POURSUITE DE LA PLAIDOIRIE AU PROCES KAMWINA NSAPU
La défense dénonce l’irrégularité de l’instruction
jeudi 15 novembre 2018

Le procès Kamwina Nsapu branche Kinshasa est en train d’atterrir. Présentant leur plaidoirie à l’audience d’hier mercredi 14 novembre, les avocats du prévenu Gecko Bea Tshilenge, ancien vice-président de la Ligue des jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ont fustigé ce qu’ils qualifient de l’irrégularité qui a caractérisé ce procès depuis le début de l’instruction.

Ils ont brandi des moyens de droit pour balayer les trois préventions retenues à charge du prévenu Gecko Béa. Il s’agit de l’apologie de la violence, de la participation à un mouvement terroriste et du refus de dénoncer. Confrontant les faits au droit, Me Jacquemain Shabani a fustigé l’absence de l’élément matériel et moral dans les chefs d’accusation du ministère public. Il a appelé le tribunal à faire preuve de sagesse, en déclarant non établies en fait comme en Droit toutes les infractions imputées à son client.
Ce juriste s’est efforcé à démontrer que son client n’a jamais fait partie d’un quelconque mouvement terroriste et qu’il ne connaît personne de tous les autres prévenus. Aux dires de Jacquemain Shabani, l’accusé est traîné devant la Justice pour le simple fait d’appartenir à l’UDPS, parti cher au feu Etienne Tshisekedi. "Ce qui nous conduit à affirmer qu’il existe des forces occultes, pour ne pas dire politiques, qui influencent ce procès depuis son début. Nous dénonçons cela", a-t-il indiqué.

POLITISATION DU PROCES

"L’exercice dans notre plaidoirie consistait à prouver que Gecko Bea se retrouve dans cette cause, parce qu’il est membre de l’UDPS. Nous fustigeons la tendance dans ce procès à impliquer ce parti politique. L’accusation s’est trouvée en difficulté. Nous avons démontré que Gecko n’y est pour rien. En chantre de la lutte non violente et de l’Etat de droit, mon client ne pouvait, en aucun cas, poser des actes qui lui sont reprochés", a indiqué Jacquemain Shabani.
Cette tendance à politiser ce procès a toujours été farouchement rejetée par les autres parties au procès. Réagissant aux allégations de la défense, les avocats de la partie civile RDC ont précisé que la présente cause ne concerne nullement des faits politiques.
"Le tribunal instruit autour des faits avérés qui se sont réellement produits à Kinshasa, dont ces prévenus par devant le tribunal sont réellement des auteurs", a tempéré Me Alexis Lisimo.
Me Jacquemain Shabani est largement revenu sur l’affirmation de l’organe de la loi selon laquelle son client aurait fait l’apologie de la violence à travers les réseaux sociaux. Il précise que la publication sur facebook, dont il est question, aurait été modifiée pour des fins de clouer son client. "Habitant dans les parages du siège de l’UDPS, Gecko avait publié une photo le 9 mai 2017 annonçant tout simplement que le siège de son parti était en feu. Cette publication a été modifiée pour dire qu’il s’agit d’une apologie de la violence. C’est un montage qui ne tient pas", a plaidé Jacquemain Shabani.
Bien avant d’entrer au fond de sa plaidoirie, Me Jacquemain Shabani a tenu à présenter au tribunal la personnalité de son client. Il s’agit, explique-t-il, d’un simple activiste politique, respectueux des lois du pays et qui a appris la lutte non violente auprès d’Etienne Tshisekedi. "Il est donc hors de question de chercher à mettre sur son dos des actes dont ils ne maîtrisent ni les tenants ni les aboutissants", a-t-il avancé.
" Nous avons plaidé par la rupture. Notre effort était de ramener au tribunal les faits réels de la cause, contrairement au montage fait par le ministère public. Gecko Bea est un homme épris de paix et de justice, qui a de lourdes responsabilités au sein d’un parti qui prône la paix et la non-violence. A ce titre, il ne peut pas se permettre de s’associer à un quelconque mouvement terroriste ou à des faits criminels. Aucun élément matériel et moral n’a démontré au cours de l’instruction son implication dans les faits lui imputés. C’est ainsi que nous sollicitons son acquittement", a soutenu Me Jacquemain Shabani.
Avant de lever la séance, le président du tribunal a affirmé qu’il se peut que la phase de la plaidoirie se clôture à la fin de l’audience de ce jeudi 15 novembre. Ce qui, poursuit-il, dépendra de la célérité, de la ponctualité et de la concision des avocats des prévenus restants. Orly-Darel NGIAMBUKULU

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