Kwilu : une épidémie d’origine inconnue décime de gros bétails
mercredi 7 novembre 2018

Depuis environ trois mois, une épidémie non encore identifiée, décime les gros bétails dans tous les cinq territoires de la province du Kwilu. Entre le 10 août et le 10 octobre 2018, on a dénombré 2444 bœufs morts sur plus de 40.000 à risque, signale le rapport de l’antenne provinciale du Service national d’épidémio-surveillance (SENES) dans le Kwilu basée à Kikwit publié le 10 octobre dernier.

Les paysans de différents territoires de la contrée ne savent plus à quel saint se vouer face à cette épidémie qui ne dit pas son nom. Leur cheptel se vide de plus en plus.
Un confrère de la Radio diocésaine Tomisa, Badylon Kawanda à Kikwit, contacté par Forum des as, a indiqué qu’un des éleveurs du secteur Pay Kongila, territoire de Masi-Manimba, à plus de 100 kilomètres de Kikwit, Sylvain Agadumenga n’a que ses larmes pour pleurer : « C’est vraiment déplorable ! Je ne sais pas quelle sera la situation des vaches et bœufs dans notre contrée les années à venir ! J’avais 27 têtes de bovin dans mon kraal. 20 sont déjà emportées par cette épidémie dont l’origine n’est pas encore connue. Est-ce que l’Etat et des partenaires ne peuvent pas faire quelque chose pour nous sauver cette situation ? C’est l’avenir de la sécurité alimentaire qui est en danger ».
Adadumenga révèle que la catastrophe n’a pas épargné certains membres de sa famille. C’est le cas de l’un de ses cousins qui avait 36 bêtes. Aujourd’hui, il n’en dispose que 9. 27 ont été emportés par la maladie.
C’est pareil à dans d’autres territoires tels que Idiofa, Bulungu et Gungu.
Selon le chef d’antenne provinciale du Service national d’épidémio-surveillance (SENES) dans le Kwilu basée à Kikwit, Robert Senge, les statistiques ont sensiblement augmenté : « La fois passée mous avions parlé de 1455 bœufs déjà atteints dont 42 pour cent trépassés, mais actuellement 2444 bêtes sont déjà mortes entre le10 août jusqu’au 10 octobre 2018 sur plus de 40.000 à risque. Actuellement, tous les cinq territoires de la province du Kwilu sont touchés par cette étrange épidémie alors que la fois passée il n’y avait que trois territoires ».

SIGNES CLINIQUES
Les signes cliniques de la maladie, précise-t-il, sont « la diarrhée verdâtre et sanglante, la salivation, l’écoulement nasale et buccale, larmoiement, la Paralysie des membres, la faiblesse généralisée ». Selon lui, la mort intervient après 3 à 4 jours. Une autre caractéristique est qu’une fois la chair de la bête morte le matin, elle devient verdâtre l’après midi et puis commence à se décomposer et dégage une odeur nauséabonde. Il insiste sur le fait que « la cause de cette maladie n’est toujours pas encore connue ».
Le récent rapport publié le 10 octobre 2018 par l’antenne provinciale du SNES sur cette maladie, révèle que « cette maladie n’a jamais existé dans cette province. Jusque là pas d’autopsie, pas de prélèvement, pas de traitement même pas d’enquête épidémiologique ».
« Je viens de Kinshasa. J’ai exposé la situation auprès des autorités compétentes. Elles sont en train de réunir des moyens pour mener des enquêtes épidémiologiques en vue de faire face à cette maladie. Cela n’empêche pas d’autres partenaires tant nationaux qu’internationaux à voler au secours de ces éleveurs en détresse », indique le chef d’Antenne du SENES.
Regrets., Une plate-forme dénommée « Le Laboureur’ » regroupant une cinquantaine d’associations d’éleveurs dans la province du Kwilu et partenaire technique du SENES a, par la voix de son coordonateur Matthieu Matalanga, déploré le fait que la plupart d’éleveurs se déplacent systématiquement avec leurs bêtes, les tuent avant qu’il ne soit trop tard.
« La province du Kwilu a déjà un mauvais souvenir. En 1997, à l’entrée de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération), des inciviques non autrement identifiés avaient tué plusieurs centaines des bêtes dans des kraals. Maintenant c’est cette maladie non encore connue qui fait la loi. Ce qui est aussi grave c’est le fait que la population consomme des chairs des bêtes mortes de cette maladie. C’est très grave », martèle Matalanga. Dina BUHAKE

"Plaidoyer pour la bonne gouvernance et le développement" de Matata Ponyo
mercredi 14 novembre 2018

Un nouveau-né depuis hier dans les rayons des bibliothèques de la RD Congo. Particulièrement celles de Kinshasa, capitale du pays. Il s’agit de (...)
lire la suite
Voici la lettre d’engagement
mercredi 14 novembre 2018

Si je ne respecte pas mes engagements, je mettrais fin à ma carrière politique et je serais soumis à l’opprobre de la nation" La Fondation Anan est (...)
lire la suite
Kwilu : une épidémie d’origine inconnue décime de gros bétails
mercredi 7 novembre 2018

Depuis environ trois mois, une épidémie non encore identifiée, décime les gros bétails dans tous les cinq territoires de la province du Kwilu. Entre (...)
lire la suite
Godé Muamba insiste sur l’organisation du pays par la base : localité, quartier et commune
mardi 6 novembre 2018

Candidat à la députation nationale dans la circonscription du Mont-Amba, Godé Muamba multiplie les descentes sur terrain depuis quelques temps. Le (...)
lire la suite
Hainan, l’île–province symbole du miracle chinois
lundi 5 novembre 2018

La Chine ? C’est bien sûr Beijing, capitale tentaculaire d’un pays-continent. C’est évidemment Shanghaï, première place forte financière en Asie (...)
lire la suite
Le Président Li Baoshan, n°1 du Quotidien du Peuple : « Aucun pays ne peut se développer en s’isolant »
lundi 5 novembre 2018

(Par José NAWEJ, de retour de Hainan, en Chine) Cette déclaration du patron du Quotidien du Peuple dégage la quintessence de la 5ème édition du (...)
lire la suite
FORUM DES AS
editorial

Au nom de la base

Tiens ! hier jeudi, le candidat Emmanuel Ramazani devait présenter son programme. Silence radio. Sans doute que la base a demandé à "Coup sur coup" d’ajourner la manif. Le même Shadary fait face à (...)

lire la suite

Annonces
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting