production 1 million au lieu de 2 millions de tonnes.
Contraintes d’électricités.

- Bien que non inclusive et robuste, le taux de croissance de l’économie congolaise approche les deux chiffres ;
-  Le pays dispose des grandes potentialités au plan des ressources naturelles et humaines ;
-  Un portefeuille de l’Etat considérable ;
-  Une position géostratégique intéressante ;
-  Un marché de 80 millions d’habitants.

1.2. Etat des lieux du point de vue social

1.2.1. Faiblesses, défis et opportunités

Voici la pyramide des âges en RDC

-  0-14 ans : 41,74 %
-  15-24 ans : 21,46 %
-  25-54 ans : 30,53 %
-  55-64 ans : 3,60 %
-  > 65 ans : 2,67 %

a) Emploi, chômage et politique salariale

Le taux de chômage en RDC selon les chiffres du Gouvernement s’élève en 2015 à 40% de la population active. Cependant, selon toujours le Gouvernement, plus de 80% des emplois sont constitués des personnes installées à leurs comptes propres (auto-emplois). D’où une jeunesse de plus en plus désœuvrée portée à la délinquance et à la violence qui émigre en masse vers des pays voisins.
La qualité de la croissance de l’économie congolaise faiblement inclusive, impulsée essentiellement par le secteur minier, secteur à capital intensif, est caractérisée par une faible capacité à créer des emplois et à réduire la pauvreté.
Le défi du chômage et de l’emploi se situe à plusieurs niveaux, entre autre celui de :
o l’augmentation accélérée de la population en général et de la population active en particulier

La population congolaise s’élève à 80 millions d’habitant en 2015, avec un taux de croissance moyen de 3,5%, elle va doubler à l’horizon 2035, en passant de 80 millions à 160 millions en 2035.
Quant à la population active, elle va passer de 44 millions en 2015 à 88 millions sur un total de 160 millions de la population totale en 2035.
Selon les statistiques du Gouvernement, sur cette population active de 44 millions d’habitants en 2015, 60% au moins, soit 26 millions travaillent, tandis que 18 millions, soit 40% sont de sans-emplois ou de chômeurs.
Le secteur minier, branche industriel, on ne crée pas beaucoup d’emploi : capital intensif.

b) Sécurité sociale
L’Institut National de Sécurité Social, " INSS ", unique société de sécurité sociale, relevant du reste du droit public, est en faillite et la sécurité sociale est non assurée pour toute la République.
Le total de ses affiliés s’élève à plus ou moins 300.000 membres, représentant moins de 2% des salariés du secteur privé et para-étatique.
En RDC, les personnes de troisième âge, faisant partie de la population non-active, sont toutes dépourvues de couverture sociale, soit pour n’avoir jamais eu d’emplois formels pendant leur période d’activité, soit pour n’avoir pas cotisé, du fait des faibles revenus ayant constitué leurs rétributions. Il faut rappeler qu’en RDC, le SMIG se situe autour de 60 $ US.

c) Education

Les statistiques de l’éducation en RDC :
-  Ecoles gardiennes : 4.249
-  Ecoles primaires  : 48.148
-  Ecoles secondaires : 23.759
-  Ecoles supérieures:331
-  Universités  : 61

Au primaire et secondaire, avec une population à scolariser de 22 millions d’enfants (pour l’EPSP), 15 millions seulement sont scolarisés, le 7 millions autres n’ont pas accès aux études.
Avec 600.000 enseignants dont 350.000, soit 60% seulement payés par l’EPSP, le niveau de prise en charge est faible.
Le besoin d’enseignants se chiffre à 1.000.000 en 2015 et 2.000.0000 en 2035.
A l’enseignement supérieur et universitaire, la population estudiantine s’élève à 1.000.000 pour 2.000 professeurs ou personnel académique. Ce qui représente une faible capacité de prise en charge, soit 500 étudiants par professeur.
Le défi aujourd’hui est de multiplier par 5 le nombre des professeurs d’université pour améliorer le niveau d’encadrement académique et approcher la norme.
L’enseignement primaire, secondaire et universitaire où les infrastructures héritées de l’époque coloniale sont à l’abandon le niveau ne fait que baisser au point où aucune université congolaise n’est classée dans les 150 meilleures universités d’Afrique.

d) Santé publique
Les statistiques de la santé de la RDC :
-  Mortalité : 9,6 morts/10.000
-  Taux de mortalité infantile : 68,2/1.000
-  Espérance de vie : 57,7 ans
-  Accès aux soins de santé : 28,7 %
-  Enfants de moins de 5 ans en sous poids, malnutrition : 23,4% ;
-  Hôpitaux territoires : 3 ;
-  Hôpitaux provinciaux à 150 lits : 6 ;
-  Hôpitaux généraux de référence à 100 lits : 390
-  Centres de santé en matériaux durables : 1.006
-  Capacité de lit : 0,8/1.000 lits ;
-  Vétusté des équipements et matériels ;
-  Non-approvisionnement en médicaments ;
-  Personnel pro-santé et de santé sous payé.

