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DRESSANT LE BILAN ECONOMIQUE DES 17 ANS DE POUVOIR DE JOSEPH KABILA
Le Gouv de la BCC, Déogratias Mutombo, pour une mobilisation accrue des recettes
vendredi 25 janvier 2019

{{ La Banque centrale du Congo a dressé le bilan économique des 17 ans de pouvoir du président sortant Joseph Kabila Kabange depuis son avènement à la tête du pays en janvier 2001. Occasion pour l'Institut d'émission de présenter les indicateurs financiers à la nouvelle équipe. Dans sa communication, le gouverneur Déogratias Mutombo Mwana Nyembo estime que pour maintenir une croissance forte en RDC, il faut mobiliser les recettes. "C'est le défi majeur qu'il faut relever", dit-il. }} Le gouverneur de la BCC souligne que la mobilisation des recettes exige suffisamment de moyens qui doivent d'abord être trouvés au niveau intérieur avant d'aller à l'extérieur. Pour y arriver, il préconise la lutte contre la fraude fiscale et la fuite illicite de flux financiers. Puis, ajoute Déogratias Mutombo, "il est important d'être plus regardant sur le respect de la réglementation de change en ce qui concerne le rapatriement des recettes d'exploitation". A ce sujet, l'autorité monétaire salue l'initiative de l'ancien chef de l'Etat Joseph Kabila concernant la révision du Code minier qui, selon le numéro 1 de la BCC, est un élément qui a dopé les recettes d'exploitation ayant permis de quantifier les réserves internes pour atteindre presqu'un milliard au mois d'octobre pour être résilient aujourd'hui. Pour y arriver, Déogratias Mutombo appelle à la mise en œuvre des réformes pour la diversification de l'économie nationale. Selon lui, la RDC mobilise moins de 10% des recettes du PIB national alors qu'elle devrait mobiliser au moins 20% pour être dans les critères. Il est d'avis qu'il faille consacrer 30% du PIB des recettes aux investissements publics. C'est ce qui est requis. Déogratias Mutombo a, par ailleurs, salué l'effort du gouvernement de la République qui, en 2018, a financé les élections pour plus ou moins 500 millions avec 4 milliards 400 millions de recettes. A l'entendre, cet effort montre que l'Etat congolais est en mesure de consacrer le même montant aux investissements publics quelle que soit la modicité des recettes mobilisées. "Pourquoi ne pas maintenir les mêmes efforts pour consacrer ce montant aux infrastructures de manière à soutenir l'activité économique ", s'interroge le Gouv de la BCC. {{STABILITE DU CADRE MACRO-ECONOMIQUE }} De 2001 à fin 2018, l'autorité monétaire a comparé les indicateurs du cadre macro-économique de la RDC. Selon lui, ledit cadre est resté stable en 2018. Et même, à ce jour, c'est un cadre qui reste favorable par rapport à toute activité économique au regard des indicateurs pertinents, soutient-il. Abordant le secteur réel, Déogratias Mutombo indique que l'activité économique a poursuivi sa croissance avec un taux de croissance de 4,1% sur base des éléments de production à fin septembre 2018. " Nous attendons encore les éléments de production à fin décembre 2018 pour avoir les derniers chiffres ", fait-il remarquer, ajoutant que " C'est une croissance qui est impulsée par le secteur extractif, en particulier minier à plus de 50%. C'est une faiblesse parce que nous sommes exposés à la baisse des cours des matières premières ", révèle-t-il. Déogratias Mutombo souligne la nécessité de procéder à la diversification de l'économie avant de poursuivre, que celle-ci traduit une évolution ascendante de l'économie depuis 2016. Le patron de l'Institut d'Emission renchérit : " Joseph Kabila laisse un pays avec des indicateurs macroéconomiques au vert ". Par ailleurs, le gouverneur note qu'en 2001, la RDC avait un PIB de 11 milliards USD contre environ 50 milliards USD à fin 2018. Pour 2019, la BCC projette un PIB de 54 milliards. S'agissant du taux d'inflation, Déogratias Mutombo déclare qu'il était à 135% en 2001 contre 7,2% à fin décembre 2018. Concernant les réserves internationales de change, elles sont évaluées à ce jour à 880 millions USD contre 21 millions USD en 2001. Quant aux Finances publiques, le numéro 1 de la BCC a indiqué que la RDC a atteint 4,4 milliards USD en 2018 alors qu'en 2001 les recettes étaient évaluées à peine à 382 millions USD. Sur le plan de change, le franc congolais était à 311 pour 1 dollar américain en 2001 contre 1635,62 franc congolais pour 1 dollar américain à fin décembre 2018. le patron de la BCC a précisé que le franc congolais s'est déprécié seulement de 2,7% en 2018. {{PERSPECTIVES}} S'agissant des perspectives, le gouverneur de la BCC fait savoir que le taux de croissance prévu est de 5,6%, plus que celui retenu au niveau mondial qui est de 3,5%. " Nous sommes donc au dessus du taux de croissance mondiale, des pays émergents et de l'Afrique subsaharienne", note-t-il.. Pour lui, les projections de 2019 en termes de taux de croissance, d'inflation qui ne doit pas dépasser 7%, et une stabilité du taux de change. Ces projections doivent faire l'objet d'une surveillance bien suivie. Car, les économies africaines incluent plusieurs facteurs de risques. Il a ensuite, rappelé que les matières premières de la RDC connaissent une baisse à ce jour. Le cuivre qui était à plus ou moins 7. 195 dollars la tonne, est aujourd'hui à moins 6 mille dollars et le cobalt qui avait atteint 97 mille dollars en avril 2018 est aujourd'hui autour de 55 mille dollars la tonne. Le pétrole connait aussi une baisse indique Déogratias Mutombo. Si ces facteurs de risques s'intensifient en 2019, toutes ces projections seront revues à la baisse, prévient-il. {{ UNE POLITIQUE FISCALE }} C'est pourquoi, explique le patron de l'Institut d'émission, il faut qu'au niveau des politiques économiques du gouvernement qu'on tienne compte de ces facteurs de façon que ces politiques à mettre en œuvre puissent poursuivre l'atténuation de ces risques pour bien consolider cette reprise économique qui s'annonce depuis 2017 et rehausser les perspectives de croissance en 2019. A ce titre, il faut une politique fiscale capable d'alimenter le budget national en ressources financières nécessaires pour permettre au gouvernement d'investir dans la santé, l'éducation et les infrastructures, conclut Déogratias Mutombo. {{Mathy MUSAU }}
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