AU COURS D’UNE REUNION DE REFLEXION HIER
Lutte anticorruption : les participants signent un acte d’engagement
mercredi 12 décembre 2018

*En liminaire, l’Ambassadeur Murton a appelé à une synergie contre ce fléau.

A l’invitation de l’Ambassadeur du Royaume-Uni à Kinshasa, John Murton, et de « Initiative du secteur privé pour la lutte contre la corruption", dirigée par Marie-Chantal Kaninda, diplomates, responsables des entreprises du secteur privé et personnalités des organisations de la société civile, se sont retrouvés, hier mardi 11 décembre, à la résidence du chef de mission diplomatique britannique. Entre autres objectifs, discuter de la possibilité de mettre en place une plateforme multi-acteurs de lutte contre la corruption.

Cette rencontre entre dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption, commémorée chaque le 9 décembre et dont le thème cette année est « Unissons-nous contre la corruption pour le développement, la paix et la sécurité ». Dans chacune de leur interventions, les ambassadeurs du Royaume-Uni, du Canada, des Pays-Bas, de Suède et la présidente du Groupe de travail de l’Initiative du secteur privé de lutte contre la corruption, ont mis en avant les conséquences de la corruption. « Un crime grave qui sape le développement économique et social dans toutes les sociétés », ont-ils laissé entendre.
Dans l’assistance, les participants à cette réunion de réflexion ont relevé qu’il y a, certes, des organes et des textes de lutte contre la corruption mais la mise en œuvre pose problème. « Il n’y a quasiment pas de décisions de justice condamnant des actes de corruption », affirme un député membre du Réseau des parlementaires africains contre la corruption (APNAC-RDC). Dans le cas de la RDC, tous les intervenants sont unanimes, « la corruption a des conséquences néfastes et désastreuses par rapport au développement ».
Pour aider à sortir la RDC de cette situation, les chefs de missions diplomatiques présents ont partagé brièvement l’expérience respective de leurs pays dans la lutte contre la corruption. A la fin, Mme Marie-Chantal Kaninda, présidente du Groupe de Travail de l’Initiative du secteur privé de lutte contre la corruption, a pu obtenir un engagement symbolique à lutter contre ce fléau de la part de quelques participants, chacun dans sa sphère d’influence.
Lire, ci-dessous, l’adresse de l’Ambassadeur de Grande-Bretagne, John Murton.
Didier KEBONGO