Sur le plan social, les secteurs de la Santé publique et de l’assainissement sont à l’abandon. Les rares hôpitaux centraux laissés par le Congo belge sont en état de délabrement avancé.
Le seul hôpital de Panzi qui fait la fierté du pays avec son Directeur qui vient d’être lauréat du prix Nobel de la paix croule sous le poids des impôts que lui réclame l’Etat congolais sans pitié ni humanité pour ces femmes chaque jour violées et violentées que cet hôpital soigne. Les rares latrines hygiéniques du milieu rural qui compte environ 70 % de la population sont construites, pince sans rire, par UNICEF devant un Etat indifférent qui n’y songe même pas.
Aucun bassin d’épuration n’existe au pays pour traiter les eaux usées industrielles, agricoles et domestiques déversées dans la nature comme tel ; d’où les maladies hydriques (choléra, dysenterie, etc.) et autres toxiques (consommation des métaux lords cancérigènes dans les zones industrielles du pays) qui déciment annuellement des dizaines de milliers de morts au pays.

e) Logement
Les villes congolaises n’ont pas de plan d’urbanisation, la plus part étant des agglomérations ruralisées et ne disposant pas d’habitation digne de ce nom.
Les logements sociaux sont inexistants en RDC et le pays n’a pas de politique de crédit à ce propos.

f) Desserte en eau potable
La moyenne nationale du taux de desserte en eau potable est de 36%. La seule société de distribution d’eau est en faillite.

g) Desserte en électricité
La moyenne nationale du taux de desserte en électricité s’élève à 9%. La plus grande société d’électricité de la RDC, SNEL, dispose de production de 2.400 Mw ; mais elle ne produit que 300 Mw, sur les 14 groupes dont elle dispose à la Centrale d’INGA, deux seulement fonctionnent. Puissance installée : 2.417,3 Mw dont 1.775 MW à Inga.
Le transport en commun dans nos grandes villes où se concurrence taxis et motocyclettes devant des foules angoissées est un véritable cauchemar.
Le sport qui faisait la fierté du pays en football comme en basket est aujourd’hui méconnaissable. La seule équipe du pays qui gagne encore des coupes en Afrique est persécutée par le pouvoir au point de l’empêcher de rentrer au pays pendant le jour lorsqu’elle gagne une coupe d’Afrique.

h) Genre
L’égalité des chances entre hommes et femmes est encore un slogan creux. Les dispositions constitutionnelles et législatives qui garantissent l’accès des femmes aux institutions de la République ne sont nullement appliquées.

1.3. Etat des lieux du point de vue politique
1.3.1. Faiblesses, défis et opportunités des institutions politiques et de l’administration congolaise

a) Régime politique
-  Un exécutif (Président de la République et Premier Ministre) et un parlement bicéphale ;
-  Un régime politique bicéphale avec circuit de décisions assez long pour un pays à construire ;
-  Des coalitions politiques hétéroclites sans cohésion idéologique et une crise interne animée par 800 partis politiques sans ancrage dans le peuple,…

b) Partis politiques
-  Partis politiques faibles ;
-  Vision idéologique préoccupée par le souci d’accession au pouvoir plutôt que par des convictions politiques,…
Création de partis politiques fantômes qui apparaissent seulement le jour de vote et disparaissent tout de suite après (cas du PPPD et autres).
Au même moment, le financement des vrais partis politiques qui contribuent à la formation de la conscience nationale n’est pas assuré et on fabrique des élus par l’organisation répétitive des parodies d’élections qui produisent des gouvernements sans visions où les médiocres sont occupés à se remplir les poches au détriment du peuple affamé.
Un parlement sourd aux cris de détresse des électeurs et où les parlementaires issus des votes truqués n’exercent, sur l’exécutif, aucun contrôle assorti de sanctions. Une justice aux ordres du pouvoir et qui a perdu la confiance du justiciable.

c) Décentralisation
-  Les provinces et les ETD sont plus de simples subdivisions administratives que des institutions ayant des compétences politiques et des objectifs socio-économiques ;
-  Le non transfert des ressources et des pouvoirs politiques par le Gouvernement central ;
-  Les assemblées provinciales sont régulièrement fermées par le Ministre de l’Intérieur sans aucune base légale.
Sur le plan de l’administration du territoire national, l’absence de l’Etat se voit mieux à travers l’administration du territoire incapable de remplir une des moindres fonctions lui reconnue ; à savoir, le recensement de la population nationale.
En effet, depuis plus de vingt ans, l’administration du pays n’a pas réussi à fournir à ses citoyens des cartes d’identités.
La RDC est l’unique pays où les cartes d’électeurs, les passeports, les permis de conduire, les certificats de baptême, les cartes de service et d’élèves ou mêmes les numéros de téléphones servent d’identifiants des citoyens.
Serait-ce pour faciliter l’infiltration des étrangers qui finiront un jour par demander l’autonomie des territoires qu’ils occupent aujourd’hui en massacrant les populations autochtones ?

