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UNE ANNEE APRES LEUR ARRIVEE EN ITURI
Des milliers de déplacés confrontés aux besoins non- couverts
vendredi 8 février 2019

Des milliers de déplacés internes, qui avaient aménagé depuis fin 2017 à Nizi, dans le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, vivent dans des conditions précaires. Une année après avoir fui la résurgence des violences intercommunautaires dans leur contrée, ils font toujours face à de nombreux problèmes. Il s'agit notamment de manque de logement, les obligeant ainsi à se réfugier dans des huttes de fortune. A ce calvaire, s'ajoute le manque de nourriture ainsi que des espaces libres aux environs de leur site pour des travaux champêtres. Des villages entiers avaient été brûlés dans cette partie de la RDC, provoquant ainsi le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de personnes, souligne MSF. Innocent et Melchior sont parmi les personnes qui sont hébergées dans le site de Limani. Ils se plaignent du fait que les mauvaises conditions de vie impacte sur la santé des enfants. « Nous n’avons pas des ustensiles de cuisine, ni de bidons pouvant nous permettre de transporter suffisamment d’eau. Les champs aux alentours ont déjà été cultivés. Nous sommes obligés de faire de longues distances pour aller chercher du travail pour un salaire modique » déplore à son tour Espérance. La situation est similaire aux déplacés d’un autre site appelé Tsé Lowi. Les habitants sont contraints d’utiliser des sachets plastics ou des sacs usagés pour tenter de protéger leurs habitations de fortune contre les intempéries. La plupart des sites n’ont pas des latrines. Ils n’ont qu’une seule source d’eau qui se trouve éloignée du site. La source révèle que « 13 autres sites similaires regroupant au total environ 10.000 déplacés sont répartis dans la seule partie de Nizi. L’ensemble du territoire de Djugu en compterait 26 et deux sites regroupant 8.700 personnes dans la ville de Bunia ». Selon l’organisation internationale pour les migrations (OIM) cité par MSF, ces déplacés ne représenteraient que le quart du total des déplacés, la majorité vivant dans des familles d’accueil. La situation des déplacés a fait que MSF soit active depuis le mois d’avril 2018 dans la région. Elle appuie neuf centres de santé et deux hôpitaux généraux. Cette organisation humanitaire internationale a réalisé plus de 57.000 consultations gratuites. Malgré ces efforts, souligne le communiqué, MSF a constaté, lors d’une enquête réalisée en octobre dernier, que le taux de mortalité demeurait supérieur à la normale dans les villages et les sites de déplacés de Nizi, en particulier chez les enfants de moins de 5 ans. Ces derniers souffrent avant tout de paludisme, des diarrhées, d’infections respiratoires aigües ou encore de malnutrition. Pour le Dr. Moussa Ousman, chef de mission MSF, « l’environnement dans lequel vivent les déplacés augmente le risque de maladies et l’impact de celles-ci. Les conditions d’hygiène sont souvent déplorables, avec un nombre insuffisant de latrines, les abris ne sont pas adaptés pour l’utilisation des moustiquaires et les déplacés n’ont pas suffisamment de moyens de protection contre le froid. Par ailleurs, loin de leurs champs cultivés, ils sont privés de leurs moyens de subsistance habituels et doivent se débrouiller pour survivre, ce qui augmente les risques de malnutrition chez les enfants», commente. Des éléments qui viennent s’ajouter à des facteurs structurels comme les difficultés d’accès aux soins en raison de la distance ou des moyens financiers ou le fait qu’il s’agit d’une zone endémique pour le paludisme, avec un pic lors des saisons pluvieuses ». Face à cette situation, MSF a renforcé son intervention médicale en formant des membres de la communauté de 14 sites de déplacés à la prise en charge précoce des maladies les plus fréquentes. Elle a fourni chaque site en médicaments et appuyé cinq autres sites communautaires déjà existants. Selon le chef de mission, une intervention médicale seule ne saurait suffir pour avoir un véritable impact sur les taux de mortalité dans la zone. Les besoins fondamentaux de personnes déplacées doivent aussi être couverts. Il a précisé qu’une cinquantaine de sites, hébergeant de nombreuses autres déplacés qui sont dans le besoin existent dans l’ensemble de la province d’Ituri. Dina BUHAKE
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