Mot de Dr John Murton, Ambassadeur de Sa majesté britannique auprès de la RDC

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chers collègues, distingués participants, Mesdames et Messieurs,
Je vous souhaite la bienvenue ici à la résidence britannique et vous remercie pour votre participation à cette activité destinée à marquer la Journée Internationale de Lutte contre la corruption, qui cette année est tombée le dimanche dernier.
Je voudrais remercier l’Initiative du Secteur Privé pour la Lutte contre la Corruption que dirige Madame Marie-Chantal Kaninda, et Global Compact ici représenté par Monsieur Célestin Mukeba, le Vice-président et Madame Nadine Longo, la Secrétaire Générale, pour leur précieuse contribution à l’organisation de cet évènement.
Je suis heureux de voir ici un si grand nombre d’éminentes personnalités intéressées par la question de la lutte contre la corruption. J’espère que nous serons capables de travailler ensemble pour lutter contre ce fléau.
Comme nous le savons tous, la corruption est l’un des principaux obstacles au développement économique, politique et social durable qui affectent les pays développés comme les pays en développement. Comme Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies l’avait souligné récemment à une réunion du Conseil de Sécurité, le Forum Economique Mondial estime que le coût de la corruption s’élève à plus de 2.6 mille milliard de Dollars US, soit 5% du PIB mondial. La Banque Mondiale pour sa part indique que plus de 1000 milliard de Dollars US sont payés en pots de vin chaque année.
En plus de ce coût immense, la corruption :
o Entrave la conduite des affaires ;
o Conduit à des pertes ou à l’usage inefficiente des ressources publiques ;
o Exclut les pauvres du bénéfice des services publics et perpétue la pauvreté ;
o Détruit la confiance du public, mine l’état de droit, et finalement alimente le dysfonctionnement politique et la désunion sociale.
Depuis 2010, la Royaume-Uni a sans doute fait beaucoup d’efforts dans la lutte contre la corruption. Nous avons un cadre législatif robuste avec le UK Bribery Act (la loi britannique anti-corruption) et plus récemment le Criminal Finance Act (la loi sur la criminalité financière). [Ma collègue Aditi, la Chef de l’équipe Développement Economique du DFID, pourra donner un peu plus de détails tout-à-l ’heure dans sa présentation sur la législation britannique anti-corruption].
Nous sommes le premier pays du G20 à établir un registre public des propriétaires véritables des entreprises privées. Nous sommes le premier pays du G7 à subir une évaluation du Fonds Monétaire International pour la transparence fiscale. En 2017, la revue du régime britannique anti-corruption par l’OCDE avait bien accueilli la politique anti-corruption du Royaume-Uni, et avait conclu que le Royaume-Uni avait fait des progrès significatifs dans la lutte contre la corruption à l’étranger.
Transparency International a déclaré que le Royaume-Uni est l’un des quatre pays au monde qui mettent activement en œuvre la législation sur la corruption à l’étranger. Il classe aussi le Royaume-Uni parmi les 10 pays les moins corrompus au monde.
En 2016, nous avons abrité le premier Sommet Anti-corruption des Leaders du monde, une rencontre fructueuse qui a permis de galvaniser une réponse globale.
En décembre 2017, les Etats-Unis et le Royaume-Uni avaient abrité ensemble la première réunion du Forum Mondial pour le Recouvrement des Actifs qui s’était focalisé sur l’accélération des efforts internationaux dans la récupération des actifs. Nous continuons à appuyer l’action internationale.
Nous sommes engagés à poursuivre ces efforts, en particulier à assurer que le secteur financier britannique, et ceux de nos territoires d’outre-mer et dépendances de la Couronne, s’attaquent aux flux financiers illicites.
Alors qu’il existe plusieurs mesures effectives en place, le Royaume-Uni n’est pas immunisé contre les effets de la corruption. Les histoires de corruption peuvent ruiner la confiance dans nos institutions ainsi que la réputation de nos entreprises.
La corruption à l’étranger menace notre sécurité et entrave la compétitivité de nos entreprises pour les affaires.
Pour sécuriser notre prospérité future, nous devons faire tout ce que nous pouvons pour assurer que la Grande Bretagne demeure l’une des places les plus sûres et les plus transparentes pour les affaires dans le monde. Notre sécurité et notre prospérité sont inextricablement liées.
Comme le Royaume-Uni se prépare à quitter l’Union Européenne, nous avons l’opportunité de mettre à profit notre réputation pour l’intégrité, la transparence et la gouvernance d’entreprise alors que nous établissons de nouvelles relations commerciales.
Pour le Gouvernement britannique, promouvoir la Grande Bretagne comme partenaire d’affaires digne de confiance concorde avec notre objectif stratégique de délivrer plus de prospérité.
L’influence néfaste de la corruption ne peut pas être arrêtée du jour au lendemain. Nous reconnaissons que la lutte contre la corruption requiert une action internationale collective des gouvernements, du secteur privé et de la société civile.
Nous sommes tous ici aujourd’hui pour échanger sur les idées et apprendre comment nous pouvons combiner nos efforts pour lutter contre la corruption qui empêche les pays, dont la RDC, à réaliser leur potentiel.
J’espère que nous sortirons de cet endroit avec une meilleure compréhension des actions que nous pouvons tous prendre pour combattre la corruption sur toutes ces formes. Merci !

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