d) Fonction publique
Les agents de la Fonction publique sont délibérément mal payés pour qu’ils ne fassent pas comme il faut leur travail d’administration du territoire. Il ne leur reste plus que les larmes qu’ils versent au quotidien sur la place Golgotha.

e) Justice
Une justice sans indépendance vis-à-vis de l’Exécutif, faible en effectif et dépourvue des ressources budgétaires nécessaires à son indépendance et à son action, etc.
Une justice qui ne rassure pas et qui n’est pas au service du droit. Une administration de la justice qui n’est pas adaptée à la décentralisation. Les nouvelles provinces sont dépourvues des cours d’appel.
Une insuffisance des magistrats. Constatant ce fait, nous avons, au cours du quinquennat 2006-2011, triplé le nombre de magistrats, le faisant passer de 1000 à 3000. Malheureusement, ils restent tous à Kinshasa ; alors que le reste du pays où se vivent près de90% de la population, les cours et tribunaux sont vides, faute des magistrats. Le pouvoir de Kinshasa ne se doute pas que son apathie est à la base de la criminalité croissante au pays due au fait de l’absence des cours et tribunaux, poussant les individus en conflit à se régler les comptes à leur manière.Le peu des magistrats est en plus non motivés : la promesse de faire passer les salaires de mille à trois mille dollars non réalisée.
Les libertés fondamentales ne sont pas respectées, les cachots des services de sécurité sont remplis d’innocents qui disparaissent chaque jour pour un oui ou un non.

f) Diplomatie
Diplomatie de parrainage pour un Etat faible, du point de vue économique et sécuritaire, etc.
Une diplomatie apathique avec des diplomates, impayés, affamés, surendettés, délogés et humiliés.
Absence d’une politique extérieure bien définie.

g) Défense et sécurité
Une armée en construction, faiblement équipée et entrainée du fait de longs cycles des guerres issues de la fusion de plusieurs anciens groupes armés, etc.
La défense nationale avec des militaires mal payés poussés à rançonner et à terroriser les civiles qu’ils devraient au contraire protéger et à brader les armes de guerre destinées à défendre le territoire national mainte fois agressé.
Le problème de la gouvernance politique peut se résumer en quelques points et cadre avec l’économie sociale de marché suivants :
-  la non-séparation du pouvoir ;
-  l’inexistence de vrais partis politiques ayant un réel ancrage sociologique national et une vision à court et long terme pour le pays ;
-  le faible leadership des partis politiques sur leurs cadres désignés au sein des institutions ;
-  la pauvreté des partis politiques ;
-  l’inexistence des corps sociaux viables (syndicats, églises, organisations patronales, presse,...)

1.4. Etat des lieux du point de vue culturel
1.4.1. Faiblesses, défis et opportunités du pays
a) Identité culturelle
Le processus d’édification de la Nation congolaise ne repose pas sur un souci :
-  d’intégration culturelle nationale, grâce à des échanges culturels entre les communautés nationales ;
-  de recherche et de construction d’une identité nationale fondée sur les valeurs ancestrales comme apport à la civilisation universelle ;

b) Diversités culturelles
La diversité culturelle se fonde sur la promotion de la culture et des arts en allant à l’International en persévérant notre authenticité, nos valeurs et notre originalité ;…

1.5. Etat des lieux des NTIC
Le fait que la RDC ait été le seul pays africain côtier sur 14 visés à avoir raté la connexion à la fibre optique en 2012 prédisait déjà son mauvais fonctionnement que l’on observe aujourd’hui dans notre pays.
Cinq ans après l’inauguration de la station d’atterrage de la fibre optique à Moanda le reste du pays attend toujours sa connexion.
Cependant dans les pays limitrophes même les écoles sont déjà branchées à cette autoroute de l’information.
Ce disfonctionnement de la fibre optique se traduit surtout par des prix d’abonnement exorbitants loin de la portée des fonctionnaires, des chercheurs, des étudiants et mêmes de leurs professeurs et aussi par des coupures intempestives de services.
Tout cela ne permet pas au pays de tirer profit de la fibre pour entrer dans la modernité des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) qui révolutionne dans le monde et en Afrique la productivité et la rentabilité de toutes les activités économique et sociales.
Fait à Kinshasa, le 08 octobre 2018
Adolphe MUZITO

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