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TRES PRISE SUR LE MARCHE DE L’INTERNET MOBILE
Androïd : une "malédiction" pour les Cyber-cafés de Kinshasa
lundi 11 février 2019

L'accès à l'internet n'est plus un luxe à Kinshasa. Pour une balade sur les réseaux sociaux, le Kinois n'a plus besoin de se rendre dans un cyber-café. A tout moment et à n'importe quel endroit, il peut naviguer à souhait. Il suffit d'avoir un téléphone portabledoté du système Androïd. Depuis, les magasins de vente de ces téléphones drainent des foules au quotidien. Journalistes, étudiants, élèves de grandes classes des humanités ne jurent que par un GSM Androïd. Y compris parfois des femmes de ménage. Cependant, l'emprise de ces téléphones a une fâcheuse conséquence sur des cyber-cafés de la capitale congolaise. Nombreux sont ceux qui, faute de clients, ont fini par mettre la clef sous le paillasson. D'autres par contre, se contentent désormais des travaux de bureautique. Particulièrement la saisie et l'impression des textes, le scannage de certains documents ainsi que la photocopie. Reportage. Mme Myriam est presque toute seule, à la réception d'un grand cyber-café, juste à côté d'une banque privée sur la place Victoire. 14Hh10, la fatigue et le désespoir sont visibles sur le visage de la jeune dame qui attend désespérément, les premiers clients de la journée. Devant elle, deux hommes, clients potentiels venus juste pour quelques renseignements sur les différents modules de formation en informatique et les tarifs y afférents. Aucun usager devant la dizaine d'ordinateurs installés dans des box. " C'est la situation que nous connaissons depuis plusieurs mois. Voire depuis un peu plus d'une année. Notre cyber-café est le plus grand et le plus réputé de la place Victoire. Il y a quelques années, nous drainions des foules. Les clients se bousculaient à la réception pour payer les frais, avant d'accéder à nos machines. En tout cas, les premiers arrivés ne se montraient pas du tout pressés à libérer les machines. Ce qui nous permettait de réaliser de bonnes recettes journalières et faire face aux différentes charges sociales. Cette période de vache grasseétant passée, nous voici prêt à fermer nos portes pour toujours", déclare la jeune dame dont la voix ne cache pas l'émotion. Mme Myram est convaincue que l'avènement des téléphones "Androïd" est une sorte de "malédiction" de la nouvelle technologie sur les cyber-cafés de Kinshasa. "Aujourd'hui, tout Kinois cherche à avoir un Smartphone. Il y a quelques années, on exigeait un téléphone avec Bluetooth. Actuellement, c'est le système Androïd qui est en vogue. Ceux qui nous fréquentaient hier, ont leur internet au bout de doigts. Les cyber-cafés sont donc voués à ce mauvais sort de la nouvelle technologie", renchérit-elle. MEME DECOR A YOLO-SUD Dans un autre cyber-café au quartier Yolo-Sud de Kalamu, le décor est le même. A peine deux clients. L'un pour imprimer un document et l'autre, pour la saisie d'un texte. "Je reconnais que la fréquentation des cyber-cafés à Kinshasa a sensiblement baissé, à cause de l'avènement de l'internet mobile. Autrefois, nous ne manquions pas de connexion Wifi. Nous étions régulièrement envahis par des groupes d'internautes qui se relayaient devant nos machines pour surfer. Ce qui n'est plus le cas depuis quelques années. Et pour cause, la majorité des usagers ayant un Smartphone sous la main, préfèrent utiliser ces derniers, à nos cyber-cafés où ils sont soumis à la contrainte de temps. Par exemple, au lieu de payer 2000Fc pour les dix minutes passées devant l'ordi d'un cyber-café, les Kinois achètent carrément des mégabits qu'ils activent sur leurs téléphones, pour une navigation en toute autonomie, et libérée de toute pression morale", confie Rudy Muyumba, l'un des responsables du "Cyber concept", à Yolo-Sud. De leur côté, certains anciens clients des cyber-cafés disent bénéficier de l'"aubaine" tirée de la concurrence loyale des exploitants de la communication cellulaire. "Avec 500 fc, j'ai droit à 500 mégabits. Ce volume me permet de surfer à n'importe quel moment, peu importe l'endroit où je me trouve. Alors que dans un cyber-café, le tarif à payer pour se connecter sur le net est fixé en fonction du temps consommé. Un autre avantage, est que les téléphones Androïd nous donnent la possibilité de surfer, tout en étant mobile, contrairement à l'immobilisme que nous imposaient les cyber-cafés. C'est parfois lassant de rester des heures entières devant une machine", confesse souriant, un internaute rencontré devant ce cyber-café du quartier populaire Yolo-Sud de Kalamu. DIVERSIFIER LE SERVICE POUR survivre… Face à la menace réelle de fermeture, la survie de la plupart des cyber-cafés est liée à l'imagination créatrice de leurs responsables. Ici, la stratégie consiste en la diversification des services. Ceci va de l'organisation d'un petit centre de formation en informatique, au service de paramétrage aux services Internet et activation de téléphone. A cela s'ajoutent la vente d'outils et consommables informatiques, la photographie, la photocopie et la plastification. Ce sont ces créneaux qui, tant soit peu, comblent le manque à gagner occasionné par l'absence d'internautes devant les machines. "De manière générale, l'internet mobile est venu tuer le cyber-café. C'est ainsi que nous avons mis en place quelques stratégies pour échapper au "déluge". Nos clients sont les écoliers et les étudiants qui représentent plus de 75% des parts de nos marchés. Autant dire que pendant l'année académique ou scolaire, nous arrivons quand même gagner quelque chose.Car, nous accueillons de nombreux étudiants et élèves de grandes classes qui viennent, soit pour collecter les données de leurs Travaux pratiques, soit pour la recherche en ligne, soit encore pour la saisie et l'impression de leurs Travaux de Fin de Cycle ou de Fin d'Etudes. Avec 300Fc par page, pour la saisie et l'impression d'un texte, on ne doit pas prétendre réaliser de grosses sommes. Mais quand même, des montants qui nous permettent de tenir jusqu'ici", conclut M. Fondé, jeune informaticien du cyber concept. LA depreciATION DU FRANC CONGOLAIS, UNE AUTRE CAUSE DU DECLIN Outre l'avènement des téléphones GSM, et subséquemment celui de l'internet mobile, les propriétaires justifient leur déclin par la dépréciation constante du Franc congolais, sur le marché de change. "Avant l'arrivée de l'internet mobile, je me souviens qu'à l'époque, nos recettes journalières atteignaient facilement près de 80000 fc, soit l'équivalent de 80USD. A nos jours, elles ne représentent plus que 50$. Et dire que la moyenne de nos recettes journalières a sensiblement baissé à environ 30.000fc soit 18$, au taux de change actuel", déplore Ledoux, secrétaire dudit cyber. Malgré cette situation de précarité permanente, les tenants des Cyber-cafés ne sont pas à l'abri des visites intempestives des agents dits des services de l'Etat. Comme des charognards autour du cadavre puant d'un gibier, ces "percepteurs" de taxes passent à tour de rôle dans des cyber-cafés pour exiger ce qu'ils considèrent être leur droit. "Des agents se réclamant du service public de l'Etat sont tous les jours à nos trousses. Par jour, nous recevons 4 à 5 services différents qui nous exigent de l'argent, sous peine de sceller nos portes. . Tout ça, nous fait prendre la tête. Difficile donc à prospérer dans un tel environnement", conclut Rudy Muyumba. Tania Mubuadi
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