PRESENTANT SON LIVRE HIER AUX ETUDIANTS DE L’UPC
Matata Ponyo appelle à investir dans l’homme pour prétendre au développement de la RDC
vendredi 16 novembre 2018

* Pour l’ancien Premier Ministre, le développement n’est pas un fruit de slogan, mais de l’organisation et de l’action.

Après près de cinq ans passé à diriger le gouvernement Rd congolais, Augustin Matata Ponyo a rassemblé dans son ouvrage intitulé " Plaidoyer pour la bonne gouvernance et le développement", les avancées, les performances mais aussi les défis, bref, l’ensemble de l’histoire de cette période, qu’il a présentée hier jeudi 15 novembre au monde scientifique à l’Université protestante du Congo (UPC).

Le Premier ministre honoraire a axé sa communication sur six points, à savoir "a la gouvernance, la vision, le leadership, le capital humain et le suivi de la cohérence économique."
Pour Augustin Matata Ponyo, la cohérence de l’action gouvernementale impacte l’efficacité du gouvernement, mais aussi le résultat. Lorsque les chercheurs examinent la relation qui existe entre la structuration d’un gouvernement et l’efficacité, ils en déduisent qu’un gouvernement de coalition est moins efficace qu’un gouvernement d’un parti unifié. Selon l’ancien Premier ministre, un gouvernement de coalition est un gouvernement qui regorge les acteurs dont les objectifs ne sont toujours pas les mêmes, ils n’ont pas le même idéal. Pour convaincre son auditoire constitué pour l’essentiel des étudiants en Economie, il donne l’exemple d’une décision qu’il avait prise pour l’âge des véhicules d’occasion à importer en RDC, décision cassée par son successeur. "Premier ministre, j’ai pris une décision pour éliminer les véhicules communément appelés 207. J’ai pris une mesure pour relevé l’âge de véhicules d’occasion dans notre pays. Je l’ai placé à 10 ans. Mon successeur a pris une action cassant cette mesure et l’a ramenée à un niveau inférieur...".
Dans un gouvernement où ces types d’actions contradictoires existent, fait remarquer Matata, "il va de soi que l’action gouvernementale va en pâtir". Le premier gouvernement qui est parti d’avril 2012 jusqu’en décembre 2015, était un gouvernement de la Majorité présidentielle. Puis ce gouvernement a été remanié pour ouvrir la porte à ce qu’on appelle l’opposition républicaine. "Et si on regarde bien les statistiques économiques et financières, c’est à partir de là que les agrégats macroéconomiques ont subi les entrechocs", confie le Premier ministre honoraire. Il est formel, "il n’y a pas de magie. L’action gouvernementale a aussi besoin de fonctionner comme toute action du secteur privé. " Sur cette question, précise, Matata affirme qu’un régime de coalition impacte négativement l’action gouvernementale. "Toutes formes gouvernementales qui ne garantissent pas une certaine cohérence voire l’homogénéité de l’action gouvernementale ne peut pas donner un meilleur résultat", insiste-t-il.
Répondant à une question sur les conditions socioprofessionnelles que le Premier ministre honoraire aurait oublié dans la priorisation de l’action gouvernementale alors qu’il a mis l’accent sur l’éducation et de la santé, Matata Ponyo répond par la négative."On n’a pas oublié le social des fonctionnaires de l’Etat. Il y a des secteurs transversaux. Nous avons aussi travaillé pour l’amélioration des conditions de vie de la population. Notamment la bancarisation de la paie. C’est une politique qui garantissait le paiement maximum de ce qui était dû aux fonctionnaires de l’Etat. Avant la bancarisation il y avait une perte sèche de 10 millions de dollars par mois. Ce n’était pas facile. C’était une réforme douloureuse et hautement risquée. Parce que les rentiers ne pouvaient pas accepter que l’on bancarise la paie, car ils perdaient leurs rentes.
Selon Matata, "c’était une action hautement sociale. Il y a eu également les augmentations salariales qui ont été faites dans les limites des capacités gouvernementales", a-t-il indiqué. Ce n’est pas tout, "il y a aussi le paiement régulier des salaires. Jusqu’à fin décembre 2016, lorsque nous avons quitté le gouvernement, il n’y avait aucun secteur public qui souffrait d’arriérés de paiement de salaire. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui dans certains secteurs", fait remarquer Matata. Le secteur social était donc visé, mais Matata a insisté sur le meilleur facteur du développement qui puisse exister, à savoir l’éducation.
Le Premier ministre a également répondu à une question sur la place de l’agriculture dans son gouvernement. "L’agriculture fait partie des points importants de la vie d’une nation. La nutrition impacte absolution l’éducation à travers le coefficient intellectuel", dit Matata. "Le Parc agro industriel de Bukanga Lonzo, ce projet grandiose mené sur financement du trésor public malheureusement a été arrêté après notre départ", regrette-t-il, indiquant que le développement d’une nation repose sur des projets grandioses mais qui s’éxécutent sur plusieurs années. "Des projets qui tiennent au progrès de l’humanité sont ceux qui s’inscrivent dans la durée. Le parc de Buka Lonzo s’est inscrit dans la logique de libérer la RDC dans l’importation des produits agricoles." Le Premier Ministre honoraire ne s’explique pas qu’un pays comme la RDC puisse importer du piment, des avocats, des patates douces, alors que le pays dispose de tous les atouts pour tout produire ! Pour l’ancien Premier Ministre, "le développement n’est pas un fruit de slogan, mais de l’organisation et de l’action." C’est ainsi qu’il pense qu’il faut investir dans l’homme pour prétendre réussir le développement d’un pays. Les Etats-Unis, et tous les pays dits développés doivent leurs rangs à l’éducation

UN GRAND INVESTISSEMENT POUR LA POSTERITE
Recteur de l’Université Catholique du Congo, le Pr Abbé Léonard Santedi , apprécie à sa juste valeur la contribution du Premier ministre honoraire. "C’est une joie de voir que l’ancien Premier Ministre s’est adonné à cet exercice de l’écriture. C’est un grand investissement pour la postérité. On dit toujours qu’il n’y a pas d’avenir sans souvenir. e souvenir de ses années de gestion à la Primature nous permet de bien projeter l’avenir. On ne regarde pas l’avenir comme on voit passer un véhicule. L’avenir se prépare. Là il vient de nous donner des éléments clés pour préparer cet avenir en insistant sur le capital humain, sur la bonne gouvernance, sur une administration publique de grande qualité, des animateurs aussi de qualité. Tout cela nous permet de dire que nous devons mettre les moyens si nous voulons un Congo plus beau qu’avant. L’UCC veut lancer l’appel au Premier ministre pour un pareil exercice. Nos étudiants ont besoin d’entendre des témoins de l’histoire parler de ce qu’ils ont fait et cela enseigne plus que tous les beaux discours." Didier KEBONGO

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