KINSHASA
Une centaine des jeunes en formation sur l’entrepreneuriat et l’inclusion financière
jeudi 18 octobre 2018

Une centaine des jeunes de Kinshasa participent depuis hier mercredi 17 octobre à un séminaire de coaching sur l’entrepreneuriat, le leadership et l’inclusion financière. Organisée par Cardholder community, cette formation gratuite vise à changer la vision des jeunes en les dotant de connaissances nécessaires pour bien se lancer dans le business.

"Le système dans lequel nous vivons nous conditionne à être des employés durant toute notre vie. Nous pensons qu’il est temps que cette mentalité disparaisse. L’hypothèse selon laquelle on étudie pour être embauché demain dans une entreprise est révolue", a affirmé d’entrée de jeu Maxim Victor, le premier intervenant de la journée.
Ce diplômé de l’Ecole de hautes études commerciales du Canada et chef d’entreprises a entretenu l’assistance sur les stratégies permettant de bâtir un business rentable et de devenir ainsi créateur des richesses.
Il s’est appesanti sur les difficultés qui surgissent durant les cinq premières années de création d’entreprise. Maxim Victor a aussi donné les attitudes qu’un entrepreneur doit adopter pour faire face à ces éventualités. " Lorsque l’on lance une entreprise, on est avant tout ignoré, critiqué, combattu, avant d’atteindre le succès, la réussite", a-t-il indiqué.
Une entreprise qui vient de naître, explique-t-il, doit passer par la transition, la fondation, le sacrifice, le branding et l’entretien de premiers clients. "La première année d’un business est la plus difficile. C’est l’année où il faut procéder par un lavage de cerveau afin d’oublier toutes les idées erronées apprises. C’est aussi le moment où il faut jeter les bases solides, se sacrifier, soigner son image et bien entretenir les premiers clients", a précisé Maxim Victor.

TIRER LE SUCCES VERS SOI, PLUTOT QUE LUI COURIR APRES.

La deuxième année, poursuit-il, est celle où il faut construire un réseau des contacts forts. C’est aussi l’année des tâtonnements, tant sur le plan des produits et services à offrir, que sur le plan des stratégies commerciales à mettre en place.
Pour Maxim Victor, la troisième année dans le business est celle au cours de laquelle il faut se construire de la réputation, de la crédibilité et du positionnement auprès des clients.
"Les quatrième et cinquième années sont des moments où il faut mettre en place une guérilla marketing et une stratégie d’expansion et de stabilité financière. Nous voulons, à travers cette formation montrer aux jeunes comment devenir patrons d’entreprises. Nous leur montrons combien il faut tirer le succès vers soi, plutôt que lui courir après ", a avancé Maxim Victor.

METTRE LES PRINCIPES BIBLIQUES AU CENTRE DU BUSINESS.

Deuxième intervenant de la journée, Colin Nzolantima a insisté sur l’importance de mettre la parole de Dieu au centre de la gestion d’un business. Il a conseillé les jeunes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat de faire avant tout un état de lieu de l’environnement d’affaires, d’identifier le problème à résoudre, de bien étudier les causes, les pistes et les solutions et de mettre, enfin, sur pied une bonne stratégie de gestion.
Selon l’économiste-évangéliste, la clé du succès réside dans la bonne coordination des tâches de ses collaborateurs, une coopération saine avec les partenaires, le travail bien fait et une communication impeccable.
"On ne fait pas les affaires pour chercher de l’argent. On s’y lance plutôt pour résoudre un problème de la communauté. C’est ainsi que je vous exhorte à mettre les principes édictés par la Bible au centre de la création et de la gestion de votre business ", a-t-il martèlé.

AVOIR UNE VISION ET DES OBJECTIFS CLAIREMENT DEFINIS.
"De la pauvreté à la richesse", tel est le thème développé par Anicet Kabasele, troisième intervenant de la rencontre. Il a insisté sur l’importance de la réflexion et de la lecture dans la vie d’un entrepreneur.
"Celui qui est dans le business, explique-t-il, doit savoir se poser régulièrement de vraies questions et y apporter des réponses".
"Ce qui tue le monde actuellement, c’est la conformité. Nous passons toute notre vie à faire ce que les autres font, à se conformer au système. Or, un vrai entrepreneur est celui qui sait réfléchir et étudier les possibilités que les autres ne voient pas. C’est celui qui pense positivement de lui-même. Il faut faire très attention avec des pensées, car nous ne devenons que ce à quoi on pense", a fait remarquer Anicet Kabasele.
Ce banquier et homme d’affaires a invité les participants à avoir une vision et des objectifs clairs, à les écrire quelque part et à les regarder régulièrement. Ces objectifs précise-t-il, doivent être spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et liés au temps (SMART). Ils requièrent cependant un engagement mental et émotionnel de celui qui se les assigne, a-t-il conclu.
Plusieurs autres thèmes seront abordés lors de ce séminaire qui se clôture le samedi 20 octobre prochain. Outre l’entrepreneuriat, les intervenants parleront de l’inclusion financière, de l’intelligence financière, du mobil banking et de la digitalisation.
Orly-Darel NGIAMBUKULU

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