A DEUX MOIS DU SCRUTIN
Controverse autour du contrôle parlementaire
vendredi 19 octobre 2018

*Face à cet exercice qui n’a rien produit tout au long de la législature, des voix s’élèvent pour appeler les députés à placer le curseur sur les questions ayant directement trait aux élections.

On le sait. Ici comme ailleurs, le rôle premier d’un député national et d’un sénateur, est de voter les lois et de contrôler l’action du Gouvernement. Là-dessus, rien à redire. Le problème, c’est l’opportunité de cet exercice parlementaire. Pour nombre d’observateurs, la priorité en ce moment pour la RDC consiste en l’organisation des élections, fixées au 23 décembre prochain.

Et, à 65 jours de ces scrutins, estiment les mêmes observateurs, le curseur ne devrait être placé que sur le processus électoral. Aux yeux de ces analystes collés à la situation actuelle du pays, l’interpellation d’un membre du Gouvernement, initié dans le cadre du contrôle parlementaire en ce moment précis, n’est pas opportun. En tout cas, pas du tout. Car même si un ministre venait à tomber, on ne voit pas quel problème cela résoudrait à deux mois des élections.
Ainsi qu’on le sait, à la suite d’une question orale avec débat, le ministre de la Santé, Dr Oly Ilunga, doit répondre aux députés nationaux sur la politique du Gouvernement en matière d’accès universel aux soins de santé en RDC. Dans l’hypothèse où l’auteur de cette question non satisfait par les réponses du ministre, transformerait sa question en interpellation assortie d’une motion de défiance il y aurait fort peu de chance - c’est un euphémisme - que cette initiative aboutisse. Personne n’imagine la Majorité se faire harakiri. On ne voit pas non plus, les locataires actuels de l’hémicycle, obtenir dans le "temps additionnel" ce qu’ils n’ont pas pu avoir en temps réglementaire. Cette métaphore résume donc toute la problématique !
Tout au long de cette législature crépusculaire, nombre de membres du Gouvernement ont fait l’objet d’interpellation de la part des députés. Mais, à l’arrivée, aucun d’entre eux n’a été sanctionné. Dans une Chambre où la majorité est en phase avec les deux pôles de l’Exécutif, difficile en effet de voir une motion de défiance, encore moins de censure passer, régime semi présidentiel ou semi parlementaire oblige.
Face à cet exercice qui n’a rien produit, de plus en plus des voix s’élèvent et appellent l’Assemblée nationale à ne s’occuper que des questions liées aux élections. Quitte à laisser les autres aspects à la Chambre qui sera issue des urnes. Car, si le calendrier électoral est réellement respecté, toutes les institutions à mandat électif sont réputées démissionnaires. La métonymie est donc sans équivoque. Comme qui dirait, les députés nationaux, les sénateurs aux affaires depuis 2007, les membres des assemblées provinciales…sont sensés " expédier les affaires courantes ".
On rappelle que c’est depuis 2015 que cette Assemblée nationale devrait être renouvelée. Le Sénat s’est tapé tout un quinquennat comme bonus. En un mot comme en mille, l’urgence ce sont les élections. Didier KEBONGO

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